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Prisons
La situation des prisons
Madame Dati, l'état des prisons françaises est désastreux, notamment du fait de la surpopulation, que comptez-vous faire?
R.D. : Il faut que la loi soit appliquée. Quand je rencontre les magistrats, ils disent que leur autorité s'est affaiblie. Pour la restaurer, il faut que la décision qu'ils prononcent soit exécutée. Il faut être ferme, mais aussi humain, dans le respect de la dignité des personnes qu'on incarcère. Ce n'est pas parce qu'on est privé de liberté qu'on doit être privé de ses droits fondamentaux.
E.G. : Personne ne conteste que les décisions de justice doivent être appliquées. Mais comment faites-vous avec la surpopulation pour préserver la dignité ?
R.D. : Aucune place de prison n'a été construite pendant que la gauche était au pouvoir. Nous construisons des places de prison, et nous aurons, en 2012, 13 200 places de plus qu'en 2002. Il y a deux moyens de lutter contre la surpopulation carcérale. D'abord, en aménageant les peines. Je m'y suis attelée dès le premier jour de ma prise de fonction. Nous sommes aujourd'hui sur un taux d'aménagement des peines qui est sans précédent : plus 35 %. Nous avons plus de 3 000 bracelets électroniques aujourd'hui, nous en avions 2 000 l'année dernière. Nous sommes à plus 45 % sur les placements sous bracelet électronique. La libération conditionnelle a stagné entre 2001 et 2005. Entre mai 2007 et mai 2008, nous sommes sur une augmentation de 10 %. C'est un outil de prévention de la récidive et de réinsertion.
Madame Guigou, vous contestez le bilan factuel ?
E.G. : Quand j'étais en fonction [entre 1997 et 2000, ndlr], ma politique pénale a ramené le nombre de détenus au nombre de places, en encadrant la détention provisoire et en favorisant les aménagements de peine et la libération conditionnelle. Aujourd'hui, nous avons 63 000 détenus en prisons pour 50 000 places. Vous dites : «On va construire.» Les projections pour 2012 donnent 60 000 places de prison. Mais vu le rythme d'augmentation du nombre de détenus - il y en a 5 000 de plus par an - vous voyez où cela nous mène. Si on continue ainsi, on aura 80 000 détenus contre 60 000 places en 2012. C'est une course folle. Et vous avez raison de dire que lorsqu'on est détenu, on reste un citoyen. On a donc le droit de ne pas dormir sur un matelas par terre. A Villepinte, vous avez 450 places pour plus de 900 détenus. Comment.
R.D. : J'y ai été la semaine dernière.
E.G. : . Comment voulez-vous que la dignité des gens soit préservée ? On ne peut faire aucun travail de réinsertion, notamment pour lutter contre la récidive, quand on a une telle surpopulation. Les surveillants de l'administration pénitentiaire passent leur temps à tourner les clefs et à tâcher de contenir l'agressivité des détenus entre eux et sur eux.
Vous considérez, Madame Guigou, qu'on met trop les gens en prison ?
E.G. : Le problème, c'est la politique pénale qui est menée. On a une politique pénale - cela ne date pas d'il y a un an, mais d'il y a six ans - qui considère que la seule solution, c'est l'enfermement. Notamment pour les jeunes. Et on a une très forte surpopulation pénale. Or la prison, dans ces conditions, est criminogène.
R.D. : Ne faites pas du concept. Parlez en vrai !
E.G. : Depuis le 15 juin 2000, la loi sur la présomption d'innocence et les droits des victimes dit qu'il faut une cellule individuelle. Et on a dit il faudra.
R.D. : Sur l'encellulement individuel, vous aviez voté contre.
E.G. : Non. Au nom du gouvernement, j'ai accepté mais j'ai aussi dit qu'il faudrait un délai qui a été fixé en 2003. En 2003, M. Perben a fait voter un report à 2008 parce que c'était évidemment impossible. Vous êtes devant une situation où vous ne pouvez pas faire respecter la loi.
R.D. : Moi, je ne manie pas le concept !
E.G. : Et vous nous dites : «Je vais faire un décret.» Mais il va dire quoi ce décret ? Ce n'est pas un décret qui va résoudre...
www.liberationhttp | Détails
Madame Dati, l'état des prisons françaises est désastreux, notamment du fait de la surpopulation, que comptez-vous faire?
R.D. : Il faut que la loi soit appliquée. Quand je rencontre les magistrats, ils disent que leur autorité s'est affaiblie. Pour la restaurer, il faut que la décision qu'ils prononcent soit exécutée. Il faut être ferme, mais aussi humain, dans le respect de la dignité des personnes qu'on incarcère. Ce n'est pas parce qu'on est privé de liberté qu'on doit être privé de ses droits fondamentaux.
E.G. : Personne ne conteste que les décisions de justice doivent être appliquées. Mais comment faites-vous avec la surpopulation pour préserver la dignité ?
R.D. : Aucune place de prison n'a été construite pendant que la gauche était au pouvoir. Nous construisons des places de prison, et nous aurons, en 2012, 13 200 places de plus qu'en 2002. Il y a deux moyens de lutter contre la surpopulation carcérale. D'abord, en aménageant les peines. Je m'y suis attelée dès le premier jour de ma prise de fonction. Nous sommes aujourd'hui sur un taux d'aménagement des peines qui est sans précédent : plus 35 %. Nous avons plus de 3 000 bracelets électroniques aujourd'hui, nous en avions 2 000 l'année dernière. Nous sommes à plus 45 % sur les placements sous bracelet électronique. La libération conditionnelle a stagné entre 2001 et 2005. Entre mai 2007 et mai 2008, nous sommes sur une augmentation de 10 %. C'est un outil de prévention de la récidive et de réinsertion.
Madame Guigou, vous contestez le bilan factuel ?
E.G. : Quand j'étais en fonction [entre 1997 et 2000, ndlr], ma politique pénale a ramené le nombre de détenus au nombre de places, en encadrant la détention provisoire et en favorisant les aménagements de peine et la libération conditionnelle. Aujourd'hui, nous avons 63 000 détenus en prisons pour 50 000 places. Vous dites : «On va construire.» Les projections pour 2012 donnent 60 000 places de prison. Mais vu le rythme d'augmentation du nombre de détenus - il y en a 5 000 de plus par an - vous voyez où cela nous mène. Si on continue ainsi, on aura 80 000 détenus contre 60 000 places en 2012. C'est une course folle. Et vous avez raison de dire que lorsqu'on est détenu, on reste un citoyen. On a donc le droit de ne pas dormir sur un matelas par terre. A Villepinte, vous avez 450 places pour plus de 900 détenus. Comment.
R.D. : J'y ai été la semaine dernière.
E.G. : . Comment voulez-vous que la dignité des gens soit préservée ? On ne peut faire aucun travail de réinsertion, notamment pour lutter contre la récidive, quand on a une telle surpopulation. Les surveillants de l'administration pénitentiaire passent leur temps à tourner les clefs et à tâcher de contenir l'agressivité des détenus entre eux et sur eux.
Vous considérez, Madame Guigou, qu'on met trop les gens en prison ?
E.G. : Le problème, c'est la politique pénale qui est menée. On a une politique pénale - cela ne date pas d'il y a un an, mais d'il y a six ans - qui considère que la seule solution, c'est l'enfermement. Notamment pour les jeunes. Et on a une très forte surpopulation pénale. Or la prison, dans ces conditions, est criminogène.
R.D. : Ne faites pas du concept. Parlez en vrai !
E.G. : Depuis le 15 juin 2000, la loi sur la présomption d'innocence et les droits des victimes dit qu'il faut une cellule individuelle. Et on a dit il faudra.
R.D. : Sur l'encellulement individuel, vous aviez voté contre.
E.G. : Non. Au nom du gouvernement, j'ai accepté mais j'ai aussi dit qu'il faudrait un délai qui a été fixé en 2003. En 2003, M. Perben a fait voter un report à 2008 parce que c'était évidemment impossible. Vous êtes devant une situation où vous ne pouvez pas faire respecter la loi.
R.D. : Moi, je ne manie pas le concept !
E.G. : Et vous nous dites : «Je vais faire un décret.» Mais il va dire quoi ce décret ? Ce n'est pas un décret qui va résoudre...
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Prison : délinquance et criminalité
L’homme, cette bête humaine qui ne cesse de courir après son humanité comme un chien après sa queue ; insaisissable, plus il s’en rapproche, plus elle lui échappe, étant chaque jour, de plus en plus absent à lui-même et aux autres ; sans oublier les cas où, l'ayant dépassée par mégarde - tête en l'air qu'il est -, il lui faut se retourner pour retrouver cette humanité qui lui ferait soudainement défaut.
Alors que d'aucuns la cherchent encore au fond d'une fosse commune, entre deux génocides, d'autres, hyper-civilisés, en sont déjà à rêver d'un monde au-delà de l'humain, un monde sans alternative aucune, un monde sans mémoire et sans Histoire, un monde sans loi ni police puisque tout y serait "incarné loi et police", à commencer par ses habitants.
Même si pour l’heure, l'homme n’a de cesse de déplorer le fait de ne jamais pouvoir parvenir à ce à quoi il se croit destiné - à plus de compassion, plus d’intelligence préventive et plus de générosité : entendez, plus d’humanité -, refusant obstinément d'accepter l'idée que son destin puisse être plus grand que lui, intellectuellement prolifique, son énergie n’a qu’un seul objet, à lui-même, caché : la perpétuation de l'espèce, sa propre survie, dans dix mille ans, dans un état de non-être absolu, artefact, grâce à la technique repoussant sans fin les limites de l'imagination et de la morale, pure organisme macroscopique privé de conscience (conscience d‘être, bien évidemment)...
Car, l'homme n’attendra alors plus qu’une chose de lui-même : qu’il sache fonctionner. Point barre !
_
« Bon, revenons à notre enquête Roger. Mon rédacteur en chef vous a tout expliqué, je crois ?
- Oui.
- Nous nous intéressons à tout ce qui est sordide.
- J’ai fait de la prison.
- De la prison ?
- Oui.
- C’est sordide la prison, vous croyez ?
- Oui, c’est bien sordide. C’est sacrément sordide même. Les détenus, les matons, le racket, les viols, la saleté, l’ennui, les visiteurs de prisons. Oui, les visiteurs de prisons, c’est sordide aussi ! Le travail payé à trois euros de l’heure, la misère affective, la solitude ; les suicides aussi, et tout le monde qui s’en fout, sauf la famille quand il y en a une pour pleurer celui qui s'est pendu, parce que faut pas compter sur les détenus, les matons et le directeur pour le faire. Ils n‘ont pas le temps et ils n’en ont pas envie. La prison, c’est sordide et... c’est l’enfer et en enfer, rien n’est possible.
- Cet enfer, c’est peut-être fait pour dissuader les gens d’y aller ou d’y revenir.
- Les gens qui se tiennent pénards sont quand même pas... que des gens qui ne veulent pas aller en prison !
- Continuez !
- En prison, on ne choisit rien. On subit, à moins d’avoir du blé, beaucoup de blé et des contacts.
- Du blé et des contacts ? Ben alors, c'est comme dehors ?!
- Un maton, ça ne doit pas se poser des questions parce que... des réponses... on n’en a pas, et on ne veut pas en avoir. Les réponses ça coûte cher, ça prend du temps et ça bouscule les habitudes et ça dérange les carrières de ceux qui occupent des postes où il est fortement recommandé de ne pas se poser de questions. Le jour où les matons comprendront que leurs conditions de travail sont dépendent des conditions de vie des détenus, alors ce jour-là, notre vie de détenus changera du tout au tout, et la vie des matons aussi.
- Votre vie de détenu, vous avez dit ? Mais vous n’êtes plus en prison Roger !
- Peu importe. La prison ne vous quitte jamais.
- Bien.
- Les conditions de travail des matons dépendent des conditions de vie des détenus. Avouez que pour ne pas comprendre ça, faut être un maton ou un de leurs représentants syndicaux ! Au lieu de demander plus de sécurité, ils feraient bien mieux de demander plus d’humanité sur leur lieu de travail parce que... de sécurité, ils n’en...
litterature-uleski2.lejdd.fr | Détails
L’homme, cette bête humaine qui ne cesse de courir après son humanité comme un chien après sa queue ; insaisissable, plus il s’en rapproche, plus elle lui échappe, étant chaque jour, de plus en plus absent à lui-même et aux autres ; sans oublier les cas où, l'ayant dépassée par mégarde - tête en l'air qu'il est -, il lui faut se retourner pour retrouver cette humanité qui lui ferait soudainement défaut.
Alors que d'aucuns la cherchent encore au fond d'une fosse commune, entre deux génocides, d'autres, hyper-civilisés, en sont déjà à rêver d'un monde au-delà de l'humain, un monde sans alternative aucune, un monde sans mémoire et sans Histoire, un monde sans loi ni police puisque tout y serait "incarné loi et police", à commencer par ses habitants.
Même si pour l’heure, l'homme n’a de cesse de déplorer le fait de ne jamais pouvoir parvenir à ce à quoi il se croit destiné - à plus de compassion, plus d’intelligence préventive et plus de générosité : entendez, plus d’humanité -, refusant obstinément d'accepter l'idée que son destin puisse être plus grand que lui, intellectuellement prolifique, son énergie n’a qu’un seul objet, à lui-même, caché : la perpétuation de l'espèce, sa propre survie, dans dix mille ans, dans un état de non-être absolu, artefact, grâce à la technique repoussant sans fin les limites de l'imagination et de la morale, pure organisme macroscopique privé de conscience (conscience d‘être, bien évidemment)...
Car, l'homme n’attendra alors plus qu’une chose de lui-même : qu’il sache fonctionner. Point barre !
_
« Bon, revenons à notre enquête Roger. Mon rédacteur en chef vous a tout expliqué, je crois ?
- Oui.
- Nous nous intéressons à tout ce qui est sordide.
- J’ai fait de la prison.
- De la prison ?
- Oui.
- C’est sordide la prison, vous croyez ?
- Oui, c’est bien sordide. C’est sacrément sordide même. Les détenus, les matons, le racket, les viols, la saleté, l’ennui, les visiteurs de prisons. Oui, les visiteurs de prisons, c’est sordide aussi ! Le travail payé à trois euros de l’heure, la misère affective, la solitude ; les suicides aussi, et tout le monde qui s’en fout, sauf la famille quand il y en a une pour pleurer celui qui s'est pendu, parce que faut pas compter sur les détenus, les matons et le directeur pour le faire. Ils n‘ont pas le temps et ils n’en ont pas envie. La prison, c’est sordide et... c’est l’enfer et en enfer, rien n’est possible.
- Cet enfer, c’est peut-être fait pour dissuader les gens d’y aller ou d’y revenir.
- Les gens qui se tiennent pénards sont quand même pas... que des gens qui ne veulent pas aller en prison !
- Continuez !
- En prison, on ne choisit rien. On subit, à moins d’avoir du blé, beaucoup de blé et des contacts.
- Du blé et des contacts ? Ben alors, c'est comme dehors ?!
- Un maton, ça ne doit pas se poser des questions parce que... des réponses... on n’en a pas, et on ne veut pas en avoir. Les réponses ça coûte cher, ça prend du temps et ça bouscule les habitudes et ça dérange les carrières de ceux qui occupent des postes où il est fortement recommandé de ne pas se poser de questions. Le jour où les matons comprendront que leurs conditions de travail sont dépendent des conditions de vie des détenus, alors ce jour-là, notre vie de détenus changera du tout au tout, et la vie des matons aussi.
- Votre vie de détenu, vous avez dit ? Mais vous n’êtes plus en prison Roger !
- Peu importe. La prison ne vous quitte jamais.
- Bien.
- Les conditions de travail des matons dépendent des conditions de vie des détenus. Avouez que pour ne pas comprendre ça, faut être un maton ou un de leurs représentants syndicaux ! Au lieu de demander plus de sécurité, ils feraient bien mieux de demander plus d’humanité sur leur lieu de travail parce que... de sécurité, ils n’en...
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Maisons d’arrêt : une histoire récente
Dans notre histoire, la maison d’arrêt fait figure d’institution récente. Si l’on s’attache aux mots, force est en effet d’admettre que le terme n’apparaît pas avant la Révolution française. Toutefois, durant le moyen âge et l’Ancien Régime, ce que les auteurs anciens appellent communément la "prison" remplit en partie la même finalité qu’une maison d’arrêt contemporaine.
Y sont disposés avant tout des criminels dans l’attente d’un jugement puis d’un châtiment corporel exemplaire, tous placés en situation de détention préventive dans des établissements souvent insalubres où règnent les excès.
En ces temps reculés, la prison fait ainsi office de lieu de garde et non de peine. Elle abrite également, à titre purement coercitif, des débiteurs récalcitrants mis en détention sur la demande de leurs créanciers et libérés une fois leur dette acquittée.
Les choses changent dès 1789
Cette année là, la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen énonce que "la loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires". Dès lors, la prison devient une peine à part entière, consacrée parmi d’autres dans le code pénal de 1791 sous les noms de réclusion, gêne, détention ou emprisonnement.
Dans le même temps, un décret des 16-29 septembre 1791 projette d’établir, auprès de chaque tribunal de district, une maison d’arrêt destinée à recevoir des prévenus. L’institution est née mais sa mise en oeuvre, faute d’organisation et de moyens, s’opère lentement.
La prison reste alors dans l’indifférence et ne fait parler d’elle que lorsqu’elle est source d’abus. Elle inquiète parfois, en particulier les magistrats, craintifs, comme à Lille, à l’idée de devoir envoyer des individus dans des maisons d’arrêt parfois assimilées à des "tombeaux".
Sous Napoléon Ier
Le législateur napoléonien fait l’effort, malgré tout, d’insuffler un nouveau souffle aux établissements. S’il privilégie les prisons pénales, et plus particulièrement les "maisons centrales de détention", il confirme également l’initiative des Constituants en donnant une nouvelle impulsion aux maisons d’arrêt. Cette attention trouve son aboutissement dans l’arrêté du 20 octobre 1810 qui prévoit une maison d’arrêt dans chaque arrondissement. Y sont enfermés les femmes et les filles de mauvaises moeurs, les prévenus de délits ou les condamnés à moins d’un an d’emprisonnement, ainsi que les prévenus et les condamnés de moins de seize ans.
Avec la Monarchie de Juillet, les priorités sont toutes autres
A cette époque, l’accent est mis sur le traitement du détenu et, avec lui, sur l’architecture des prisons.
En 1841, une circulaire exige ainsi que "toute nouvelle maison d’arrêt soit construite selon le régime cellulaire", c’est-à-dire un régime d’emprisonnement individuel strict. Désormais, chaque cellule, d’une superficie d’au moins 9 mètres carrés, doit permettre au détenu de travailler "à demeure". La même circulaire prévoit aussi l’architecture d’ensemble de ces nouvelles maisons d’arrêt. La formule retenue repose sur le projet panoptique de l’anglais Bentham, en somme une prison circulaire ou semi-circulaire permettant une surveillance constante depuis une tour centrale. Très rapidement, on perçoit cependant que la monarchie ne se donne pas les moyens de ses ambitions. Aussi le projet cellulaire est-il progressivement mis en veille, à la différence d’une architecture qui laisse son empreinte dans le paysage carcéral français.
Sous la IIIème république
La loi du 5 juin 1875, en réformant le régime de la détention préventive et la gestion des courtes peines d’emprisonnement, remet les maisons d’arrêt ainsi que l’isolement cellulaire sur le devant de la scène. Ce texte dispose en effet que "les...
ldh.npdc.free.fr | Détails
Dans notre histoire, la maison d’arrêt fait figure d’institution récente. Si l’on s’attache aux mots, force est en effet d’admettre que le terme n’apparaît pas avant la Révolution française. Toutefois, durant le moyen âge et l’Ancien Régime, ce que les auteurs anciens appellent communément la "prison" remplit en partie la même finalité qu’une maison d’arrêt contemporaine.
Y sont disposés avant tout des criminels dans l’attente d’un jugement puis d’un châtiment corporel exemplaire, tous placés en situation de détention préventive dans des établissements souvent insalubres où règnent les excès.
En ces temps reculés, la prison fait ainsi office de lieu de garde et non de peine. Elle abrite également, à titre purement coercitif, des débiteurs récalcitrants mis en détention sur la demande de leurs créanciers et libérés une fois leur dette acquittée.
Les choses changent dès 1789
Cette année là, la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen énonce que "la loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires". Dès lors, la prison devient une peine à part entière, consacrée parmi d’autres dans le code pénal de 1791 sous les noms de réclusion, gêne, détention ou emprisonnement.
Dans le même temps, un décret des 16-29 septembre 1791 projette d’établir, auprès de chaque tribunal de district, une maison d’arrêt destinée à recevoir des prévenus. L’institution est née mais sa mise en oeuvre, faute d’organisation et de moyens, s’opère lentement.
La prison reste alors dans l’indifférence et ne fait parler d’elle que lorsqu’elle est source d’abus. Elle inquiète parfois, en particulier les magistrats, craintifs, comme à Lille, à l’idée de devoir envoyer des individus dans des maisons d’arrêt parfois assimilées à des "tombeaux".
Sous Napoléon Ier
Le législateur napoléonien fait l’effort, malgré tout, d’insuffler un nouveau souffle aux établissements. S’il privilégie les prisons pénales, et plus particulièrement les "maisons centrales de détention", il confirme également l’initiative des Constituants en donnant une nouvelle impulsion aux maisons d’arrêt. Cette attention trouve son aboutissement dans l’arrêté du 20 octobre 1810 qui prévoit une maison d’arrêt dans chaque arrondissement. Y sont enfermés les femmes et les filles de mauvaises moeurs, les prévenus de délits ou les condamnés à moins d’un an d’emprisonnement, ainsi que les prévenus et les condamnés de moins de seize ans.
Avec la Monarchie de Juillet, les priorités sont toutes autres
A cette époque, l’accent est mis sur le traitement du détenu et, avec lui, sur l’architecture des prisons.
En 1841, une circulaire exige ainsi que "toute nouvelle maison d’arrêt soit construite selon le régime cellulaire", c’est-à-dire un régime d’emprisonnement individuel strict. Désormais, chaque cellule, d’une superficie d’au moins 9 mètres carrés, doit permettre au détenu de travailler "à demeure". La même circulaire prévoit aussi l’architecture d’ensemble de ces nouvelles maisons d’arrêt. La formule retenue repose sur le projet panoptique de l’anglais Bentham, en somme une prison circulaire ou semi-circulaire permettant une surveillance constante depuis une tour centrale. Très rapidement, on perçoit cependant que la monarchie ne se donne pas les moyens de ses ambitions. Aussi le projet cellulaire est-il progressivement mis en veille, à la différence d’une architecture qui laisse son empreinte dans le paysage carcéral français.
Sous la IIIème république
La loi du 5 juin 1875, en réformant le régime de la détention préventive et la gestion des courtes peines d’emprisonnement, remet les maisons d’arrêt ainsi que l’isolement cellulaire sur le devant de la scène. Ce texte dispose en effet que "les...
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Ministère de la Justice - Prison et réinsertion
Prison et réinsertion
Les prisons françaises sont gérées par la Direction de l'administration pénitentiaire, rattachée directement au ministère de la Justice et ce depuis 1911.
bandeau - © DAP
"Le service public pénitentiaire participe à l'exécution des décisions et sentences pénales et au maintien de la sécurité publique. Il favorise la réinsertion sociale des personnes confiées par l'autorité judiciaire. Il est organisé de manière à assurer l'individualisation des peines."
Loi du 22 juin 1987
Télécharger la brochure '' l'administration pénitentiaire en France''
Voir les vidéos
© DICOM / Rada Marinova - Patrick Sèbe
Sous-rubriques
Actualités
(118 articles)
L'administration pénitentiaire
(6 articles)
Les personnes prises en charge
(7 articles)
La vie en détention
(12 articles)
La vie hors détention
(6 articles)
Les chiffres clefs
(10 articles)
Les règles pénitentiaires européennes
(1 article)
Métiers et concours
(56 articles)
Textes et réformes
(5 articles)
Annuaire pénitentiaire
(lien)
L'histoire de l'administration pénitentiaire
(5 articles)
Les projets immobiliers
(3 articles)
www.justice.gouv.fr | Détails
Prison et réinsertion
Les prisons françaises sont gérées par la Direction de l'administration pénitentiaire, rattachée directement au ministère de la Justice et ce depuis 1911.
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Une journée à la Maison d'arrêt de Fresnes
07h00 Le domaine pénitentiaire s’éveille dans la pénombre de l’automne. Dehors, il pleut averse.
La galerie centrale- -
A l’intérieur de la maison d’arrêt, le personnel du matin prend progressivement la relève des collègues de la nuit. Pour rejoindre l’une des trois divisions où se trouvent les détenus, les surveillants arpentent une longue et vaste galerie centrale. Parquet ciré, voûte murale aux peintures flambant neuves : malgré un froid glacial l’effet est réussi, Fresnes à la réputation d'être la meilleure prison de France. Après avoir franchi trois sas de sécurité, Vanessa, jeune surveillante fraîchement sortie d'école, arrive à la Division I, où 477 détenus sont gardés sur quatre étages. Ce matin, elle a en charge les cellules du 1er étage, aile sud, soit une cinquantaine de cellules, contenant presque le double de détenus. Comme dans chaque maison d’arrêt, le même rituel commence : en 1/4 d’heure, toutes les cellules sont ouvertes, une à une. "Nous vérifions que les détenus sont bien dans leurs cellules, mais surtout, leur dire bonjour et exiger d’eux une réponse, c’est s’assurer qu’ils sont vivants".
07h30 Le sourd vrombissement des chariots roulant sur le sol carrelé envahit les coursives. C’est l’heure du café. A une extrémité de l’étage, un panneau "gréviste" orne deux portes de cellules. "Dès qu’un détenu se déclare officiellement en grève de la faim, on le place seul dans une cellule, explique Vanessa. On a obligation de lui proposer les repas matin, midi et soir. Quand la situation devient critique, il est évacué vers une unité hospitalière".
Les détenus descendent en file
indienne pour la promenade,
sous l'oeil vigilant de Vanessa- -
07h55
"Mouvements 1,2, 3 et 4 pour 9 heures ! Descente à 8h25 ! Dupond à la 4-89 (ndlr : détenu Dupond, cellule 89 au 4è étage), sortie médecin à 8 heures !" : l’homme qui crie à l’adresse des surveillants d’étages, s’appelle Olivier. Mais ici, pour tout le monde, c’est "rez-de-chaussée". Placé à la "table", bureau situé au rez-de-chaussée, juste à l’entrée de la division, il a pour mission de gérer les mouvements des détenus. Principale qualité requise pour ce poste : avoir une bonne voix, qui puisse porter jusqu’au quatrième étage. Une cinquantaine de mouvements sont prévus ce matin et il faut éviter les croisements, déclencheurs d’incidents. Il n'est pas 8 heures et déjà huit "passagers hôpitaux" ont été extraits. Olivier voulait être surveillant pour l'esprit d'équipe et le travail de réinsertion des détenus. Satisfait sur le premier point, le second est inexistant, faute de temps et de personnel suffisants.
08h00 C’est l’heure de pointe dans la cour d’honneur. Le rideau métallique du sas, qui suit l’imposante porte d’entrée boisée de la prison, commence sa danse frénétique. De sa gueule entrebâillée s’extirpent à un rythme soutenu, une heure durant, fourgons blindés et ambulances. Les manœuvres des véhicules sur le sol pavé résonnent contre les murs d’enceinte. Là, encadrés par des forces de l’ordre, les "arrivants" découvrent leur nouvel univers. D’autres prennent le chemin inverse. "Chaque jour nous effectuons une vingtaine d’extractions vers les tribunaux de Versailles et de Bobigny et autant de transferts vers d’autres prisons. A cela, il faut ajouter les remises en liberté, les permissions de sortie et les consultations à l’hôpital ", explique le chef de service Hervé Duplay.
C'est l'heure de la "cantine"--
08h30 :
Retour Division I. Au quatrième étage, un surveillant accompagne deux détenus qui poussent des chariots faits de bric et de broc le long des coursives. Produits hygiéniques, gâteaux, coca, cigarettes… c’est le jour de la "cantine". Les prix sont à peine...
tf1.lci.fr | Détails
07h00 Le domaine pénitentiaire s’éveille dans la pénombre de l’automne. Dehors, il pleut averse.
La galerie centrale- -
A l’intérieur de la maison d’arrêt, le personnel du matin prend progressivement la relève des collègues de la nuit. Pour rejoindre l’une des trois divisions où se trouvent les détenus, les surveillants arpentent une longue et vaste galerie centrale. Parquet ciré, voûte murale aux peintures flambant neuves : malgré un froid glacial l’effet est réussi, Fresnes à la réputation d'être la meilleure prison de France. Après avoir franchi trois sas de sécurité, Vanessa, jeune surveillante fraîchement sortie d'école, arrive à la Division I, où 477 détenus sont gardés sur quatre étages. Ce matin, elle a en charge les cellules du 1er étage, aile sud, soit une cinquantaine de cellules, contenant presque le double de détenus. Comme dans chaque maison d’arrêt, le même rituel commence : en 1/4 d’heure, toutes les cellules sont ouvertes, une à une. "Nous vérifions que les détenus sont bien dans leurs cellules, mais surtout, leur dire bonjour et exiger d’eux une réponse, c’est s’assurer qu’ils sont vivants".
07h30 Le sourd vrombissement des chariots roulant sur le sol carrelé envahit les coursives. C’est l’heure du café. A une extrémité de l’étage, un panneau "gréviste" orne deux portes de cellules. "Dès qu’un détenu se déclare officiellement en grève de la faim, on le place seul dans une cellule, explique Vanessa. On a obligation de lui proposer les repas matin, midi et soir. Quand la situation devient critique, il est évacué vers une unité hospitalière".
Les détenus descendent en file
indienne pour la promenade,
sous l'oeil vigilant de Vanessa- -
07h55
"Mouvements 1,2, 3 et 4 pour 9 heures ! Descente à 8h25 ! Dupond à la 4-89 (ndlr : détenu Dupond, cellule 89 au 4è étage), sortie médecin à 8 heures !" : l’homme qui crie à l’adresse des surveillants d’étages, s’appelle Olivier. Mais ici, pour tout le monde, c’est "rez-de-chaussée". Placé à la "table", bureau situé au rez-de-chaussée, juste à l’entrée de la division, il a pour mission de gérer les mouvements des détenus. Principale qualité requise pour ce poste : avoir une bonne voix, qui puisse porter jusqu’au quatrième étage. Une cinquantaine de mouvements sont prévus ce matin et il faut éviter les croisements, déclencheurs d’incidents. Il n'est pas 8 heures et déjà huit "passagers hôpitaux" ont été extraits. Olivier voulait être surveillant pour l'esprit d'équipe et le travail de réinsertion des détenus. Satisfait sur le premier point, le second est inexistant, faute de temps et de personnel suffisants.
08h00 C’est l’heure de pointe dans la cour d’honneur. Le rideau métallique du sas, qui suit l’imposante porte d’entrée boisée de la prison, commence sa danse frénétique. De sa gueule entrebâillée s’extirpent à un rythme soutenu, une heure durant, fourgons blindés et ambulances. Les manœuvres des véhicules sur le sol pavé résonnent contre les murs d’enceinte. Là, encadrés par des forces de l’ordre, les "arrivants" découvrent leur nouvel univers. D’autres prennent le chemin inverse. "Chaque jour nous effectuons une vingtaine d’extractions vers les tribunaux de Versailles et de Bobigny et autant de transferts vers d’autres prisons. A cela, il faut ajouter les remises en liberté, les permissions de sortie et les consultations à l’hôpital ", explique le chef de service Hervé Duplay.
C'est l'heure de la "cantine"--
08h30 :
Retour Division I. Au quatrième étage, un surveillant accompagne deux détenus qui poussent des chariots faits de bric et de broc le long des coursives. Produits hygiéniques, gâteaux, coca, cigarettes… c’est le jour de la "cantine". Les prix sont à peine...
tf1.lci.fr | Détails
Tarbes. La maison d'arrêt prend la clef des chants
Concert de rock metal sous haute surveillance, hier, rue Eugène-Ténot pour la Fête de la musique. Un moyen de dédramatiser la prison.
Une bonne mesure de ciel bleu et des notes puissantes s'échappant des murs d'enceinte. Hier, la Fête de la musique n'a pas fait pénitence à la maison d'arrêt de Tarbes. Avec le groupe Soul'Shock, un quatuor de rock metal, elle a tenu concert au parloir.
Côté décibels, ça a bien déménagé. Une heure pleine de densité, fortement rythmée, dont l'écho a rempli l'établissement. « Ça dédramatise la prison », considère Jean-Philippe Cabal, aux commandes depuis quatre ans. Il s'efforce de multiplier ce genre d'occasions et la population pénale apprécie. Même s'ils n'étaient qu'une douzaine dans la petite salle fraîchement repeinte en ocre jaune où chacun s'est assis devant l'estrade qui tenait lieu de scène.Salve d'applaudissements après chaque morceau. Mais la retenue reste de mise. Milieu carcéral oblige. Seulement quelques pieds battent la mesure. Les autres occupants des lieux n'ont pas voulu manquer la promenade. C'est leur séquence d'oxygénation quotidienne, dans un établissement qui ne semble pas souffrir de surpopulation : une centaine de détenus pour 65 places et 119 lits. Un chiffre tempéré par les chantiers extérieurs (2), les semi-libertés (6) et 7 bracelets.
Les musiciens sont arrivés avec une heure d'avance pour accorder leurs « violons ». « On flippe un peu », nous confiaient-ils avant de franchir les murs, les portes et puis les grilles. Pourtant, l'endroit laisse désormais filtrer la lumière, rehaussée de blanc, à grands coups de pinceau.
« ca fait oublier le reste »
Les questions ont fusé après un dernier sursaut d'Yvan, le batteur. Plusieurs spectateurs ont demandé à Yannick comment il réglait les micros de sa guitare. Au final, Mohamed, en tant que spectateur, n'a pas boudé son plaisir. Il est content « d'avoir vu d'autres têtes ». Ce maçon, également peintre en bâtiment, raconte qu'il arrive à gagner 200€ par mois en travaillant pour la maison d'arrêt.
Ses problèmes actuels sont liés à l'alcool et la toxicomanie. Il veut « remettre le compteur à zéro » et résume : « Si on respecte les règles, ici, ça se passe bien. » Il est musulman mais va à la messe. Une façon de partager, au-delà de toute croyance, des moments de fraternité. Ce détenu trouve beaucoup d'écoute auprès des surveillants. « Rencontrer des psychologues me fait aussi du bien », ajoute-t-il. Pierre apprécie, lui aussi, cet intermède musical qui « fait oublier le reste ».
Des « pensionnaires » plutôt jeunes, dont l'âge se situe entre 20 et 30 ans. La plupart sont Tarbais, en détention provisoire pour 60 % d'entre eux. Les nouvelles règles pénitentiaires européennes permettent d'élargir leur horizon, comme l'explique Dominique Josset, directrice du service pénitentiaire d'insertion et de probation (ci-contre). La formation va de pair avec l'intervention d'un instituteur. Mais l'établissement est également équipé d'une bibliothèque et d'une salle informatique. Quant aux arts plastiques, ils font de plus en plus d'adeptes. Pour la Fête de la musique, la maison d'arrêt voulait aussi se mettre au diapason.
www.ladepeche.fr | Détails
Concert de rock metal sous haute surveillance, hier, rue Eugène-Ténot pour la Fête de la musique. Un moyen de dédramatiser la prison.
Une bonne mesure de ciel bleu et des notes puissantes s'échappant des murs d'enceinte. Hier, la Fête de la musique n'a pas fait pénitence à la maison d'arrêt de Tarbes. Avec le groupe Soul'Shock, un quatuor de rock metal, elle a tenu concert au parloir.
Côté décibels, ça a bien déménagé. Une heure pleine de densité, fortement rythmée, dont l'écho a rempli l'établissement. « Ça dédramatise la prison », considère Jean-Philippe Cabal, aux commandes depuis quatre ans. Il s'efforce de multiplier ce genre d'occasions et la population pénale apprécie. Même s'ils n'étaient qu'une douzaine dans la petite salle fraîchement repeinte en ocre jaune où chacun s'est assis devant l'estrade qui tenait lieu de scène.Salve d'applaudissements après chaque morceau. Mais la retenue reste de mise. Milieu carcéral oblige. Seulement quelques pieds battent la mesure. Les autres occupants des lieux n'ont pas voulu manquer la promenade. C'est leur séquence d'oxygénation quotidienne, dans un établissement qui ne semble pas souffrir de surpopulation : une centaine de détenus pour 65 places et 119 lits. Un chiffre tempéré par les chantiers extérieurs (2), les semi-libertés (6) et 7 bracelets.
Les musiciens sont arrivés avec une heure d'avance pour accorder leurs « violons ». « On flippe un peu », nous confiaient-ils avant de franchir les murs, les portes et puis les grilles. Pourtant, l'endroit laisse désormais filtrer la lumière, rehaussée de blanc, à grands coups de pinceau.
« ca fait oublier le reste »
Les questions ont fusé après un dernier sursaut d'Yvan, le batteur. Plusieurs spectateurs ont demandé à Yannick comment il réglait les micros de sa guitare. Au final, Mohamed, en tant que spectateur, n'a pas boudé son plaisir. Il est content « d'avoir vu d'autres têtes ». Ce maçon, également peintre en bâtiment, raconte qu'il arrive à gagner 200€ par mois en travaillant pour la maison d'arrêt.
Ses problèmes actuels sont liés à l'alcool et la toxicomanie. Il veut « remettre le compteur à zéro » et résume : « Si on respecte les règles, ici, ça se passe bien. » Il est musulman mais va à la messe. Une façon de partager, au-delà de toute croyance, des moments de fraternité. Ce détenu trouve beaucoup d'écoute auprès des surveillants. « Rencontrer des psychologues me fait aussi du bien », ajoute-t-il. Pierre apprécie, lui aussi, cet intermède musical qui « fait oublier le reste ».
Des « pensionnaires » plutôt jeunes, dont l'âge se situe entre 20 et 30 ans. La plupart sont Tarbais, en détention provisoire pour 60 % d'entre eux. Les nouvelles règles pénitentiaires européennes permettent d'élargir leur horizon, comme l'explique Dominique Josset, directrice du service pénitentiaire d'insertion et de probation (ci-contre). La formation va de pair avec l'intervention d'un instituteur. Mais l'établissement est également équipé d'une bibliothèque et d'une salle informatique. Quant aux arts plastiques, ils font de plus en plus d'adeptes. Pour la Fête de la musique, la maison d'arrêt voulait aussi se mettre au diapason.
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La détention en France : Maison d'arrêt de la Santé : entretiens avec Pierre Raffin, son directeur
Compte rendu des deux entretiens réalisés avec Monsieur Pierre Raffin, Directeur de la Maison d’arrêt de Paris la Santé, effectués les 18 décembre 2002 et 11 mars 2003 par Jean-Marie Landrin et Jean-Marc Peyron (membres de l’ACAT).
Par ailleurs, Monsieur Pierre Raffin a accepté une rencontre débat à l'initiative de l'ACAT Paris V le jeudi 11 novembre 2003 à la Maison fraternelle.
Rédaction du compte rendu : Jean-Marc Peyron
Objectif des entretiens :
Ces deux entretiens avaient pour objectif de faire le point sur l’état d’avancement des réponses apportées par le Gouvernement français (réf CPT/Inf (2001) 11) aux observations faites par le Comité européen de prévention de la torture dans son rapport relatif à sa visite en France effectuée du 14 au 26 mai 2000 (réf CPT/Inf (2001) 10).
Le compte-rendu
Selon Monsieur Raffin, un regard extérieur au monde pénitentiaire est utile et favorise la transparence sur la situation dans les prisons. Lui-même a déjà accueilli une visite du CPT alors qu’il était en charge de la maison d’arrêt d’Aix en Provence. Monsieur Raffin avait participé au Conseil d’orientation stratégique .
La violence
Le « caïdat » ainsi que les conséquences de la déstabilisation sociale et psychologique que provoque l’incarcération sont les causes essentielles des mauvais traitements entre détenus. La Maison d’arrêt de la Santé ne disposant que d’un surveillant pour 100 détenus, la gestion matérielle prime sur la prise en charge psychologique et sur l’accompagnement personnalisé. La situation à cet égard est meilleure dans les Maisons centrales (un surveillant pour vingt détenus) même si ce taux d’encadrement reste l’un des plus faibles d’Europe.
acatparis5.free.fr | Détails
Compte rendu des deux entretiens réalisés avec Monsieur Pierre Raffin, Directeur de la Maison d’arrêt de Paris la Santé, effectués les 18 décembre 2002 et 11 mars 2003 par Jean-Marie Landrin et Jean-Marc Peyron (membres de l’ACAT).
Par ailleurs, Monsieur Pierre Raffin a accepté une rencontre débat à l'initiative de l'ACAT Paris V le jeudi 11 novembre 2003 à la Maison fraternelle.
Rédaction du compte rendu : Jean-Marc Peyron
Objectif des entretiens :
Ces deux entretiens avaient pour objectif de faire le point sur l’état d’avancement des réponses apportées par le Gouvernement français (réf CPT/Inf (2001) 11) aux observations faites par le Comité européen de prévention de la torture dans son rapport relatif à sa visite en France effectuée du 14 au 26 mai 2000 (réf CPT/Inf (2001) 10).
Le compte-rendu
Selon Monsieur Raffin, un regard extérieur au monde pénitentiaire est utile et favorise la transparence sur la situation dans les prisons. Lui-même a déjà accueilli une visite du CPT alors qu’il était en charge de la maison d’arrêt d’Aix en Provence. Monsieur Raffin avait participé au Conseil d’orientation stratégique .
La violence
Le « caïdat » ainsi que les conséquences de la déstabilisation sociale et psychologique que provoque l’incarcération sont les causes essentielles des mauvais traitements entre détenus. La Maison d’arrêt de la Santé ne disposant que d’un surveillant pour 100 détenus, la gestion matérielle prime sur la prise en charge psychologique et sur l’accompagnement personnalisé. La situation à cet égard est meilleure dans les Maisons centrales (un surveillant pour vingt détenus) même si ce taux d’encadrement reste l’un des plus faibles d’Europe.
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La maison d'arrêt de la principauté de Monaco
4, avenue Saint Martin
MC 98000 MONACO
Téléphone : (+ 377) 98 98 20 00
Directeur : M. Christian ZABALDANO
Directeur Adjoint : M. Marcel CUQ
* Historique
* L’établissement et son fonctionnement
La fonction pénitentiaire est ancienne en Principauté et l’évocation de son histoire est loin d’être dénuée d’intérêt. Aujourd’hui, l’activité de la maison d’arrêt de Monaco est encadrée par des règles. Les textes régissant l'organisation et le fonctionnement de la maison d'arrêt ont bénéficié d'une refonte complête.
* Historique
En dépit du peu d’informations disponibles quant à la situation des prisons monégasques avant 1789, il est probable qu’elles se trouvaient dans l’enceinte même du Palais Princier, ainsi qu’en atteste un registre de trésorerie de l’année 1726, précisions maintes fois retrouvées dans d’autres registres.
En 1792, la Principauté, rattachée à la France, à cette époque en conflits sur tous les fronts, doit accueillir les prisonniers de guerre. Un procès-verbal daté du 4 ventôse an VIII de la République (23 février 1800), établi par le Commandant militaire de la place de Monaco fait état de la situation déplorable de six appartements à l’intérieur du Palais tenant lieu de prison
La Famille Princière, de retour à Monaco en 1815, reprend possession de Sa demeure dont sont évacués les nombreux services qui s’y étaient indûment installés durant la Révolution française. La question judiciaire et de l’ordre public se pose dans son ensemble. Le Prince Honoré V s’intéresse à la transformation pénitentiaire en recourant, dans un premier temps, à d’anciens magasins. Mais ceux-ci s’avèrent, à l’usage, insuffisants et inadaptés aux besoins d’une prison.
Dans les années 1865, le choix se porte donc sur un grand souterrain se situant sous les jardins Saint Martin. Cet espace, d’une superficie de 46 mètres de long, 9 mètres de large et de 6 mètres de haut, se trouvait dans les fortifications construites au début du 17ème siècle par le Prince Antoine 1er, à proximité du Fort portant Son nom. Destiné à abriter la population et la garnison en cas d’attaque, il présentait en outre l’avantage d’être pourvu d’une citerne de grande capacité.
Au 19ème siècle, la police de la prison était confiée au Maire qui l’exerçait sous la surveillance du gouverneur général et de l’avocat général (1). A partir de 1897, la prison passe sous l’autorité exclusive du gouverneur général. Elle demeurera dans la dépendance du pouvoir exécutif pendant un peu moins d’un siècle, la tutelle administrative ayant été confiée au Département de l’Intérieur depuis 1955.
La situation change avec l’Ordonnance Souveraine n° 9749 du 9 mars 1990 qui confie l’administration pénitentiaire à l’autorité hiérarchique du directeur des services judiciaires. A l’instar des législations de nombreux autres pays européens, l’exécution des peines est désormais, à Monaco aussi, pleinement assurée sous le contrôle du pouvoir judiciaire.
(1) respectivement les anciennes dénominations du ministre d’Etat et du procureur général
Les lieux
Si les prisons monégasques sont demeurées sur le même site, leurs aspects extérieur et intérieur ont cependant été profondément modifiés. A cet égard, la période récente a connu des remaniements importants du bâtiment abritant l’institution désormais dénommée « maison d’arrêt ».
Dès 1986, le Gouvernement Princier décide de la rénovation et de la première extension de la Maison d’Arrêt. En 1988, date de l’achèvement des travaux, la capacité de l’établissement permet d’accueillir 90 détenus, répartis en trois quartiers : hommes, femmes et mineurs.
Une nouvelle phase de travaux a été décidée au cours de l’année 2000 afin de créer un ensemble administratif sur trois niveaux d’une superficie de 1200...
www.gouv.mc | Détails
4, avenue Saint Martin
MC 98000 MONACO
Téléphone : (+ 377) 98 98 20 00
Directeur : M. Christian ZABALDANO
Directeur Adjoint : M. Marcel CUQ
* Historique
* L’établissement et son fonctionnement
La fonction pénitentiaire est ancienne en Principauté et l’évocation de son histoire est loin d’être dénuée d’intérêt. Aujourd’hui, l’activité de la maison d’arrêt de Monaco est encadrée par des règles. Les textes régissant l'organisation et le fonctionnement de la maison d'arrêt ont bénéficié d'une refonte complête.
* Historique
En dépit du peu d’informations disponibles quant à la situation des prisons monégasques avant 1789, il est probable qu’elles se trouvaient dans l’enceinte même du Palais Princier, ainsi qu’en atteste un registre de trésorerie de l’année 1726, précisions maintes fois retrouvées dans d’autres registres.
En 1792, la Principauté, rattachée à la France, à cette époque en conflits sur tous les fronts, doit accueillir les prisonniers de guerre. Un procès-verbal daté du 4 ventôse an VIII de la République (23 février 1800), établi par le Commandant militaire de la place de Monaco fait état de la situation déplorable de six appartements à l’intérieur du Palais tenant lieu de prison
La Famille Princière, de retour à Monaco en 1815, reprend possession de Sa demeure dont sont évacués les nombreux services qui s’y étaient indûment installés durant la Révolution française. La question judiciaire et de l’ordre public se pose dans son ensemble. Le Prince Honoré V s’intéresse à la transformation pénitentiaire en recourant, dans un premier temps, à d’anciens magasins. Mais ceux-ci s’avèrent, à l’usage, insuffisants et inadaptés aux besoins d’une prison.
Dans les années 1865, le choix se porte donc sur un grand souterrain se situant sous les jardins Saint Martin. Cet espace, d’une superficie de 46 mètres de long, 9 mètres de large et de 6 mètres de haut, se trouvait dans les fortifications construites au début du 17ème siècle par le Prince Antoine 1er, à proximité du Fort portant Son nom. Destiné à abriter la population et la garnison en cas d’attaque, il présentait en outre l’avantage d’être pourvu d’une citerne de grande capacité.
Au 19ème siècle, la police de la prison était confiée au Maire qui l’exerçait sous la surveillance du gouverneur général et de l’avocat général (1). A partir de 1897, la prison passe sous l’autorité exclusive du gouverneur général. Elle demeurera dans la dépendance du pouvoir exécutif pendant un peu moins d’un siècle, la tutelle administrative ayant été confiée au Département de l’Intérieur depuis 1955.
La situation change avec l’Ordonnance Souveraine n° 9749 du 9 mars 1990 qui confie l’administration pénitentiaire à l’autorité hiérarchique du directeur des services judiciaires. A l’instar des législations de nombreux autres pays européens, l’exécution des peines est désormais, à Monaco aussi, pleinement assurée sous le contrôle du pouvoir judiciaire.
(1) respectivement les anciennes dénominations du ministre d’Etat et du procureur général
Les lieux
Si les prisons monégasques sont demeurées sur le même site, leurs aspects extérieur et intérieur ont cependant été profondément modifiés. A cet égard, la période récente a connu des remaniements importants du bâtiment abritant l’institution désormais dénommée « maison d’arrêt ».
Dès 1986, le Gouvernement Princier décide de la rénovation et de la première extension de la Maison d’Arrêt. En 1988, date de l’achèvement des travaux, la capacité de l’établissement permet d’accueillir 90 détenus, répartis en trois quartiers : hommes, femmes et mineurs.
Une nouvelle phase de travaux a été décidée au cours de l’année 2000 afin de créer un ensemble administratif sur trois niveaux d’une superficie de 1200...
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Maison d'arrêt de Fresnes - Wikipédia
La prison de Fresnes est une maison d'arrêt située dans la banlieue sud de Paris, sur la commune de Fresnes.
Avec Fleury-Mérogis et la prison de la Santé, c'est l’un des trois principaux établissements pénitentiaires de la région parisienne, et aussi l'un des plus importants de France. Bien que sa capacité soit de 1 444 places, 1 641 personnes y étaient détenues au 28 juin 2005.
Sommaire
[masquer]
* 1 Histoire
* 2 Évasion célèbre
* 3 La prison aujourd'hui
o 3.1 le Grand quartier (GQ) des hommes ou maison d’arrêt des hommes (MAH)
o 3.2 Le Centre national d'observation (CNO)
o 3.3 La Maison d’arrêt des femmes (MAF)
o 3.4 L'établissement public de santé national (ex-établissement pénitentiaire de santé national) de Fresnes (EPSNF)
* 4 Notes et références
* 5 Bibliographie
* 6 Liens externes
Histoire [modifier]
La prison fut construite de 1895 à 1898 par l'architecte Henri Poussin. L'architecture mise en place est innovante et fonctionnelle, elle sera connue sous le nom de plan « en pôle téléphonique ». Pour la première fois, les blocs cellulaires sont disposés perpendiculairement à un corridor central, qui dessert les autres blocs et les pièces communes. Elle servira de modèle pendant près d'un siècle à bien d'autres prisons en France comme les Baumettes à Marseille, ou aux États-Unis, comme Riker's Island à New York.
Comme toute prison importante, la prison de Fresnes a son lot de prisonniers célèbres.
Pendant l'Occupation, elle fut utilisée par les Nazis pour emprisonner et torturer résistants et agents des services secrets britanniques. Louis Armand, Marc Sangnier y furent incarcérés et la résistante Bertie Albrecht s'y donna la mort. Après le débarquement de Normandie, la Gestapo exécuta certains des prisonniers, comme Suzanne Spaak, une semaine avant la libération de Paris.
Lors de l'épuration qui suivit la Libération, ce furent cette fois des collaborateurs qui y furent incarcérés comme Jean Hérold-Paquis, Pierre Laval exécuté en octobre 1945 dans les murs mêmes de la prison, l'écrivain Robert Brasillach, emprisonné jusqu'à son exécution en février 1945, et où il écrivit les Poèmes de Fresnes, et l'industriel Louis Renault, mort dans des circonstances douteuses.
Durant la guerre d'Algérie, Fresnes vit incarcérés à la fois des membres :
* du FLN, les futurs dirigeants de l'Algérie,
* de l'OAS, des généraux et de nombreux militaires de l'armée française dont certains furent condamnés à mort : Claude Piegts et Albert Dovecar, tous deux fusillés dans la forêt de Marly-le-Roi ; Roger Degueldre et Jean Bastien-Thiry (responsable de l'attentat du Petit-Clamart à l'encontre du général de Gaulle), tous deux fusillés au fort d'Ivry ; le général Jouhaud, qui sera gracié.
En 1978, l'administration décida d'y faire entreposer la guillotine, désirant faire de la prison le seul lieu habilité aux exécutions capitales en France. Cependant, la « veuve » y restera muette, les derniers détenus qui ont été transférés à Fresnes en vue de leur éventuelle exécution ayant tous été graciés ou, ayant eu leur peine convertie suite à l'abolition de la mort.
Plus récemment, Paul Touvier et Loïk Le Floch-Prigent y ont été également incarcérés.
Évasion célèbre [modifier]
* Antonio Ferrara s'en échappa en mars 2003.
La prison aujourd'hui [modifier]
(Données pour l'année 2006)
Il y a trois principaux types d’établissements pénitentiaires en France (hors établissements de semi-liberté et centres de détention pour étrangers ou pour mineurs) : maisons d’arrêt, centres de détention et maisons centrales, ces deux derniers étant des établissements pour peine, c’est-à-dire des prisons pour personnes condamnées, à la différence des maisons d’arrêt censées n’accueillir que des personnes prévenues (en attente de jugement)...
fr.wikipedia.org | Détails
La prison de Fresnes est une maison d'arrêt située dans la banlieue sud de Paris, sur la commune de Fresnes.
Avec Fleury-Mérogis et la prison de la Santé, c'est l’un des trois principaux établissements pénitentiaires de la région parisienne, et aussi l'un des plus importants de France. Bien que sa capacité soit de 1 444 places, 1 641 personnes y étaient détenues au 28 juin 2005.
Sommaire
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* 1 Histoire
* 2 Évasion célèbre
* 3 La prison aujourd'hui
o 3.1 le Grand quartier (GQ) des hommes ou maison d’arrêt des hommes (MAH)
o 3.2 Le Centre national d'observation (CNO)
o 3.3 La Maison d’arrêt des femmes (MAF)
o 3.4 L'établissement public de santé national (ex-établissement pénitentiaire de santé national) de Fresnes (EPSNF)
* 4 Notes et références
* 5 Bibliographie
* 6 Liens externes
Histoire [modifier]
La prison fut construite de 1895 à 1898 par l'architecte Henri Poussin. L'architecture mise en place est innovante et fonctionnelle, elle sera connue sous le nom de plan « en pôle téléphonique ». Pour la première fois, les blocs cellulaires sont disposés perpendiculairement à un corridor central, qui dessert les autres blocs et les pièces communes. Elle servira de modèle pendant près d'un siècle à bien d'autres prisons en France comme les Baumettes à Marseille, ou aux États-Unis, comme Riker's Island à New York.
Comme toute prison importante, la prison de Fresnes a son lot de prisonniers célèbres.
Pendant l'Occupation, elle fut utilisée par les Nazis pour emprisonner et torturer résistants et agents des services secrets britanniques. Louis Armand, Marc Sangnier y furent incarcérés et la résistante Bertie Albrecht s'y donna la mort. Après le débarquement de Normandie, la Gestapo exécuta certains des prisonniers, comme Suzanne Spaak, une semaine avant la libération de Paris.
Lors de l'épuration qui suivit la Libération, ce furent cette fois des collaborateurs qui y furent incarcérés comme Jean Hérold-Paquis, Pierre Laval exécuté en octobre 1945 dans les murs mêmes de la prison, l'écrivain Robert Brasillach, emprisonné jusqu'à son exécution en février 1945, et où il écrivit les Poèmes de Fresnes, et l'industriel Louis Renault, mort dans des circonstances douteuses.
Durant la guerre d'Algérie, Fresnes vit incarcérés à la fois des membres :
* du FLN, les futurs dirigeants de l'Algérie,
* de l'OAS, des généraux et de nombreux militaires de l'armée française dont certains furent condamnés à mort : Claude Piegts et Albert Dovecar, tous deux fusillés dans la forêt de Marly-le-Roi ; Roger Degueldre et Jean Bastien-Thiry (responsable de l'attentat du Petit-Clamart à l'encontre du général de Gaulle), tous deux fusillés au fort d'Ivry ; le général Jouhaud, qui sera gracié.
En 1978, l'administration décida d'y faire entreposer la guillotine, désirant faire de la prison le seul lieu habilité aux exécutions capitales en France. Cependant, la « veuve » y restera muette, les derniers détenus qui ont été transférés à Fresnes en vue de leur éventuelle exécution ayant tous été graciés ou, ayant eu leur peine convertie suite à l'abolition de la mort.
Plus récemment, Paul Touvier et Loïk Le Floch-Prigent y ont été également incarcérés.
Évasion célèbre [modifier]
* Antonio Ferrara s'en échappa en mars 2003.
La prison aujourd'hui [modifier]
(Données pour l'année 2006)
Il y a trois principaux types d’établissements pénitentiaires en France (hors établissements de semi-liberté et centres de détention pour étrangers ou pour mineurs) : maisons d’arrêt, centres de détention et maisons centrales, ces deux derniers étant des établissements pour peine, c’est-à-dire des prisons pour personnes condamnées, à la différence des maisons d’arrêt censées n’accueillir que des personnes prévenues (en attente de jugement)...
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La maison d’arrêt de Loos
Après celui de la Seine, le département du Nord est le plus industrialisé, le plus riche et le plus peuplé des départements français pendant tout le XIXe siècle (1,16 million d’habitants en 1851, presque trois fois la moyenne nationale). La densité est quatre fois supérieure à la moyenne nationale. Dans ce département dont les habitants disposent des plus hauts revenus en France, les écarts sociaux sont considérables : le Nord regorge de pauvres, la mendicité y est un fléau endémique. Un seul chiffre : encore en 1900, la mortalité infantile est à Lille de 383 pour mille dans la très populeuse rue des Étaques, de 40 pour mille dans la très bourgeoise rue Royale [1]. Sans commentaire.
Le Nord est un des départements français parmi les plus urbanisés : 50 % de population urbaine (la moyenne nationale est de 31 %) en 1865, mais la grande criminalité y est plus de deux fois moindre (2 % de grands criminels contre 5 % en France). La population pénale y est cependant trois à quatre fois supérieure à la moyenne nationale dans les années 1840-50. S’il y a moins de grands criminels, on y compte cinq fois plus de dettiers d’état (10 % contre 2 %, à cause de la contrebande) et six à sept fois plus de mineurs, vagabonds pour la plupart. 17 % des prisonniers du Nord sont des dettiers et des mineurs, contre 4 % en France. Sources principales de cette délinquance : les orphelins de Paris, qui viennent travailler dans les mines dès l’âge de 12 ans, et les Belges.
La politique suivie par le conseil général peut être caractérisée en peu de mots : conservatisme social et fiscal. Le Nord a bâti trois fois plus de bâtiments publics que la moyenne nationale dans la première moitié du XIXe : mais il est, on vient de le dire, trois fois plus peuplé, et plus du tiers des constructions sont des églises et autres bâtiments ecclésiastiques. Le Nord dépense beaucoup pour ses routes dans les années 1830-1850, malgré la stagnation des revenus départementaux entre 1842 et 1855 [2], pour les voies ferrées et la préfecture quand vient la prospérité des années 1860 [3]. En matière de prisons, la seule grande dépense intervient dans les années 1830, quand sont construits le palais de justice et la nouvelle maison d’arrêt de Lille.
Dès 1803, le préfet a recruté un architecte départemental « pour la conservation des édifices du département ». En 1828, est instituée une commission de trois architectes pour cette fois « superviser les constructions départementales ». En 1831, le conseil général émet le vœu de disposer d’un architecte par arrondissement [4], ce qui est acquis en 1833 [5]. Les architectes départementaux reçoivent entre 600 et 1 000 F d’émoluments fixes (ils visitent tous les établissements publics de leur arrondissement quatre fois par an à partir de 1860), plus des honoraires de 3 % sur les projets dont le coût est supérieur à 5 000 F (10 000 F après 1860) [6].
1. L’état des prisons
John Howard, qui, inlassablement, visita les prisons d’Europe entre 1773 et 1790, avait fait étape à Lille entre le 24 et le 26 mai 1783. Il avait été jusque là agréablement surpris par l’état plus que satisfaisant des prisons françaises. À Lille, Howard découvre l’horreur. 340 prisonniers militaires qui s’entassent à la Citadelle, dont les infirmeries sont « dans un état de saleté et de confinement épouvantable », le scorbut y faisant des « ravages ». La situation n’est pas meilleure dans les prisons civiles : « La Tour de St. Pierre est une vieille bâtisse […] Elle [accueille] 12 prisonniers (3 dettiers, 5 contrebandiers et 5 vagabonds), dont 5 malades qui étaient couchés dans le même lit, dans une pièce très insalubre […] La prison de la ville ne vaut pas mieux avec ses 14 prisonniers. » Howard se demande, après ses visites, comment il « a pu réchapper de la fièvre maligne [qu’il a] contractée lors de [sa]...
www.criminocorpus.cnrs.fr | Détails
Après celui de la Seine, le département du Nord est le plus industrialisé, le plus riche et le plus peuplé des départements français pendant tout le XIXe siècle (1,16 million d’habitants en 1851, presque trois fois la moyenne nationale). La densité est quatre fois supérieure à la moyenne nationale. Dans ce département dont les habitants disposent des plus hauts revenus en France, les écarts sociaux sont considérables : le Nord regorge de pauvres, la mendicité y est un fléau endémique. Un seul chiffre : encore en 1900, la mortalité infantile est à Lille de 383 pour mille dans la très populeuse rue des Étaques, de 40 pour mille dans la très bourgeoise rue Royale [1]. Sans commentaire.
Le Nord est un des départements français parmi les plus urbanisés : 50 % de population urbaine (la moyenne nationale est de 31 %) en 1865, mais la grande criminalité y est plus de deux fois moindre (2 % de grands criminels contre 5 % en France). La population pénale y est cependant trois à quatre fois supérieure à la moyenne nationale dans les années 1840-50. S’il y a moins de grands criminels, on y compte cinq fois plus de dettiers d’état (10 % contre 2 %, à cause de la contrebande) et six à sept fois plus de mineurs, vagabonds pour la plupart. 17 % des prisonniers du Nord sont des dettiers et des mineurs, contre 4 % en France. Sources principales de cette délinquance : les orphelins de Paris, qui viennent travailler dans les mines dès l’âge de 12 ans, et les Belges.
La politique suivie par le conseil général peut être caractérisée en peu de mots : conservatisme social et fiscal. Le Nord a bâti trois fois plus de bâtiments publics que la moyenne nationale dans la première moitié du XIXe : mais il est, on vient de le dire, trois fois plus peuplé, et plus du tiers des constructions sont des églises et autres bâtiments ecclésiastiques. Le Nord dépense beaucoup pour ses routes dans les années 1830-1850, malgré la stagnation des revenus départementaux entre 1842 et 1855 [2], pour les voies ferrées et la préfecture quand vient la prospérité des années 1860 [3]. En matière de prisons, la seule grande dépense intervient dans les années 1830, quand sont construits le palais de justice et la nouvelle maison d’arrêt de Lille.
Dès 1803, le préfet a recruté un architecte départemental « pour la conservation des édifices du département ». En 1828, est instituée une commission de trois architectes pour cette fois « superviser les constructions départementales ». En 1831, le conseil général émet le vœu de disposer d’un architecte par arrondissement [4], ce qui est acquis en 1833 [5]. Les architectes départementaux reçoivent entre 600 et 1 000 F d’émoluments fixes (ils visitent tous les établissements publics de leur arrondissement quatre fois par an à partir de 1860), plus des honoraires de 3 % sur les projets dont le coût est supérieur à 5 000 F (10 000 F après 1860) [6].
1. L’état des prisons
John Howard, qui, inlassablement, visita les prisons d’Europe entre 1773 et 1790, avait fait étape à Lille entre le 24 et le 26 mai 1783. Il avait été jusque là agréablement surpris par l’état plus que satisfaisant des prisons françaises. À Lille, Howard découvre l’horreur. 340 prisonniers militaires qui s’entassent à la Citadelle, dont les infirmeries sont « dans un état de saleté et de confinement épouvantable », le scorbut y faisant des « ravages ». La situation n’est pas meilleure dans les prisons civiles : « La Tour de St. Pierre est une vieille bâtisse […] Elle [accueille] 12 prisonniers (3 dettiers, 5 contrebandiers et 5 vagabonds), dont 5 malades qui étaient couchés dans le même lit, dans une pièce très insalubre […] La prison de la ville ne vaut pas mieux avec ses 14 prisonniers. » Howard se demande, après ses visites, comment il « a pu réchapper de la fièvre maligne [qu’il a] contractée lors de [sa]...
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Ma visite à la Maison d'Arrêt
Dans le cadre de mon bénévolat à la Croix-Rouge Française, je suis amené à me déplacer, et à rencontrer des personnes. Vendredi matin, j’ai eu l’occasion de rentrer à la Maison d’Arrêt de Béziers, Bonne lecture.
J’ai retrouvé Guy devant la Délégation Locale (DL). Nous sommes partis avec le véhicule de la CRF. Quand nous partons pour « une mission » (lol) c’est lui qui conduit, et c’est moi qui fais les démarches, quand une seule personne peut suffire. Nous devions nous rendre à la Mairie, à l’hôpital et à la Maison d’Arrêt (entre autres). Bien sûr, un vendredi matin, circuler dans les rues de Béziers est « mission impossible » : car c’est jour de marché, et c’est bien mieux de faire à pied. Cependant, nous devions voir pas mal de personnes, et il fallait le faire en voiture.
A Béziers c’est une Maison d’Arrêt (Établissement pénitentiaire qui reçoit les prévenus et les condamnés dont la durée de peine restant à purger est inférieure à 1 an). Elle se trouve sur le même plan que le parvis de la Cathédrale Saint-Nazaire, juste à droite du parvis. Je devais remettre un paquet. Guy m’a dit : « tu sonnes, et tu dis c’est la Croix-Rouge ». J’ai trouvé intéressant d’y aller, mais en même temps c’était intimidant. Il s’est garé de l’autre côté de la place, et me suis dirigé vers la porte d’entrée. Un grand mur d’ enceinte, une porte, et une sonnette avec un interphone. J’ai sonné, mon petit paquet dans les mains, un peu anxieux.. On m’a demandé qui j’étais, j’ai répondu « c’est la Croix-Rouge » (sourire) et j’ai entendu le clic de la porte de la porte qui s’ouvrait (on ne m’a pas demandé ce que je venais faire…). J’ai poussé la porte, et suis entré. Devant moi un couloir entre deux bâtiments (ça s’est passé vite, je n’ai pas trop eu le temps de bien regarder). J’ai avancé, et je suis arrivé dans une sorte de cour, je me demandais bien où je devais aller, aucune indication nulle part, ni personne pour m’accueillir. J’ai vu de suite en face de là où j’étais une porte avec des carreaux, et une autre sonnette. Au moment où j’allais sonner (je ne me souviens pas si j’ai eu le temps), un monsieur est venu vers moi et m’a ouvert. (J’en ai déduit que c’était un gardien). Je pense me souvenir qu’il m’a demandé ce que je voulais, et à ma surprise il m’a serré la main. J’ai trouvé ça sympa de sa part. J’étais un peu moins anxieux et intimidé (je n’avais pas de raison, vous me direz…). Je lui ai dit que j’avais un colis pour le directeur de la part de la Croix-Rouge, il l’a pris, m’a dit qu’il n’était pas là, mais qu’il lui donnerait. J’ai eu l’impression qu’il allait me faire entrer plus (nous étions dans une sorte de hall). Je lui ai dit que je n’avais rien d’autre à faire, et l’ai remercié. Je n’allais quand même pas lui demander à visiter (LOL).
J’ai refait le chemin en sens inverse. Au moment où je partais, j’ai entendu un bruit de moteur de moto (je sais les reconnaître de très loin…). J’ai pu voir quand j’étais sur la place que c’était un gardien qui quittait l’établissement, mais cette fois par un grand portail qui a coulissé. J’ai franchi la porte pour arriver sur le parvis de la Cathédrale. Mission accomplie.
Cela fait un moment déjà que j’y pense, Sylvie en a parlé dans un commentaire. Dans un futur proche, j’ai l’intention de faire aide-formateur pour des sessions de PSC1 (prévention et secours civiques de niveau 1). Lorsque j’aurai assez d’expérience pour cela, je voudrai faire de la formation en milieu carcéral (c’est juste un projet, donc à suivre).
Une bonne expérience, pour ma première fois.
Je vous souhaite une excellente semaine. Have a great week.
de la musique entraînante pour bien commencer la semaine : comme d'hab on met le son, et on le monte!
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Dans le cadre de mon bénévolat à la Croix-Rouge Française, je suis amené à me déplacer, et à rencontrer des personnes. Vendredi matin, j’ai eu l’occasion de rentrer à la Maison d’Arrêt de Béziers, Bonne lecture.
J’ai retrouvé Guy devant la Délégation Locale (DL). Nous sommes partis avec le véhicule de la CRF. Quand nous partons pour « une mission » (lol) c’est lui qui conduit, et c’est moi qui fais les démarches, quand une seule personne peut suffire. Nous devions nous rendre à la Mairie, à l’hôpital et à la Maison d’Arrêt (entre autres). Bien sûr, un vendredi matin, circuler dans les rues de Béziers est « mission impossible » : car c’est jour de marché, et c’est bien mieux de faire à pied. Cependant, nous devions voir pas mal de personnes, et il fallait le faire en voiture.
A Béziers c’est une Maison d’Arrêt (Établissement pénitentiaire qui reçoit les prévenus et les condamnés dont la durée de peine restant à purger est inférieure à 1 an). Elle se trouve sur le même plan que le parvis de la Cathédrale Saint-Nazaire, juste à droite du parvis. Je devais remettre un paquet. Guy m’a dit : « tu sonnes, et tu dis c’est la Croix-Rouge ». J’ai trouvé intéressant d’y aller, mais en même temps c’était intimidant. Il s’est garé de l’autre côté de la place, et me suis dirigé vers la porte d’entrée. Un grand mur d’ enceinte, une porte, et une sonnette avec un interphone. J’ai sonné, mon petit paquet dans les mains, un peu anxieux.. On m’a demandé qui j’étais, j’ai répondu « c’est la Croix-Rouge » (sourire) et j’ai entendu le clic de la porte de la porte qui s’ouvrait (on ne m’a pas demandé ce que je venais faire…). J’ai poussé la porte, et suis entré. Devant moi un couloir entre deux bâtiments (ça s’est passé vite, je n’ai pas trop eu le temps de bien regarder). J’ai avancé, et je suis arrivé dans une sorte de cour, je me demandais bien où je devais aller, aucune indication nulle part, ni personne pour m’accueillir. J’ai vu de suite en face de là où j’étais une porte avec des carreaux, et une autre sonnette. Au moment où j’allais sonner (je ne me souviens pas si j’ai eu le temps), un monsieur est venu vers moi et m’a ouvert. (J’en ai déduit que c’était un gardien). Je pense me souvenir qu’il m’a demandé ce que je voulais, et à ma surprise il m’a serré la main. J’ai trouvé ça sympa de sa part. J’étais un peu moins anxieux et intimidé (je n’avais pas de raison, vous me direz…). Je lui ai dit que j’avais un colis pour le directeur de la part de la Croix-Rouge, il l’a pris, m’a dit qu’il n’était pas là, mais qu’il lui donnerait. J’ai eu l’impression qu’il allait me faire entrer plus (nous étions dans une sorte de hall). Je lui ai dit que je n’avais rien d’autre à faire, et l’ai remercié. Je n’allais quand même pas lui demander à visiter (LOL).
J’ai refait le chemin en sens inverse. Au moment où je partais, j’ai entendu un bruit de moteur de moto (je sais les reconnaître de très loin…). J’ai pu voir quand j’étais sur la place que c’était un gardien qui quittait l’établissement, mais cette fois par un grand portail qui a coulissé. J’ai franchi la porte pour arriver sur le parvis de la Cathédrale. Mission accomplie.
Cela fait un moment déjà que j’y pense, Sylvie en a parlé dans un commentaire. Dans un futur proche, j’ai l’intention de faire aide-formateur pour des sessions de PSC1 (prévention et secours civiques de niveau 1). Lorsque j’aurai assez d’expérience pour cela, je voudrai faire de la formation en milieu carcéral (c’est juste un projet, donc à suivre).
Une bonne expérience, pour ma première fois.
Je vous souhaite une excellente semaine. Have a great week.
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L'Hôtel des Haricots, la maison d'arrêt de la Garde nationale
Il faut remonter au XIV° siècle, pour raconter l'histoire. En 1314, on édifia au sommet de la Montagne Sainte Geneviève, à l’emplacement de l’actuelle bibliothèque, le « collège de Montaigu » qui avait reçu de ses élèves le surnom de "collège, ou Hôtel des Haricots" en raison de la pauvreté de la nourriture, composée le plus souvent d’une soupe de haricots qui faisait partie de la pédagogie : « rendre le corps atone pour faire vibrer l’esprit ». Cette institution a été en butte à tous les sarcasmes, au cours des siècles, depuis Erasme, jusqu’à Rabelais qui appelait les « pôvres éscoliers du Collège de la Pouillerie »
Le collège en raison de ses orientations religieuses fut supprimé en 1792, et servit de prison militaire pendant la révolution. Elle fut aussi maison d’arrêt de la Garde nationale, pour punir les infractions à la indiscipline, et les manquements aux obligations militaires. Le public lui redonna tout de suite le nom de « prison des haricots ».
Elle fut ensuite transférée en 1800, rue des Fossés Saint-Bernard (actuel n° 30). De nombreux artistes et littérateurs y furent incarcérés, dont Musset, Gautier, Banville Sue, Balzac qui y fit plusieurs séjours, ainsi que Devéria, Nanteuil etc….
Les murs furent couverts d’inscriptions et de dessins que les collectionneurs d'autographes et les marchands d’art, s’arracheraient aujourd’hui à prix d’or. La maison fut détruite en 1837, et les terrains livrés à l’entrepôt des vins. La nouvelle prison était située près du quai d’Austerlitz au 92 rue de la Gare (aujourd’hui 55 quai d’Austerlitz) dans une ancienne grange à blé, dépendance du « grenier d’abondance » du quartier de l’Arsenal. Elle a été à son tour démolie en 1864 et transférée dans une somptueuse villa rue de Boulainvilliers à Passy jusqu’en 1871. Et, comme le «Théâtre de la rue de la Santé », elle fut remplacée par une institution pour jeunes filles..........................
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Il faut remonter au XIV° siècle, pour raconter l'histoire. En 1314, on édifia au sommet de la Montagne Sainte Geneviève, à l’emplacement de l’actuelle bibliothèque, le « collège de Montaigu » qui avait reçu de ses élèves le surnom de "collège, ou Hôtel des Haricots" en raison de la pauvreté de la nourriture, composée le plus souvent d’une soupe de haricots qui faisait partie de la pédagogie : « rendre le corps atone pour faire vibrer l’esprit ». Cette institution a été en butte à tous les sarcasmes, au cours des siècles, depuis Erasme, jusqu’à Rabelais qui appelait les « pôvres éscoliers du Collège de la Pouillerie »
Le collège en raison de ses orientations religieuses fut supprimé en 1792, et servit de prison militaire pendant la révolution. Elle fut aussi maison d’arrêt de la Garde nationale, pour punir les infractions à la indiscipline, et les manquements aux obligations militaires. Le public lui redonna tout de suite le nom de « prison des haricots ».
Elle fut ensuite transférée en 1800, rue des Fossés Saint-Bernard (actuel n° 30). De nombreux artistes et littérateurs y furent incarcérés, dont Musset, Gautier, Banville Sue, Balzac qui y fit plusieurs séjours, ainsi que Devéria, Nanteuil etc….
Les murs furent couverts d’inscriptions et de dessins que les collectionneurs d'autographes et les marchands d’art, s’arracheraient aujourd’hui à prix d’or. La maison fut détruite en 1837, et les terrains livrés à l’entrepôt des vins. La nouvelle prison était située près du quai d’Austerlitz au 92 rue de la Gare (aujourd’hui 55 quai d’Austerlitz) dans une ancienne grange à blé, dépendance du « grenier d’abondance » du quartier de l’Arsenal. Elle a été à son tour démolie en 1864 et transférée dans une somptueuse villa rue de Boulainvilliers à Passy jusqu’en 1871. Et, comme le «Théâtre de la rue de la Santé », elle fut remplacée par une institution pour jeunes filles..........................
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PRISON.EU.ORG - Le portail de l'information sur les prisons - Un site de Ban Public
Surprenant et même dérangeant pour les anti-sarkozystes patentés, la surpopulation dans les prisons ne serait pas due à la politique sécuritaire du gouvernement voulue par Nicolas Sarkozy, mais aux juges de l’application des peines qui n’appliqueraient pas la loi.
Surprenant et dérangeant dans un état de droit que des juges n’appliquent pas la loi telle qu’elle est écrite et inventent même parfois des lois qui n’existent pas.
Mais que fait la police ? Et le gouvernement ? Et l’opposition ?
En effet, d’après un relevé effectué dans des établissements pénitentiaires, ce serait plus de 25% des détenus qui le serait illégalement. Explication.
" Ne donne pas de sens à sa peine, ne reconnaît pas les faits, fin de peine trop proche, Pas assez d’heure de formation", sont quelques-uns des motifs iniques utilisés par des juges d’application des peines (Jap) pour rejeter une demande de libération conditionnelle d’une personne détenue alors que le dossier était bien ficelé et surtout validé par l’administration pénitentiaire, c’est-à-dire par le Chef de l’établissement, le Conseiller d’insertion et de probation, et un Cadre de détention. Seul problème : tous ces motifs sont illégaux. Ils ne sont pas prévus par le Code de procédure pénale (Cpp), article 729, qui définit les conditions d’accès à la libération conditionnelle. Et pourtant, "la loi est d’interprétation stricte", c’est le Code pénal qui le dit. Mais il y a une autre embûche dans ce parcours du combattant. Dans l’article 729 du Cpp, c’est la conjonction de coordination "soit" qui est utilisée dans l’énumération des conditions, l’une ou l’autre est suffisante. Or les Jap utilisent de plus en plus et de leur plein gré la conjonction "et", tout aussi illégalement. Du coup, très peu de personnes obtiennent une libération conditionnelle. La France se situe derrière la Lettonie pour ces libérations et bonne avant-dernière devant la Moldavie, c’est dire...
Les détenus français seraient-ils les plus dangereux d’Europe ? Certes non. L’immense majorité a la volonté de réintégrer la société, de se réinsérer professionnellement et de se faire oublier, de passer à autre chose et de construire un autre chapitre de son existence.
Alors, que se passe-t-il dans les prisons françaises ? Pourquoi les juges agissent-ils de la sorte ? Il y a un faisceau de motifs : certains se disent qu’en étant encore plus sécuritaire et répressif, ça fera bien dans leur dossier de carrière. D’autres ont pris la partie d’être toujours d’accord avec le procureur ou son substitut pour éviter la confrontation et risquer d’avoir trop d’appel du Ministère public contre ses décisions de libérer. D’autres encore en veulent au gouvernement d’avoir stigmatisé un Jap dans l’affaire dite du " Chinois ". Enfin, d’autres se disent qu’en créant beaucoup d’activités, on justifie le maintient du tribunal malgré la réforme de la carte judiciaire. Tout cela ne serait pas grave s’il n’y avait pas une surpopulation carcérale qui peut atteindre jusqu’à 210%, en moyenne 140 à 180%, des suicides de personnes détenues ( plus de 130 depuis le début de l’année) et de surveillants ( 10 depuis le début de l’année), une explosion des personnes de tous âges malades plus ou moins gravement, beaucoup de surveillants en dépression nerveuse et énormément de violence entre personnes détenues et envers les surveillants. Et le pire, c’est que cela peut vous arriver, pensez-y. Vous pourriez vous aussi être connaître la prison, un jour. Un homme de 48 ans a été condamné à un mois de prison ferme pour conduite en état d’ivresse en récidive. Il s’st suicidé en prison parce qu’il n’a pas supporté. Les Surveillants avaient tous prévu, les magistrats sont restés indifférents. Mais pour rien à 48 ans....
prison.eu.org | Détails
Surprenant et même dérangeant pour les anti-sarkozystes patentés, la surpopulation dans les prisons ne serait pas due à la politique sécuritaire du gouvernement voulue par Nicolas Sarkozy, mais aux juges de l’application des peines qui n’appliqueraient pas la loi.
Surprenant et dérangeant dans un état de droit que des juges n’appliquent pas la loi telle qu’elle est écrite et inventent même parfois des lois qui n’existent pas.
Mais que fait la police ? Et le gouvernement ? Et l’opposition ?
En effet, d’après un relevé effectué dans des établissements pénitentiaires, ce serait plus de 25% des détenus qui le serait illégalement. Explication.
" Ne donne pas de sens à sa peine, ne reconnaît pas les faits, fin de peine trop proche, Pas assez d’heure de formation", sont quelques-uns des motifs iniques utilisés par des juges d’application des peines (Jap) pour rejeter une demande de libération conditionnelle d’une personne détenue alors que le dossier était bien ficelé et surtout validé par l’administration pénitentiaire, c’est-à-dire par le Chef de l’établissement, le Conseiller d’insertion et de probation, et un Cadre de détention. Seul problème : tous ces motifs sont illégaux. Ils ne sont pas prévus par le Code de procédure pénale (Cpp), article 729, qui définit les conditions d’accès à la libération conditionnelle. Et pourtant, "la loi est d’interprétation stricte", c’est le Code pénal qui le dit. Mais il y a une autre embûche dans ce parcours du combattant. Dans l’article 729 du Cpp, c’est la conjonction de coordination "soit" qui est utilisée dans l’énumération des conditions, l’une ou l’autre est suffisante. Or les Jap utilisent de plus en plus et de leur plein gré la conjonction "et", tout aussi illégalement. Du coup, très peu de personnes obtiennent une libération conditionnelle. La France se situe derrière la Lettonie pour ces libérations et bonne avant-dernière devant la Moldavie, c’est dire...
Les détenus français seraient-ils les plus dangereux d’Europe ? Certes non. L’immense majorité a la volonté de réintégrer la société, de se réinsérer professionnellement et de se faire oublier, de passer à autre chose et de construire un autre chapitre de son existence.
Alors, que se passe-t-il dans les prisons françaises ? Pourquoi les juges agissent-ils de la sorte ? Il y a un faisceau de motifs : certains se disent qu’en étant encore plus sécuritaire et répressif, ça fera bien dans leur dossier de carrière. D’autres ont pris la partie d’être toujours d’accord avec le procureur ou son substitut pour éviter la confrontation et risquer d’avoir trop d’appel du Ministère public contre ses décisions de libérer. D’autres encore en veulent au gouvernement d’avoir stigmatisé un Jap dans l’affaire dite du " Chinois ". Enfin, d’autres se disent qu’en créant beaucoup d’activités, on justifie le maintient du tribunal malgré la réforme de la carte judiciaire. Tout cela ne serait pas grave s’il n’y avait pas une surpopulation carcérale qui peut atteindre jusqu’à 210%, en moyenne 140 à 180%, des suicides de personnes détenues ( plus de 130 depuis le début de l’année) et de surveillants ( 10 depuis le début de l’année), une explosion des personnes de tous âges malades plus ou moins gravement, beaucoup de surveillants en dépression nerveuse et énormément de violence entre personnes détenues et envers les surveillants. Et le pire, c’est que cela peut vous arriver, pensez-y. Vous pourriez vous aussi être connaître la prison, un jour. Un homme de 48 ans a été condamné à un mois de prison ferme pour conduite en état d’ivresse en récidive. Il s’st suicidé en prison parce qu’il n’a pas supporté. Les Surveillants avaient tous prévu, les magistrats sont restés indifférents. Mais pour rien à 48 ans....
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Prison - Wikipédia
Une prison ou pénitencier[1] est un lieu d'emprisonnement ; par extension, le terme prison désigne également la peine d'incarcération.
Les personnes détenues dans une prison sont appelées des prisonniers ou des détenus.
Sommaire
[masquer]
* 1 Objectifs
o 1.1 Actuellement
o 1.2 Évolution dans l'Histoire
o 1.3 Les peines de substitution
* 2 Droit
o 2.1 Prison et droits de l'homme
* 3 Critiques
o 3.1 La vie dans les prisons
o 3.2 Abolitionnisme
o 3.3 Réductionnisme
o 3.4 Les mutins
* 4 Notes et références
* 5 Voir aussi
o 5.1 Bibliographie
o 5.2 Articles connexes
o 5.3 Liens externes
Objectifs [modifier]
Actuellement [modifier]
Les buts des prisons varient selon les époques et surtout les sociétés. La plupart du temps, il s'agit :
* de protéger la société des personnes dangereuses ;
* de décourager les gens de commettre à nouveau des actes interdits par la loi ;
* de rééduquer le détenu de manière à le réinsérer ;
* de faire taire les opposants politiques. Ce but est principalement visé dans les dictatures, mais les démocraties sont parfois, elles-aussi, accusées d'agir de même avec des militants politiques ;
* d'empêcher des prévenus de prendre la fuite ou de compromettre leur futur procès, on parle alors de détention provisoire.
Autrefois, la prison servait également à enfermer les malades mentaux de manière à les isoler de la société. Depuis, la majorité des pays disposent d'hôpitaux psychiatriques. Mais les prisons contiennent une population relativement importante de personnes ayant des troubles mentaux.
On attribue principalement sept principes à la prison :
* correction : amendement, remplacement social ;
* classification : répartition dans des établissements pénitentiaires selon différents critères (âge, sexe, gravité de l'acte, etc.) ;
* modulation : où le déroulement de la peine passe par différentes étapes (privation de liberté, assignation à résidence suivi de libération conditionnelle avant la liberté) ;
* travail : comme obligation et comme droit (tout condamné a le droit de travailler plus que l'obligation de travailler), le travail pénitentiaire pourrait contribuer à la réinsertion professionnelle des détenus[2] ;
* éducation : le traitement d'un condamné a pour but sa resocialisation. Erving Goffman prétendra que, au contraire, ces institutions totales loin de resocialiser les individus, pouvaient provoquer chez lui une déculturation entraînant son incapacité à se réadapter à la société ambiante ;
* contrôle : nécessite un personnel spécialisé ;
* institutions annexes : il faut une assistance apportée au détenu lors de sa sortie de prison, au moment de la réelle resocialisation.
Le nombre de personnels d'encadrement est passé de 5% du nombre des détenus au milieu du XIXe siècle à près de 30% de nos jours.
Évolution dans l'Histoire [modifier]
Le rôle de la prison a évolué à travers l'Histoire. De simple outil de rétention en l'attente d'une peine, il est devenu une peine en soi. Dans certains pays (principalement les démocraties), elle est un outil ayant pour objectif de protéger la société de ses éléments dangereux et de les réinsérer, mais elle peut également être utilisée comme outil de pression politique dans des contextes plus difficiles. Dans les faits, la réinsertion est rarement pleinement atteinte.
Michel Foucault dans son ouvrage Surveiller et punir indique que l'utilisation comme peine sanctionnant la délinquance est un phénomène récent qui s'est réellement institué au cours du XIXe siècle. Alors qu'avant la prison ne servait qu'à retenir les prisonniers dans l'attente d'une véritable peine, supplice, exécution ou bannissement. Les prisonniers étaient retenus dans un même espace avec leurs affaires...
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Une prison ou pénitencier[1] est un lieu d'emprisonnement ; par extension, le terme prison désigne également la peine d'incarcération.
Les personnes détenues dans une prison sont appelées des prisonniers ou des détenus.
Sommaire
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* 1 Objectifs
o 1.1 Actuellement
o 1.2 Évolution dans l'Histoire
o 1.3 Les peines de substitution
* 2 Droit
o 2.1 Prison et droits de l'homme
* 3 Critiques
o 3.1 La vie dans les prisons
o 3.2 Abolitionnisme
o 3.3 Réductionnisme
o 3.4 Les mutins
* 4 Notes et références
* 5 Voir aussi
o 5.1 Bibliographie
o 5.2 Articles connexes
o 5.3 Liens externes
Objectifs [modifier]
Actuellement [modifier]
Les buts des prisons varient selon les époques et surtout les sociétés. La plupart du temps, il s'agit :
* de protéger la société des personnes dangereuses ;
* de décourager les gens de commettre à nouveau des actes interdits par la loi ;
* de rééduquer le détenu de manière à le réinsérer ;
* de faire taire les opposants politiques. Ce but est principalement visé dans les dictatures, mais les démocraties sont parfois, elles-aussi, accusées d'agir de même avec des militants politiques ;
* d'empêcher des prévenus de prendre la fuite ou de compromettre leur futur procès, on parle alors de détention provisoire.
Autrefois, la prison servait également à enfermer les malades mentaux de manière à les isoler de la société. Depuis, la majorité des pays disposent d'hôpitaux psychiatriques. Mais les prisons contiennent une population relativement importante de personnes ayant des troubles mentaux.
On attribue principalement sept principes à la prison :
* correction : amendement, remplacement social ;
* classification : répartition dans des établissements pénitentiaires selon différents critères (âge, sexe, gravité de l'acte, etc.) ;
* modulation : où le déroulement de la peine passe par différentes étapes (privation de liberté, assignation à résidence suivi de libération conditionnelle avant la liberté) ;
* travail : comme obligation et comme droit (tout condamné a le droit de travailler plus que l'obligation de travailler), le travail pénitentiaire pourrait contribuer à la réinsertion professionnelle des détenus[2] ;
* éducation : le traitement d'un condamné a pour but sa resocialisation. Erving Goffman prétendra que, au contraire, ces institutions totales loin de resocialiser les individus, pouvaient provoquer chez lui une déculturation entraînant son incapacité à se réadapter à la société ambiante ;
* contrôle : nécessite un personnel spécialisé ;
* institutions annexes : il faut une assistance apportée au détenu lors de sa sortie de prison, au moment de la réelle resocialisation.
Le nombre de personnels d'encadrement est passé de 5% du nombre des détenus au milieu du XIXe siècle à près de 30% de nos jours.
Évolution dans l'Histoire [modifier]
Le rôle de la prison a évolué à travers l'Histoire. De simple outil de rétention en l'attente d'une peine, il est devenu une peine en soi. Dans certains pays (principalement les démocraties), elle est un outil ayant pour objectif de protéger la société de ses éléments dangereux et de les réinsérer, mais elle peut également être utilisée comme outil de pression politique dans des contextes plus difficiles. Dans les faits, la réinsertion est rarement pleinement atteinte.
Michel Foucault dans son ouvrage Surveiller et punir indique que l'utilisation comme peine sanctionnant la délinquance est un phénomène récent qui s'est réellement institué au cours du XIXe siècle. Alors qu'avant la prison ne servait qu'à retenir les prisonniers dans l'attente d'une véritable peine, supplice, exécution ou bannissement. Les prisonniers étaient retenus dans un même espace avec leurs affaires...
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Accueil - Association Nationale des Visiteurs de Prison
L'ANVP aide moralement et matériellement les détenus et leurs familles pendant toute la période de détention.
Elle aide également les détenus à réussir leur réinsertion sociale après leur libération.
L'ANVP est une association reconnue d’utilité publique (décret du 9 mai 1951) et agréée en tant qu’association nationale de jeunesse et d’éducation populaire (arrêté ministériel du 30 avril 2002).
Renforcer l'association en adhérant.
L'association oeuvre depuis 75 ans pour que tout détenu (prévenu ou condamné) maintienne des liens d’humanité qui favorisent sa future réintégration dans la société, et pour que la prison devienne un espace où les droits aux soins, à la dignité, à l’enseignement soient appliqués avec autant de rigueur que les règles de sécurité.
L'association est également soucieuse de compléter sa mission humanitaire auprès des détenus par un positionnement de partenaire avec l’Administration Pénitentiaire et les différents intervenants en milieu carcéral.
Horaires d'été :
- du 15 au 31/07, la permanence téléphonique sera assurée du mardi au jeudi de 14hres à 18hres
- du 1er au 17/08 inclus, les bureaux seront fermés.
www.anvp.org | Détails
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Elle aide également les détenus à réussir leur réinsertion sociale après leur libération.
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Jean-Marie DELARUE – Contrôleur général des lieux de privation de liberté - CGLPL
Jean-Marie DELARUE – Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté a pour mission de s’assurer du respect des droits fondamentaux des personnes privées de liberté.
www.cglpl.fr | Détails
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Bienvenue sur le Blog des Journées Méditerranéennes UCSA, organisées chaque année à la Grande Motte. Vous pourrez y consulter le programme des Journées, et accéder à différentes ressources liées aux interventions données lors des Journées.
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Site officiel de la maison d'arrêt de Strasbourg. Fonctionnement, photos, présentation de la maison d'arrêt.
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