Rubrique
: Regards
La réalité et moi, et moi, et MOA !
Tranche de psychanalyse, Bretécher où
es-tu ?
JE me baladais... sur Internet - dessus ou dedans
d'ailleurs ? - et JE suis tombé sur
<un article "psy"> ... qui a
retenu toute MON attention. De quoi qu'y cause t'y
donc ? L'auteur, de sexe féminin - donc l'auteure, non
? Une matrice, quoi ! - cause de la
"perte de réalité dans la névrose et
dans la psychose".
Chouette ! Un article qui parle de MOI ! Oui, mais comme elle
même commente des Freud et des Lacan...
Vous allez voir, c'est dans des articles comme cela que le
dicton "ce qui se conçoit bien s'énonce bien" prend
tout son sens... ou tout "mon" sens !
De quoi ci-git t'il donc ? Ci-git de ça :
"J’ai récemment défini l’un des traits qui différencient la
névrose et la psychose : dans la première le moi, en
situation d’allégeance par rapport à la réalité, réprime un
fragment du ça (vie pulsionnelle), tandis que le même moi,
dans la psychose, se met au service du ça en se retirant
d’un fragment de la réalité. Pour la névrose ce serait donc
la surpuissance de l’influence du réel, et pour la psychose
celle du ça, qui seraient déterminantes. La perte de la
réalité serait, pour la psychose, donnée au départ ; pour la
névrose, il y aurait lieu de penser qu’elle y est évitée."
Bon !
Si
JE comprend bien celui qui souffre de petits bobos
psychiques habituels dans notre société voit sa personne écrasée
par la réalité
donc
il ne peut pas faire ce qu'il a envi.
Déjà là MOI j'ai plutôt l'impression
que c'est lorsque c'est la société qui ne ME permet pas de
faire ce que JE veux que JE n'ai pas le moral ; J'AI donc
l'impression que c'est dans l'autre sens... JE dois me
tromper... sans doute ! Mais après elle dit que
dans la psychos... lorsque
l'on pette les plombs on oubli la réalité et on se laisse
aller à ses envies... Ah ! C'est ça la folie ?
Pourtant la
réalité me semblait être en grande partie sociale. Donc
l'Hermite est un fou ? Ah oui, J'oubliais, il n'y a
d'Hermite que s'il y a une société dont il peut être à part
sinon il ne le pourrait pas...
Donc finalement oui, JE suis assez d'accord : on est dans
les normes quant on s'écrase dans la société. Il faut être
imbu de soi à la folie pour affirmer son libre arbitre (de
foot, non, de fou, pas de foutre) ! Capito ?
Mais
"malheureusement cela ne s’accorde pas du tout avec un fait
dont nous pouvons tous faire l’expérience : c’est que toute
névrose trouble d’une façon ou d’une autre le rapport du
malade à la réalité, qu’elle est pour lui un moyen de se
retirer d’elle, et, dans ses formes graves, signifie
directement une fuite hors de la vie réelle. "
Hein que vous en avez fait l'expérience ? Mouaif, pas sûr !
On parle de la névrose comme s'il s'agissait d'un virus. Ok
nous avons tous nos névroses. Ne sont-ce pas nos façons de
réagir face aux difficultés de la réalité ? Dans ce cas pour
moi c'est l'inverse : MON rapport à la réalité n'est pas
troublé. Ce sont les autres qui sont troublés par MON
rapport à la réalité. D'ailleurs qu'est-ce que cette
réalité ? La réalité pour MOI c'est MA façon de ressentir le
réel. Et le réel ? C'est la réalité qui M'entoure, la
réalité sociale qui M'entoure, qui est la façon de MA
société de ressentir et de réagir face au réel. JE ne parle
que de réalité pour définir le réel , Bhen oui ! De quoi
d'autre que de MA perception puissé-JE parler ? Ce ne sont
pas ceux qui sont en dehors du réel qui sont fous, ce sont
ceux qui croient que l'on peut être dedans, comme s'il y
avait autre chose que MA réalité et celle de MA société !
"Vérité au deçà des Pyrénées, erreur au delà "
(Pascal, non ?).
Bien !
Je préfère m'arrêter là .
Je n'ai pas envi de me prendre la tête plus que cela avec ces
élucubrations, intellectuellement très intéressantes au
demeurant, mais qui ne devraient n'avoir, Ã mon sens, d'autres
préoccupations que d'offrir un plaisir masturbatoire (il
existe des expressions plus grossières dans lesquelles les
mouches n'ont certainement pas le meilleur rôle, les pauvres...)
à leurs auteurs.
Je préfère retirer la
substantifique moelle de ma
position exprimée ci-dessus, constatant que le mot "si" est en
rouge
et le mot "donc" en
orange
: dans la réalité il y a vraiment Ã
boire
et Ã
manger
!
Tous est finalement question d'oralité - non ? ; c'est ti pas
freudien ça, Ma Dame ?
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