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La xénophobie, une phobie comme une autre ?
La peur de l’étranger est aussi vieille que le monde. On en retrouve trace dans les écrits les plus anciens, elle accompagne l’histoire des hommes depuis ses origines, elle est peut-être le ciment qui a permis de constituer des hordes puis des clans...
www.tolerance.ca | Détails
La peur de l’étranger est aussi vieille que le monde. On en retrouve trace dans les écrits les plus anciens, elle accompagne l’histoire des hommes depuis ses origines, elle est peut-être le ciment qui a permis de constituer des hordes puis des clans...
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Xénophobie en Russie: plus de 80 agressions
MOSCOU, 26 mars - RIA Novosti. Quatre-vingt-six agressions xénophobes ont été enregistrées en Russie depuis le début de 2008, faisant 49 morts et 80 blessés, a annoncé mercredi l'ONG Bureau des droits de l'homme de Moscou dans un communiqué.
fr.rian.ru | Détails
MOSCOU, 26 mars - RIA Novosti. Quatre-vingt-six agressions xénophobes ont été enregistrées en Russie depuis le début de 2008, faisant 49 morts et 80 blessés, a annoncé mercredi l'ONG Bureau des droits de l'homme de Moscou dans un communiqué.
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Xénophobie
Le mot xénophobie est composé des racines grecques xénos, « étranger » et phobos, « rejet, peur ». Ce mot définit donc littéralement, « le rejet de l'étranger ».
fr.wikipedia.org | Détails
Le mot xénophobie est composé des racines grecques xénos, « étranger » et phobos, « rejet, peur ». Ce mot définit donc littéralement, « le rejet de l'étranger ».
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Venance Konan revient aux origines de la crise en Côte d’Ivoire
Un vent de xénophobie s’est emparé de la Côte d’Ivoire au milieu des années 1990, avec « le concept d’ivoirité » insufflé par des hommes politiques avides de pouvoir. Les voisins avec lesquels on avait vécu pendant plusieurs années étaient devenus, du jour au lendemain, persona non grata. Venus « d’un pays qu’eux-mêmes décrivaient comme très sec », les autochtones leur avait pourtant offert l’hospitalité autrefois, et des portions de forêts pour qu’ils les exploitent et en tirent leur pain quotidien. Ces voisins, quoique moqués, étaient appréciés car ils étaient de grands travailleurs et des créateurs de richesse. « Ils travaillaient si dur que nous les avions surnommés "Catapila", déformation du mot Caterpillar, ces gros engins qui abattaient les arbres et aplatissaient les montagnes », explique Venance konan dans son roman.
JPEG - 10.7 ko
Les Catapila, ces ingrats aurait pu s’intituler « La crise ivoirienne expliquée aux novices ». Il met en lumière les manœuvres usitées par les hommes politiques pour alimenter les tensions entre autochtones et allogènes et servir leurs propres causes. Dans le village de Robert, le personnage principal du livre de Venance Konan, ils y sont parvenus. Ils ont remonté les jeunes dont Robert, la cinquantaine, était le chef, contre les Catapila, en leur faisant croire que ceux-ci étaient la source de leurs problèmes. « On leur a donné toutes nos forêts, les plus belles de nos filles [celles qui avaient encore des seins bien fermes et de grosses fesses] alors qu’ils ne veulent pas qu’on baise les leurs, et c’est maintenant notre pays qu’ils veulent prendre », s’est insurgé l’un des personnages. « Tu leur donnes le doigt à ces gens-là, poursuit-t-il, et c’est tout ton corps qu’ils veulent prendre. Ce sont des ingrats et des voleurs. Il paraît qu’ils veulent qu’on leur donne la nationalité de notre pays maintenant », ajoute-t-il.
Autochtone ou allogène, un destin lié
Avec un humour désarmant et une incroyable légèreté, Venance Konan décrit les tristes réalités qui ont mis à genoux son pays qui était l’une des plus grandes puissances économiques de la sous région ouest-africaine, sinon la première. Et il ne s’arrête pas là. Au-delà de la crise ivoirienne, c’est « toute l’âme africaine, sa joie de vivre, sa spontanéité et sa naïveté », qu’il dépeint à travers le personnage de Robert. Celui-là même que les jeunes du village ont choisi pour être leur chef parce qu’il était le meilleur danseur et un grand tombeur des filles.
« Quand on est Ivoirien, affirme Venance Konan, on comprend tout de suite que le roman retrace l’histoire récente du pays. Mais tous les Africains se retrouveront dans ce livre ». De Cotonou à Abidjan, en passant par Lomé et Accra, le lecteur africain revoit son enfance, à travers la bande de Robert qui, par exemple, allait à la chasse aux Lézards, ces sauriens, parfois à tête rouge, qui servent à fabriquer des fétiches pour séduire les jeunes filles ou encore à gagner des matchs de football............
www.afrik.com | Détails
Un vent de xénophobie s’est emparé de la Côte d’Ivoire au milieu des années 1990, avec « le concept d’ivoirité » insufflé par des hommes politiques avides de pouvoir. Les voisins avec lesquels on avait vécu pendant plusieurs années étaient devenus, du jour au lendemain, persona non grata. Venus « d’un pays qu’eux-mêmes décrivaient comme très sec », les autochtones leur avait pourtant offert l’hospitalité autrefois, et des portions de forêts pour qu’ils les exploitent et en tirent leur pain quotidien. Ces voisins, quoique moqués, étaient appréciés car ils étaient de grands travailleurs et des créateurs de richesse. « Ils travaillaient si dur que nous les avions surnommés "Catapila", déformation du mot Caterpillar, ces gros engins qui abattaient les arbres et aplatissaient les montagnes », explique Venance konan dans son roman.
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Les Catapila, ces ingrats aurait pu s’intituler « La crise ivoirienne expliquée aux novices ». Il met en lumière les manœuvres usitées par les hommes politiques pour alimenter les tensions entre autochtones et allogènes et servir leurs propres causes. Dans le village de Robert, le personnage principal du livre de Venance Konan, ils y sont parvenus. Ils ont remonté les jeunes dont Robert, la cinquantaine, était le chef, contre les Catapila, en leur faisant croire que ceux-ci étaient la source de leurs problèmes. « On leur a donné toutes nos forêts, les plus belles de nos filles [celles qui avaient encore des seins bien fermes et de grosses fesses] alors qu’ils ne veulent pas qu’on baise les leurs, et c’est maintenant notre pays qu’ils veulent prendre », s’est insurgé l’un des personnages. « Tu leur donnes le doigt à ces gens-là, poursuit-t-il, et c’est tout ton corps qu’ils veulent prendre. Ce sont des ingrats et des voleurs. Il paraît qu’ils veulent qu’on leur donne la nationalité de notre pays maintenant », ajoute-t-il.
Autochtone ou allogène, un destin lié
Avec un humour désarmant et une incroyable légèreté, Venance Konan décrit les tristes réalités qui ont mis à genoux son pays qui était l’une des plus grandes puissances économiques de la sous région ouest-africaine, sinon la première. Et il ne s’arrête pas là. Au-delà de la crise ivoirienne, c’est « toute l’âme africaine, sa joie de vivre, sa spontanéité et sa naïveté », qu’il dépeint à travers le personnage de Robert. Celui-là même que les jeunes du village ont choisi pour être leur chef parce qu’il était le meilleur danseur et un grand tombeur des filles.
« Quand on est Ivoirien, affirme Venance Konan, on comprend tout de suite que le roman retrace l’histoire récente du pays. Mais tous les Africains se retrouveront dans ce livre ». De Cotonou à Abidjan, en passant par Lomé et Accra, le lecteur africain revoit son enfance, à travers la bande de Robert qui, par exemple, allait à la chasse aux Lézards, ces sauriens, parfois à tête rouge, qui servent à fabriquer des fétiches pour séduire les jeunes filles ou encore à gagner des matchs de football............
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Célestissima : Xénophobie (1)
« Ils sont généralement de petite taille et ils ont la peau sombre.
Ils n’aiment pas l’eau, beaucoup d’entre eux puent parce qu’ils ont tendance à porter les mêmes vêtements pendant plusieurs semaines.
Ils se construisent des cabanes en bois et en aluminium à la périphérie des villes et y vivent les uns à côté des autres.
Quand ils parviennent à s’approcher du centre ils louent au prix fort des appartements délabrés. Ils se présentent généralement à deux et cherchent une chambre avec la possibilité d’utiliser une cuisine. Au bout de quelques jours ils sont quatre, six, dix.
Entre eux ils parlent des langues qui nous sont incompréhensibles, probablement des dialectes antiques.
Beaucoup d’enfants sont utilisés pour mendier mais souvent, devant les églises, des femmes vêtues de noir et des hommes, presque toujours âgés, invoquent la pitié d’un ton geignard et effronté.
Ils font beaucoup d’enfants dont ils peinent à assurer la subsistance et entre eux ils sont très unis.
On dit qu’ils sont adonnés au vol, et que si ils en sont empêchés, ils deviennent violents.
Nos femmes les évitent, pas seulement parce qu’ils sont peu attirants et sauvages mais parce qu’on dit que des viols ont été commis à la suite d’embuscades sur les routes périphériques quand les femmes rentrent du travail.
Ceux qui nous gouvernent ont trop ouvert les frontières mais, surtout, ils n’ont pas su sélectionner entre ceux qui entrent dans notre pays pour travailler et ceux qui pensent y vivre d’expédients, ou, carrément, d’activités criminelles. »
Cet infâme petit texte est extrait d’un document officiel.
A vous qui passez, trois questions :
De qui parle-t-on ?
Dans quel
www.celestissima.org | Détails
« Ils sont généralement de petite taille et ils ont la peau sombre.
Ils n’aiment pas l’eau, beaucoup d’entre eux puent parce qu’ils ont tendance à porter les mêmes vêtements pendant plusieurs semaines.
Ils se construisent des cabanes en bois et en aluminium à la périphérie des villes et y vivent les uns à côté des autres.
Quand ils parviennent à s’approcher du centre ils louent au prix fort des appartements délabrés. Ils se présentent généralement à deux et cherchent une chambre avec la possibilité d’utiliser une cuisine. Au bout de quelques jours ils sont quatre, six, dix.
Entre eux ils parlent des langues qui nous sont incompréhensibles, probablement des dialectes antiques.
Beaucoup d’enfants sont utilisés pour mendier mais souvent, devant les églises, des femmes vêtues de noir et des hommes, presque toujours âgés, invoquent la pitié d’un ton geignard et effronté.
Ils font beaucoup d’enfants dont ils peinent à assurer la subsistance et entre eux ils sont très unis.
On dit qu’ils sont adonnés au vol, et que si ils en sont empêchés, ils deviennent violents.
Nos femmes les évitent, pas seulement parce qu’ils sont peu attirants et sauvages mais parce qu’on dit que des viols ont été commis à la suite d’embuscades sur les routes périphériques quand les femmes rentrent du travail.
Ceux qui nous gouvernent ont trop ouvert les frontières mais, surtout, ils n’ont pas su sélectionner entre ceux qui entrent dans notre pays pour travailler et ceux qui pensent y vivre d’expédients, ou, carrément, d’activités criminelles. »
Cet infâme petit texte est extrait d’un document officiel.
A vous qui passez, trois questions :
De qui parle-t-on ?
Dans quel
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