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Tic didactique français
C'est dans le cadre du cours PED1081 Pédagogie et applications techniques : domaine du français que nous avons décidé de créer ce Wiki. Pour chacun des thèmes qui portent sur divers aspects de l'enseignement du français au primaire avec les TIC, vous trouverez une sitographie annotée.
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Enfants musulmans : la oumma de demain
Site pour les enfans musulmans qui désirent apprendre des choses sur l'isalm, les fêtes musulmanes ... des jeux en-ligne aussi et des coloriages sont proposés.
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De la désobéissance civile
Nos sociétés sont dominées par une culture de l'obéissance. Dès sa plus petite enfance, le petit d'homme est «formaté» pour obéir. Il doit obéir dans sa famille et à l'école. Devenu adulte, il doit encore obéir dans sa vie professionnelle et dans sa vie civique, le cas échéant à l'armée. S'il pratique une religion, l'obéissance lui sera présentée comme la garantie de sa fidélité. Ainsi, l'individu doit toujours obéir à ses «supérieurs» et la désobéissance est stigmatisée comme une faute grave. Comme telle, elle appelle une sanction sous la forme d'une punition.
Selon la théorie de l'État qui a prévalu jusqu'à présent dans nos sociétés, l'obéissance des citoyens à la loi de la majorité est l'un des fondements essentiels de la démocratie. Pratiquement, c'est la loi du nombre qui commande la démocratie. Mais la loi du nombre peut ne pas correspondre à l'exigence du droit. Et, dans ce cas, nul doute que le droit doit prévaloir contre le nombre.
Certes, toute vie en société implique l'existence de lois. Dès que nous voulons jouer ensemble, il nous faut élaborer une règle du jeu. Et le jeu n'est possible que si chacun la respecte. Il serait donc vain, au nom d'un idéal de non-violence absolue, de concevoir une société où la justice et l'ordre pourraient être assurés par le libre concours de chacun, sans qu'il soit besoin de recourir aux interdits et aux obligations imposés par la loi. Celle-ci remplit une fonction sociale qu'on ne saurait nier : celle d'obliger les citoyens à un comportement raisonnable, en sorte que ni l'arbitraire ni la violence ne puissent se donner libre cours. Il ne serait donc pas juste de considérer les contraintes exercées par la loi seulement comme des entraves à la liberté, elles sont d'abord des garanties pour elle. En m'interdisant de voler les biens d'autrui, la loi garantit la sûreté de mes propres biens. Les lois justes sont le fondement même de l'État de droit.
Pour autant que la loi remplisse sa fonction au service de la justice, elle mérite le respect et l'obéissance des citoyens. "Il y a deux sortes de lois, affirmait Martin Luther King : les lois justes et les injustes. Je suis le premier à préconiser l'obéissance aux lois justes. C'est une responsabilité morale aussi bien que légale. Or, cette même responsabilité morale nous commande inversement de désobéir aux lois injustes. (...) Quiconque enfreint une loi injuste doit le faire ouvertement, avec ferveur, et la volonté d'en accepter les conséquences. Je soutiens qu'un homme qui refuse d'obéir à une loi lui paraissant injuste en son âme et conscience et qui se soumet de plein gré à la peine de prison afin d'en démontrer l'injustice à ses concitoyens, exprime en agissant ainsi son très grand respect pour la loi[1]."
Il est naturel qu'en démocratie le pouvoir politique bénéficie d'une présomption de légitimité, mais celle-ci n'est pas irréfragable, c'est-à-dire qu'il est possible de lui apporter une preuve contraire. Lorsque la loi cautionne ou engendre elle-même l'injustice, elle mérite le mépris et la désobéissance des citoyens. "Le citoyen, s'interroge Henry-David Thoreau, doit-il jamais un instant, si peu que ce soit, abdiquer sa conscience au législateur ? A quoi bon la conscience individuelle alors ? Je crois que nous devrions être hommes d'abord et sujets ensuite. Il n'est pas souhaitable de cultiver le même respect pour la loi et pour le bien. La seule obligation que je dois assumer est de faire à tout moment ce que j'estime juste. (...) La loi n'a jamais rendu les hommes un brin plus justes; et, de par le respect qu'ils lui portent, les gens les mieux intentionnés deviennent chaque jour les agents de l'injustice[2]."
La légalité des dispositions prises par l'État ne suffit pas à fonder leur légitimité. L'obéissance à la loi ne dégage pas le citoyen de sa responsabilité. La démocratie exige des...
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Nos sociétés sont dominées par une culture de l'obéissance. Dès sa plus petite enfance, le petit d'homme est «formaté» pour obéir. Il doit obéir dans sa famille et à l'école. Devenu adulte, il doit encore obéir dans sa vie professionnelle et dans sa vie civique, le cas échéant à l'armée. S'il pratique une religion, l'obéissance lui sera présentée comme la garantie de sa fidélité. Ainsi, l'individu doit toujours obéir à ses «supérieurs» et la désobéissance est stigmatisée comme une faute grave. Comme telle, elle appelle une sanction sous la forme d'une punition.
Selon la théorie de l'État qui a prévalu jusqu'à présent dans nos sociétés, l'obéissance des citoyens à la loi de la majorité est l'un des fondements essentiels de la démocratie. Pratiquement, c'est la loi du nombre qui commande la démocratie. Mais la loi du nombre peut ne pas correspondre à l'exigence du droit. Et, dans ce cas, nul doute que le droit doit prévaloir contre le nombre.
Certes, toute vie en société implique l'existence de lois. Dès que nous voulons jouer ensemble, il nous faut élaborer une règle du jeu. Et le jeu n'est possible que si chacun la respecte. Il serait donc vain, au nom d'un idéal de non-violence absolue, de concevoir une société où la justice et l'ordre pourraient être assurés par le libre concours de chacun, sans qu'il soit besoin de recourir aux interdits et aux obligations imposés par la loi. Celle-ci remplit une fonction sociale qu'on ne saurait nier : celle d'obliger les citoyens à un comportement raisonnable, en sorte que ni l'arbitraire ni la violence ne puissent se donner libre cours. Il ne serait donc pas juste de considérer les contraintes exercées par la loi seulement comme des entraves à la liberté, elles sont d'abord des garanties pour elle. En m'interdisant de voler les biens d'autrui, la loi garantit la sûreté de mes propres biens. Les lois justes sont le fondement même de l'État de droit.
Pour autant que la loi remplisse sa fonction au service de la justice, elle mérite le respect et l'obéissance des citoyens. "Il y a deux sortes de lois, affirmait Martin Luther King : les lois justes et les injustes. Je suis le premier à préconiser l'obéissance aux lois justes. C'est une responsabilité morale aussi bien que légale. Or, cette même responsabilité morale nous commande inversement de désobéir aux lois injustes. (...) Quiconque enfreint une loi injuste doit le faire ouvertement, avec ferveur, et la volonté d'en accepter les conséquences. Je soutiens qu'un homme qui refuse d'obéir à une loi lui paraissant injuste en son âme et conscience et qui se soumet de plein gré à la peine de prison afin d'en démontrer l'injustice à ses concitoyens, exprime en agissant ainsi son très grand respect pour la loi[1]."
Il est naturel qu'en démocratie le pouvoir politique bénéficie d'une présomption de légitimité, mais celle-ci n'est pas irréfragable, c'est-à-dire qu'il est possible de lui apporter une preuve contraire. Lorsque la loi cautionne ou engendre elle-même l'injustice, elle mérite le mépris et la désobéissance des citoyens. "Le citoyen, s'interroge Henry-David Thoreau, doit-il jamais un instant, si peu que ce soit, abdiquer sa conscience au législateur ? A quoi bon la conscience individuelle alors ? Je crois que nous devrions être hommes d'abord et sujets ensuite. Il n'est pas souhaitable de cultiver le même respect pour la loi et pour le bien. La seule obligation que je dois assumer est de faire à tout moment ce que j'estime juste. (...) La loi n'a jamais rendu les hommes un brin plus justes; et, de par le respect qu'ils lui portent, les gens les mieux intentionnés deviennent chaque jour les agents de l'injustice[2]."
La légalité des dispositions prises par l'État ne suffit pas à fonder leur légitimité. L'obéissance à la loi ne dégage pas le citoyen de sa responsabilité. La démocratie exige des...
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désobéir à la loi, dans une démocratie
Il y a un siècle, Gandhi instaurait un mode de résistance non-violent : la désobéissance civile. Aujourd’hui, cette forme de protestation collective connaît une recrudescence en France : contre les cultures d’OGM, contre les expulsions de sans-papiers, contre le fichage génétique, pour le droit au logement, contre le secret professionnel « partagé », contre le fichage des enfants... Des formes d’action qui révèlent que justice et légitimité ne sont pas toujours synonymes de légalité [1].
JPEG - 9.2 ko
Henry David Thoreau (1817-1862).
En février 1997, à l’occasion de la discussion du texte qui devait devenir la “loi Debré” et qui concernait l’entrée et le séjour des étrangers en France, des artistes et des intellectuels lancèrent un appel à l’opinion dans lequel on lisait notamment : « Nous sommes coupables… d’avoir hébergé récemment des étrangers en situation irrégulière … Nous demandons à être mis en examen et jugés … Nous appelons nos concitoyens à désobéir et à ne pas se soumettre à des lois inhumaines ». Cet appel, tout en recueillant l’adhésion de plusieurs dizaines de milliers de personnes, donna naissance à une controverse sur le bien fondé d’une démarche qui appelait à la désobéissance. Comment justifier la désobéissance à la loi dans une démocratie ? Contester la loi, n’est-ce pas remettre en cause les principes démocratiques eux-mêmes ? Est-il légitime de refuser d’obéir à la loi pour des motifs de conscience, et si oui, sur quelle base peut-on condamner les actions des commandos anti-IVG ou “pro-life” qui, eux aussi, se réclament de leur conscience ? On a évoqué, à cette occasion, le manifeste sur le droit à l’insoumission par lequel, en 1960, en pleine guerre d’Algérie, 121 écrivains, universitaires et artistes avaient proclamé leur soutien à ceux qui refusaient de prendre les armes contre le peuple algérien. Ou encore le texte dans lequel, en 1971, 343 femmes avaient déclaré avoir avorté en violation de la loi qui réprimait pénalement l’avortement. [2]
Le droit de résistance à l’oppression
La désobéissance civile est trop souvent confondue avec la résistance à l’oppression.
La résistance à l’oppression est, avec la liberté, la propriété et la sûreté, reconnue par l’article 2 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 comme l’un des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Il fonde la possibilité reconnue aux individus de se révolter contre l’arbitraire et la tyrannie afin de garantir les droits et libertés.
L’article 35 de la Déclaration des droits de l’homme de 1793 va plus loin :
« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »
A priori, le droit de résistance à l’oppression ne peut être revendiqué dans un cadre démocratique, puisque le législateur procède alors de la volonté générale…
La désobéissance civile [3]
La désobéissance civile est une pratique collective visant un changement politique dans la société — contrairement à l’objection de conscience qui est une démarche individuelle fondée sur des raisons de conscience. John Rawls [4] définit la désobéissance civile comme
« un acte public, non-violent, décidé en conscience, mais politique, contraire à la loi et accompli le plus souvent pour amener un changement dans la loi ou bien dans la politique du gouvernement. »
La désobéissance civile est donc une désobéissance à la loi, mais une désobéissance qui reste dans le cadre de la loi : elle n’est pas violente (dans une démocratie, l’État détient le monopole de la violence légale) et celui qui s’y livre se déclare prêt à assumer les conséquences légales de ses actes.
Citons comme exemples récents en France,...
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Il y a un siècle, Gandhi instaurait un mode de résistance non-violent : la désobéissance civile. Aujourd’hui, cette forme de protestation collective connaît une recrudescence en France : contre les cultures d’OGM, contre les expulsions de sans-papiers, contre le fichage génétique, pour le droit au logement, contre le secret professionnel « partagé », contre le fichage des enfants... Des formes d’action qui révèlent que justice et légitimité ne sont pas toujours synonymes de légalité [1].
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Henry David Thoreau (1817-1862).
En février 1997, à l’occasion de la discussion du texte qui devait devenir la “loi Debré” et qui concernait l’entrée et le séjour des étrangers en France, des artistes et des intellectuels lancèrent un appel à l’opinion dans lequel on lisait notamment : « Nous sommes coupables… d’avoir hébergé récemment des étrangers en situation irrégulière … Nous demandons à être mis en examen et jugés … Nous appelons nos concitoyens à désobéir et à ne pas se soumettre à des lois inhumaines ». Cet appel, tout en recueillant l’adhésion de plusieurs dizaines de milliers de personnes, donna naissance à une controverse sur le bien fondé d’une démarche qui appelait à la désobéissance. Comment justifier la désobéissance à la loi dans une démocratie ? Contester la loi, n’est-ce pas remettre en cause les principes démocratiques eux-mêmes ? Est-il légitime de refuser d’obéir à la loi pour des motifs de conscience, et si oui, sur quelle base peut-on condamner les actions des commandos anti-IVG ou “pro-life” qui, eux aussi, se réclament de leur conscience ? On a évoqué, à cette occasion, le manifeste sur le droit à l’insoumission par lequel, en 1960, en pleine guerre d’Algérie, 121 écrivains, universitaires et artistes avaient proclamé leur soutien à ceux qui refusaient de prendre les armes contre le peuple algérien. Ou encore le texte dans lequel, en 1971, 343 femmes avaient déclaré avoir avorté en violation de la loi qui réprimait pénalement l’avortement. [2]
Le droit de résistance à l’oppression
La désobéissance civile est trop souvent confondue avec la résistance à l’oppression.
La résistance à l’oppression est, avec la liberté, la propriété et la sûreté, reconnue par l’article 2 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 comme l’un des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Il fonde la possibilité reconnue aux individus de se révolter contre l’arbitraire et la tyrannie afin de garantir les droits et libertés.
L’article 35 de la Déclaration des droits de l’homme de 1793 va plus loin :
« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »
A priori, le droit de résistance à l’oppression ne peut être revendiqué dans un cadre démocratique, puisque le législateur procède alors de la volonté générale…
La désobéissance civile [3]
La désobéissance civile est une pratique collective visant un changement politique dans la société — contrairement à l’objection de conscience qui est une démarche individuelle fondée sur des raisons de conscience. John Rawls [4] définit la désobéissance civile comme
« un acte public, non-violent, décidé en conscience, mais politique, contraire à la loi et accompli le plus souvent pour amener un changement dans la loi ou bien dans la politique du gouvernement. »
La désobéissance civile est donc une désobéissance à la loi, mais une désobéissance qui reste dans le cadre de la loi : elle n’est pas violente (dans une démocratie, l’État détient le monopole de la violence légale) et celui qui s’y livre se déclare prêt à assumer les conséquences légales de ses actes.
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Le vin, histoire, vigne, cépages, appellation, accords mets/vins
Tout sur le vin, vin, histoire, vigne et vigneron, cépages et appellations, vinification, accords mets/vins, dégustation, découverte des arômes, constituer sa cave à vin, acheter son vin, lexique du vin, nom des bouteilles de vin, guide des vins, ici apprenez tout ce qu'il y faut savoir sur le vin.
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Maisons d’arrêt : une histoire récente
Dans notre histoire, la maison d’arrêt fait figure d’institution récente. Si l’on s’attache aux mots, force est en effet d’admettre que le terme n’apparaît pas avant la Révolution française. Toutefois, durant le moyen âge et l’Ancien Régime, ce que les auteurs anciens appellent communément la "prison" remplit en partie la même finalité qu’une maison d’arrêt contemporaine.
Y sont disposés avant tout des criminels dans l’attente d’un jugement puis d’un châtiment corporel exemplaire, tous placés en situation de détention préventive dans des établissements souvent insalubres où règnent les excès.
En ces temps reculés, la prison fait ainsi office de lieu de garde et non de peine. Elle abrite également, à titre purement coercitif, des débiteurs récalcitrants mis en détention sur la demande de leurs créanciers et libérés une fois leur dette acquittée.
Les choses changent dès 1789
Cette année là, la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen énonce que "la loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires". Dès lors, la prison devient une peine à part entière, consacrée parmi d’autres dans le code pénal de 1791 sous les noms de réclusion, gêne, détention ou emprisonnement.
Dans le même temps, un décret des 16-29 septembre 1791 projette d’établir, auprès de chaque tribunal de district, une maison d’arrêt destinée à recevoir des prévenus. L’institution est née mais sa mise en oeuvre, faute d’organisation et de moyens, s’opère lentement.
La prison reste alors dans l’indifférence et ne fait parler d’elle que lorsqu’elle est source d’abus. Elle inquiète parfois, en particulier les magistrats, craintifs, comme à Lille, à l’idée de devoir envoyer des individus dans des maisons d’arrêt parfois assimilées à des "tombeaux".
Sous Napoléon Ier
Le législateur napoléonien fait l’effort, malgré tout, d’insuffler un nouveau souffle aux établissements. S’il privilégie les prisons pénales, et plus particulièrement les "maisons centrales de détention", il confirme également l’initiative des Constituants en donnant une nouvelle impulsion aux maisons d’arrêt. Cette attention trouve son aboutissement dans l’arrêté du 20 octobre 1810 qui prévoit une maison d’arrêt dans chaque arrondissement. Y sont enfermés les femmes et les filles de mauvaises moeurs, les prévenus de délits ou les condamnés à moins d’un an d’emprisonnement, ainsi que les prévenus et les condamnés de moins de seize ans.
Avec la Monarchie de Juillet, les priorités sont toutes autres
A cette époque, l’accent est mis sur le traitement du détenu et, avec lui, sur l’architecture des prisons.
En 1841, une circulaire exige ainsi que "toute nouvelle maison d’arrêt soit construite selon le régime cellulaire", c’est-à-dire un régime d’emprisonnement individuel strict. Désormais, chaque cellule, d’une superficie d’au moins 9 mètres carrés, doit permettre au détenu de travailler "à demeure". La même circulaire prévoit aussi l’architecture d’ensemble de ces nouvelles maisons d’arrêt. La formule retenue repose sur le projet panoptique de l’anglais Bentham, en somme une prison circulaire ou semi-circulaire permettant une surveillance constante depuis une tour centrale. Très rapidement, on perçoit cependant que la monarchie ne se donne pas les moyens de ses ambitions. Aussi le projet cellulaire est-il progressivement mis en veille, à la différence d’une architecture qui laisse son empreinte dans le paysage carcéral français.
Sous la IIIème république
La loi du 5 juin 1875, en réformant le régime de la détention préventive et la gestion des courtes peines d’emprisonnement, remet les maisons d’arrêt ainsi que l’isolement cellulaire sur le devant de la scène. Ce texte dispose en effet que "les...
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Dans notre histoire, la maison d’arrêt fait figure d’institution récente. Si l’on s’attache aux mots, force est en effet d’admettre que le terme n’apparaît pas avant la Révolution française. Toutefois, durant le moyen âge et l’Ancien Régime, ce que les auteurs anciens appellent communément la "prison" remplit en partie la même finalité qu’une maison d’arrêt contemporaine.
Y sont disposés avant tout des criminels dans l’attente d’un jugement puis d’un châtiment corporel exemplaire, tous placés en situation de détention préventive dans des établissements souvent insalubres où règnent les excès.
En ces temps reculés, la prison fait ainsi office de lieu de garde et non de peine. Elle abrite également, à titre purement coercitif, des débiteurs récalcitrants mis en détention sur la demande de leurs créanciers et libérés une fois leur dette acquittée.
Les choses changent dès 1789
Cette année là, la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen énonce que "la loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires". Dès lors, la prison devient une peine à part entière, consacrée parmi d’autres dans le code pénal de 1791 sous les noms de réclusion, gêne, détention ou emprisonnement.
Dans le même temps, un décret des 16-29 septembre 1791 projette d’établir, auprès de chaque tribunal de district, une maison d’arrêt destinée à recevoir des prévenus. L’institution est née mais sa mise en oeuvre, faute d’organisation et de moyens, s’opère lentement.
La prison reste alors dans l’indifférence et ne fait parler d’elle que lorsqu’elle est source d’abus. Elle inquiète parfois, en particulier les magistrats, craintifs, comme à Lille, à l’idée de devoir envoyer des individus dans des maisons d’arrêt parfois assimilées à des "tombeaux".
Sous Napoléon Ier
Le législateur napoléonien fait l’effort, malgré tout, d’insuffler un nouveau souffle aux établissements. S’il privilégie les prisons pénales, et plus particulièrement les "maisons centrales de détention", il confirme également l’initiative des Constituants en donnant une nouvelle impulsion aux maisons d’arrêt. Cette attention trouve son aboutissement dans l’arrêté du 20 octobre 1810 qui prévoit une maison d’arrêt dans chaque arrondissement. Y sont enfermés les femmes et les filles de mauvaises moeurs, les prévenus de délits ou les condamnés à moins d’un an d’emprisonnement, ainsi que les prévenus et les condamnés de moins de seize ans.
Avec la Monarchie de Juillet, les priorités sont toutes autres
A cette époque, l’accent est mis sur le traitement du détenu et, avec lui, sur l’architecture des prisons.
En 1841, une circulaire exige ainsi que "toute nouvelle maison d’arrêt soit construite selon le régime cellulaire", c’est-à-dire un régime d’emprisonnement individuel strict. Désormais, chaque cellule, d’une superficie d’au moins 9 mètres carrés, doit permettre au détenu de travailler "à demeure". La même circulaire prévoit aussi l’architecture d’ensemble de ces nouvelles maisons d’arrêt. La formule retenue repose sur le projet panoptique de l’anglais Bentham, en somme une prison circulaire ou semi-circulaire permettant une surveillance constante depuis une tour centrale. Très rapidement, on perçoit cependant que la monarchie ne se donne pas les moyens de ses ambitions. Aussi le projet cellulaire est-il progressivement mis en veille, à la différence d’une architecture qui laisse son empreinte dans le paysage carcéral français.
Sous la IIIème république
La loi du 5 juin 1875, en réformant le régime de la détention préventive et la gestion des courtes peines d’emprisonnement, remet les maisons d’arrêt ainsi que l’isolement cellulaire sur le devant de la scène. Ce texte dispose en effet que "les...
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Cacul de braquet : en ligne gratuit
Quel braquet utiliser?
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Muzilab.com - Le Laboratoire de Musique
Bienvenue sur Muzilab et sa panoplie d'outils gratuits en ligne indispensables pour les musiciens.
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Free Fake Email - Send Fake Mail Pranks Anonymously for Free
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Cartes postales de 10moi.fr
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Le degré d’alcool (°) et la quantité d’une boisson alcoolisée (volume en centilitres) consommée déterminent le nombre d’unités d’alcool.
Pour passer du degré d'alcool au nombre de grammes, la formule est :
0,8 x degré d'alcool x volume en ml / 100 = nombre de grammes d'alcool
De façon plus simple, le calculateur d’unités d’alcool vous permet d’évaluer le nombre d’unités d’alcool contenues dans un verre.
Mode d’emploi :
1. Indiquez si vous êtes un homme ou une femme
2. Choisissez le type de boisson alcoolisée consommée
3. Indiquez la marque et/ou cliquez sur OK
4. Choisissez le contenant adapté (verre de bière, ballon de vin...) ou remplissez le verre en fonction de la contenance servie en cliquant sur + ou -
5. Entrez la quantité consommée
6. Le nombre d’unités d’alcool apparaît.
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Le degré d’alcool (°) et la quantité d’une boisson alcoolisée (volume en centilitres) consommée déterminent le nombre d’unités d’alcool.
Pour passer du degré d'alcool au nombre de grammes, la formule est :
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De façon plus simple, le calculateur d’unités d’alcool vous permet d’évaluer le nombre d’unités d’alcool contenues dans un verre.
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L’ACCOMPAGNEMENT DE L’ALCOOLIQUE PAR SON ENTOURAGE
Ce n'est pas par hasard que le Dr. RAINAUT adopte le terme « d'accompagnant » pour qualifier celui ou celle qui va intervenir avec succès auprès du buveur pour réussir à l'apprivoiser.
L’accompagnant n'est pas celui qui menace, ni celui qui s'impose, ni celui qui moralise, ni même celui qui donne des conseils : c'est celui qui informe, se propose, marche à côté de celui auprès duquel il intervient, qui réussit à vivre avec lui pendant un certain temps, et sait s'effacer lorsqu'il s'aperçoit que sa compagnie n'est plus souhaitée. L'accompagnant ne pourra réussir que dans la mesure ou il aura su inspirer confiance à son interlocuteur.
• Il lui faut tout d'abord accepter le fait que quelqu'un soit alcoolique comme on accepte le fait que quelqu'un d'autre soit atteint de telle ou telle affection.
• Il lui faut ensuite rétablir la communication qui manquait, en parlant à l'alcoolique de ce qu'il ressent, et non pas de ce qu'il doit faire ou ne pas faire.
• La confiance acquise, il lui faut laisser I'alcoolique parler de lui, en ayant la patience de l'écouter sans porter de jugement de valeur, et surtout en l'écoutant d'une oreille alcoologique, c'est-à-dire d'une oreille qui ne soit ni médicale, ni psychiatrique, ni de bonnes œuvres, ni moraliste.
• Il lui faudra, dans un second temps, amener l'alcoolique à concevoir l'abstinence totale et définitive non comme une fin en soi, mais comme le seul moyen de se couper de l'alcool.
• Parallèlement, il lui faudra agir sur l'entourage pour l'amener, par l'apport de l'information, à réviser son jugement et à modifier son attitude, afin de faciliter la réinsertion de l'alcoolique soigné dans son milieu.
• Enfin, il lui faudra, après soins, continuer à accompagner l'alcoolique en lui laissant toute sa liberté, y compris celle de retourner vers l'alcool.
Or, l'expérience prouve qu'il n'est pas nécessaire d'être psychiatre, thérapeute ou psychologue pour tenir ce râle d'accompagnant. Elle prouve même que les meilleurs accompagnants peuvent se trouver parmi les anciens buveurs.
Qui, mieux qu'un ancien buveur, peut accepter le fait que l'on puisse être alcoolique ? Qui, mieux qu'un ancien buveur, peut pour l'avoir vécu, parler à un buveur de ce qu'il ressent ?
Qui, mieux qu'un ancien buveur, peut, d'une oreille alcoologique, écouter un buveur parler de lui-même lorsqu'il se décide à communiquer ?
Qui, mieux qu'un ancien buveur, peut apporter au buveur la preuve vivante de la possibilité de se sortir du piège de l'alcool ?
Qui, mieux qu'un ancien buveur, peut convaincre l'entourage d'abandonner ses préventions contre le buveur, et l'aider à se réinsérer, au lieu de continuer à le marginaliser ?
Qui, mieux qu'un ancien buveur, pourra connaître les étapes qui mènent au relèvement, et guider celui qu'il accompagne ?
Il est difficile de savoir comment l'ancien buveur procède pour mener à bien sa mission, car cela tient au caractère et à la tournure d'esprit de chacun des protagonistes, et il n'est pas deux buveurs semblables.
Il est tout de même possible d'établir un schéma des étapes de cette longue route qui mène le buveur à sa libération. Grosso modo, ces étapes peuvent être définies de la façon suivante :
1°) FAIRE ADMETTRE AU BUVEUR QUE L'ALCOOL LUI POSE UN PROBLÈME
Il s'agit là de parvenir à l'extériorisation d'un fait que l'alcoolique a perçu depuis longtemps mais qu'il a gardé précieusement pour lui. Cette acceptation n'a rien de commun avec la reconnaissance d'une situation d'alcoolique, qui viendra plus tard, mais qui présente d'entrée le caractère d'un aveu auquel l'alcoolique ne voudra jamais consentir d'emblée.
Même sous cette forme très atténuée, l'alcoolique n'en viendra à cette acceptation qu'en face d'un intervenant vu comme un semblable, identifié comme un des siens, dont il aura perçu l'authenticité des propos, lesquels auront percuté beaucoup plus sa sensibilité que son...
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Ce n'est pas par hasard que le Dr. RAINAUT adopte le terme « d'accompagnant » pour qualifier celui ou celle qui va intervenir avec succès auprès du buveur pour réussir à l'apprivoiser.
L’accompagnant n'est pas celui qui menace, ni celui qui s'impose, ni celui qui moralise, ni même celui qui donne des conseils : c'est celui qui informe, se propose, marche à côté de celui auprès duquel il intervient, qui réussit à vivre avec lui pendant un certain temps, et sait s'effacer lorsqu'il s'aperçoit que sa compagnie n'est plus souhaitée. L'accompagnant ne pourra réussir que dans la mesure ou il aura su inspirer confiance à son interlocuteur.
• Il lui faut tout d'abord accepter le fait que quelqu'un soit alcoolique comme on accepte le fait que quelqu'un d'autre soit atteint de telle ou telle affection.
• Il lui faut ensuite rétablir la communication qui manquait, en parlant à l'alcoolique de ce qu'il ressent, et non pas de ce qu'il doit faire ou ne pas faire.
• La confiance acquise, il lui faut laisser I'alcoolique parler de lui, en ayant la patience de l'écouter sans porter de jugement de valeur, et surtout en l'écoutant d'une oreille alcoologique, c'est-à-dire d'une oreille qui ne soit ni médicale, ni psychiatrique, ni de bonnes œuvres, ni moraliste.
• Il lui faudra, dans un second temps, amener l'alcoolique à concevoir l'abstinence totale et définitive non comme une fin en soi, mais comme le seul moyen de se couper de l'alcool.
• Parallèlement, il lui faudra agir sur l'entourage pour l'amener, par l'apport de l'information, à réviser son jugement et à modifier son attitude, afin de faciliter la réinsertion de l'alcoolique soigné dans son milieu.
• Enfin, il lui faudra, après soins, continuer à accompagner l'alcoolique en lui laissant toute sa liberté, y compris celle de retourner vers l'alcool.
Or, l'expérience prouve qu'il n'est pas nécessaire d'être psychiatre, thérapeute ou psychologue pour tenir ce râle d'accompagnant. Elle prouve même que les meilleurs accompagnants peuvent se trouver parmi les anciens buveurs.
Qui, mieux qu'un ancien buveur, peut accepter le fait que l'on puisse être alcoolique ? Qui, mieux qu'un ancien buveur, peut pour l'avoir vécu, parler à un buveur de ce qu'il ressent ?
Qui, mieux qu'un ancien buveur, peut, d'une oreille alcoologique, écouter un buveur parler de lui-même lorsqu'il se décide à communiquer ?
Qui, mieux qu'un ancien buveur, peut apporter au buveur la preuve vivante de la possibilité de se sortir du piège de l'alcool ?
Qui, mieux qu'un ancien buveur, peut convaincre l'entourage d'abandonner ses préventions contre le buveur, et l'aider à se réinsérer, au lieu de continuer à le marginaliser ?
Qui, mieux qu'un ancien buveur, pourra connaître les étapes qui mènent au relèvement, et guider celui qu'il accompagne ?
Il est difficile de savoir comment l'ancien buveur procède pour mener à bien sa mission, car cela tient au caractère et à la tournure d'esprit de chacun des protagonistes, et il n'est pas deux buveurs semblables.
Il est tout de même possible d'établir un schéma des étapes de cette longue route qui mène le buveur à sa libération. Grosso modo, ces étapes peuvent être définies de la façon suivante :
1°) FAIRE ADMETTRE AU BUVEUR QUE L'ALCOOL LUI POSE UN PROBLÈME
Il s'agit là de parvenir à l'extériorisation d'un fait que l'alcoolique a perçu depuis longtemps mais qu'il a gardé précieusement pour lui. Cette acceptation n'a rien de commun avec la reconnaissance d'une situation d'alcoolique, qui viendra plus tard, mais qui présente d'entrée le caractère d'un aveu auquel l'alcoolique ne voudra jamais consentir d'emblée.
Même sous cette forme très atténuée, l'alcoolique n'en viendra à cette acceptation qu'en face d'un intervenant vu comme un semblable, identifié comme un des siens, dont il aura perçu l'authenticité des propos, lesquels auront percuté beaucoup plus sa sensibilité que son...
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GAY-POSITIF : site perso et gratuit essayant de repondre a l'essentiel des interrogations quotidiennes de tout gay positif
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J'ai la fièvre acheteuse, mais je me soigne
L'achat compulsif n'est pas toujours une grave maladie. Mais il peut, sous sa forme bénigne, nuire gravement au porte-monnaie. Voici sept trucs en or pour ne pas craquer.
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Violence et école
Violence vécue par des jeunes enseignants du secondaire et décrochage de la profession
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Guichet du Savoir
Sur les causes de l'incivilité, la théorie généralement admise, outre le phénomène de spirale (l'incivilité entraîne l'incivilité), est qu'elle permet une ...
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Grand Lyon - Journée Nationale de la Courtoisie au
Le jeudi 20 mars, à l'initiative de l'AFPC (Association Française de Prévention des Comportements au volant) se tient la 9ème édition de la Journée Nationale de la Courtoisie au Volant et sur la route.
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