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Détails : La pauvreté
La pauvreté

La pauvreté est définie par un manque chronique d’argent, de biens, et d’autres besoins nécessaires à une existence minimale.
L’aide sociale fait référence aux politiques gouvernementales destinées à fournir des solutions aux problèmes de pauvreté, tels

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Détails : “Se nourrir, ce n’est pas seulement prendre des calories” fr
“Se nourrir, ce n’est pas seulement prendre des calories”

Au cours de ces quelques jours passés dans une épicerie sociale à Paris, plusieurs bénéficiaires m’ont expliqué qu’ils ne voulaient pas s’adresser aux Restos du cœur. Pour, eux ce serait la dernière extrémité, trop humiliante. En effet, les Restos “donnent” alors que l’épicerie “vend”, même si c’est à prix cassé.

“Les personnes qui vont aux Restos sont encore un peu plus pauvres que ceux qui viennent à l’épicerie”, m’expliquait également Eric Birlouez, sociologue de l’alimentation. Et pourtant, lors de leur dernière campagne, achevée en mars, les Restos du cœur ont distribué 11,6 % de repas de plus qu’en 2008. Ce chiffre pourrait encore augmenter dans les années à venir. En effet, l’impact de la crise sur le nombre des plus pauvres mettra plus de temps à se faire sentir, expliquait un responsable des Restos du coeur de Rouen à Claire Ané. Pour conclure, cette série sur l’impact alimentaire de la crise, j’ai eu envie d’interroger un membre de l’association sur tous ces points. Paul Derveaux est responsable bénévole des approvisionnements au niveau national, voici ses réponses.

Avez-vous dû, avec la crise, faire face à de nouvelles populations ?

C’est encore un peu tôt pour le dire. Nous n’avons commencé que l’année dernière à dresser une typologie de nos bénéficiaires. Mais, il est déjà sûr que nous avons vu plus de jeunes, en rupture de famille et peu ou pas qualifiés. Beaucoup, comme toujours, de femmes seules avec enfants et nous avons également vu apparaître des personnes retraitées, avec de très petites retraites.

Ces cinq dernières années, nous avions des hausses annuelles des repas distribués de 2 à 3 %. Mais lors de la dernière campagne, c’est 11,6 % de repas supplémentaires qui ont été distribués. Et ce n’est pas parce que les barèmes ont été réévalués. Ils ont progressé de seulement un ou deux pour-cents.

Quels sont justement les critères d’accès aux Restos ?

Nous avons un barème très précis, étudié chaque année. Il est fondé sur ce qui s’appelle le “reste à vivre”. C’est ce qui reste pour une famille après qu’elle ait payé certaines choses fondamentales, comme le loyer. Les personnes, de plus de de douze mois, qui se situent en-dessous du niveau que nous avons fixé, peuvent bénéficier de six repas par semaine. Si elles sont en dessous de la moitié du barème, nous doublons la dotation. Ce qui est très lourd financièrement pour les Restos.

Nous sommes donc très attentifs au choix du niveau du barème qui peut avoir un impact considérable sur le nombre de bénéficiaire. Début janvier, nous avons voté cinq millions de repas supplémentaires. A 97 centimes le repas, cette décision a été lourde de sens pour les finances des Restos.

Pouvez-vous vous permettre de veiller à l’équilibre diététique des repas distribués ?

Non seulement, nous le pouvons, mais nous le devons. Il y a une très forte pression du ministère de la santé sur ce point. Nous distribuons toujours des repas complets. Dans le colis repas, il y a une portion protidique, une portion d’accompagnement, une portion de produit laitier et une portion de dessert.

Il faut compenser ce que les personnes peuvent consommer par ailleurs. Au hard-dicount, elles vont choisir des produits pas chers, qui sont trop riches en graisse ou en sucre. Par ailleurs, il faut aussi les aider à bien utiliser les produits. Nous avons ainsi créé un guide pour apprendre à faire quelque chose de bon avec nos produits. Se nourrir, ce n’est pas seulement prendre des calories, c’est aussi un moment de socialisation.

Est-ce pour cette raison que Les Restos distribuent des produits de grande marque ?

Nous sommes dans la même position qu’un acheteur d’une centrale d’achat. Nous avons en face de nous des industriels de l’agroalimentaire. Nous testons leurs produits et nous choisissons ceux qui...

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Détails : Paupérisation : hausse de la fréquentation des « monts de piété »
Paupérisation : hausse de la fréquentation des « monts de piété »

Face à la crise et à la chute du pouvoir d’achat, de plus en plus de français ont recours au « crédit municipal », anciennement « mont de piété » pour obtenir des liquidités.
Ainsi le Crédit municipal de Paris, dit aussi « chez ma tante », a vu son activité croître de 20 % depuis janvier.

Le principe est simple. Les clients amènent un bien – des bijoux dans 90 % des cas – qu’ils échangent contre des petites sommes d’argent, moins importantes que les montants des prêts bancaires. Ils récupèrent ces objets lorsqu’ils sont en mesure de rembourser l’argent emprunté.

Si la clientèle de ces établissements était jusqu’à présent composée des personnes les plus vulnérables économiquement (chômeurs, familles monoparentales, travailleurs précaires…), celle-ci s’est considérablement diversifiée ces derniers mois ((petits fonctionnaires, commerçants, employés…), signe clair et inquiétant de paupérisation des classes moyennes...............................

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Détails : paupérisation
paupérisation

nom féminin singulier appauvrissement collectif

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