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Milieu scolaire
Violence et école
Violence vécue par des jeunes enseignants du secondaire et décrochage de la profession
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Violence vécue par des jeunes enseignants du secondaire et décrochage de la profession
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Violence et école
Des recherches tout terrain, dans des pays aussi différents que peuvent l’être la France ou le Brésil, m’ont conduit à formuler l’hypothèse d’un lien intrinsèque entre certaines formes contemporaines de la violence et la dynamique démocratique...
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Des recherches tout terrain, dans des pays aussi différents que peuvent l’être la France ou le Brésil, m’ont conduit à formuler l’hypothèse d’un lien intrinsèque entre certaines formes contemporaines de la violence et la dynamique démocratique...
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ÉduSCOL - Discipline à l'école
Organisation des procédures disciplinaires et règlement intérieur : 12 fiches ont été élaborées pour répondre à un certain nombre d’interrogations relatives à la mise en œuvre des textes sur la discipline dans les collèges et les lycées.
eduscol.education.fr | Détails
Organisation des procédures disciplinaires et règlement intérieur : 12 fiches ont été élaborées pour répondre à un certain nombre d’interrogations relatives à la mise en œuvre des textes sur la discipline dans les collèges et les lycées.
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Violence et école
Ordre et désordre au collège. Intégration adolescente et normes scolaires.
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Ordre et désordre au collège. Intégration adolescente et normes scolaires.
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Paroles de Jeunes
LES INCIVILITÉS A L’ÉCOLE : PERCEPTION ET
SOLUTIONS EN EUROPE
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LES INCIVILITÉS A L’ÉCOLE : PERCEPTION ET
SOLUTIONS EN EUROPE
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violence a l'école
Depuis une quinzaine d'années, la violence à l'Ecole est devenue un sujet de préoccupation internationale, au centre de nombreux travaux. A la fin de la semaine dernière s'est tenue, à Bordeaux, une conférence mondiale qui a permis à 120 chercheurs...
philippeppapphilippe.spaces.live.com | Détails
Depuis une quinzaine d'années, la violence à l'Ecole est devenue un sujet de préoccupation internationale, au centre de nombreux travaux. A la fin de la semaine dernière s'est tenue, à Bordeaux, une conférence mondiale qui a permis à 120 chercheurs...
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Dossier violence - Mission « Éthique du Fonctionnaire et responsabilité de l'enseignant »
Dossier violence
Télécharger le dossier violence transmis par M. Langlois sous la forme d'un fichier pdf.
www.grenoble.iufm.fr | Détails
Dossier violence
Télécharger le dossier violence transmis par M. Langlois sous la forme d'un fichier pdf.
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Lutte contre la violence à l'école
Lutte contre la violence a l'école. La violence scolaire ne constitue pas une fatalité et doit être combattue avec détermination. Pour lutter contre tous les actes de violence, l’académie d’Orléans-Tours a mis en place de nombre
www.ac-orleans-tours.fr | Détails
Lutte contre la violence a l'école. La violence scolaire ne constitue pas une fatalité et doit être combattue avec détermination. Pour lutter contre tous les actes de violence, l’académie d’Orléans-Tours a mis en place de nombre
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Violence à l'école: sensibilisation, prévention...
Symposium Violence à l'école : sensibilisation, prévention, répression, organisé conjointement par le Conseil de la coopération culturelle (CDCC) du...
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Symposium Violence à l'école : sensibilisation, prévention, répression, organisé conjointement par le Conseil de la coopération culturelle (CDCC) du...
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La violence à l’école
En fin de décennie de ce troisième millénaire, force est de constater qu’il ne se passe guère de semaine où le problème de la violence à l’école ne soit d’une manière ou d’une autre évoqué, une nouvelle étape vient d’être franchie puisqu’on cherche désormais à sanctuariser, pour user du vocable en vigueur, près de deux cents établissements scolaires susceptibles d’être pénétrés par une horde barbare venue pour une expédition punitive en bonne et due forme.
Tout récemment, un professeur a été poignardé par un élève qui vexé, semble-t-il, d’avoir été puni pour n’avoir pas fait un devoir, était venu le lendemain lui demander la levée de sa punition. Du rejet de la requête enfantine s’en est ensuivi un dialogue de sourds où le refus de compréhension de l’un engendre l’incompréhension du refus de l’autre — processus si bien décrit par Hugo dans Claude Gueux —, l’adolescent a exécuté son agression avec un couteau qu’il avait sur lui, et le sang a immédiatement coulé sur la poitrine de la victime.
Bien entendu, il faudrait connaître exactement les tenants et les aboutissants dans chaque cas particulier pour une analyse plus circonstanciée, notamment, les deux cas de figure exprimés dans ces deux premiers paragraphes ne sont pas de même nature, dans une expédition punitive, il s’agit le plus souvent d’une attaque contre un étudiant (mais ce peut être aussi contre un personnel administratif), dans le second cas, c’est un attentat contre un enseignant, le plus souvent prémédité, la sanctuarisation des lieux ne modifie pas cette donnée puisque l’assaillant est déjà intra muros.
En tout cas, un mot revient sans cesse, dans diverses variantes graphiques et avec spontanéité, dans ces descriptions, il est écrit dans chaque alinéa précédent, c’est le mot punition, une expédition punitive vient punir une insulte ou ce qui en tient lieu, un professeur punit, le lycéen puni vient à son tour punir le pédagogue.
Comme il est impossible de survoler tous ces cas de violence, de nature très différente, dans le cadre d’un petit article, nous nous proposons de n’aborder ici que celui du punisseur puni, ou, ce qui revient au même, de l’arroseur arrosé.
Mon idée est la suivante : je n’arrive pas à m’ôter de l’esprit que le sang qui coule sur le buste de la victime n’est que l’expression de sa propre violence à l’égard des élèves.
Imagine-t-on un seul instant un professeur talentueux se faire poignarder par un élève dans une enceinte scolaire ?
A-t-on seulement idée
- que l’Éducation Nationale n’est globalement qu’un système pervers basé sur la souffrance ?
- que la plupart des professeurs n’ont aucune vocation pédagogique et n’ont recherché dès le départ qu’une situation de fonctionnaire ?
- que c’est le caractère indéboulonnable de leur charge professionnelle qui les a séduits, et non leur mission didactique ? (d’ailleurs, très souvent, ils se marient entre eux pour cette raison, à savoir la sécurité absolue de l’emploi)
- que beaucoup de professeurs à la retraite reconnaissent, au moment où leur carrière est faite et qu’ils ne risquent plus rien à le déclarer ouvertement, n’avoir jamais aimé les enfants ? Ce qui est quand même un comble dans ce métier !
- que les professeurs ne sont très souvent que des psychorigides dont la valeur intrinsèque reste discutable ?
- qu’il est insensé d’enseigner toute sa vie ?
Comment peut-on valablement concevoir que des individus qui n’ont jamais connu la vie active, étant passés sans transition d’élèves à maîtres, chaudement et éternellement protégés qu’ils sont sous cette enseigne tutélaire, puissent prétendre préparer la jeunesse à la vie active ? C’est un non-sens total.
L’obtention du parchemin arabesquement paraphé ne renvoie absolument pas à un savoir, il renvoie à la peine...
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En fin de décennie de ce troisième millénaire, force est de constater qu’il ne se passe guère de semaine où le problème de la violence à l’école ne soit d’une manière ou d’une autre évoqué, une nouvelle étape vient d’être franchie puisqu’on cherche désormais à sanctuariser, pour user du vocable en vigueur, près de deux cents établissements scolaires susceptibles d’être pénétrés par une horde barbare venue pour une expédition punitive en bonne et due forme.
Tout récemment, un professeur a été poignardé par un élève qui vexé, semble-t-il, d’avoir été puni pour n’avoir pas fait un devoir, était venu le lendemain lui demander la levée de sa punition. Du rejet de la requête enfantine s’en est ensuivi un dialogue de sourds où le refus de compréhension de l’un engendre l’incompréhension du refus de l’autre — processus si bien décrit par Hugo dans Claude Gueux —, l’adolescent a exécuté son agression avec un couteau qu’il avait sur lui, et le sang a immédiatement coulé sur la poitrine de la victime.
Bien entendu, il faudrait connaître exactement les tenants et les aboutissants dans chaque cas particulier pour une analyse plus circonstanciée, notamment, les deux cas de figure exprimés dans ces deux premiers paragraphes ne sont pas de même nature, dans une expédition punitive, il s’agit le plus souvent d’une attaque contre un étudiant (mais ce peut être aussi contre un personnel administratif), dans le second cas, c’est un attentat contre un enseignant, le plus souvent prémédité, la sanctuarisation des lieux ne modifie pas cette donnée puisque l’assaillant est déjà intra muros.
En tout cas, un mot revient sans cesse, dans diverses variantes graphiques et avec spontanéité, dans ces descriptions, il est écrit dans chaque alinéa précédent, c’est le mot punition, une expédition punitive vient punir une insulte ou ce qui en tient lieu, un professeur punit, le lycéen puni vient à son tour punir le pédagogue.
Comme il est impossible de survoler tous ces cas de violence, de nature très différente, dans le cadre d’un petit article, nous nous proposons de n’aborder ici que celui du punisseur puni, ou, ce qui revient au même, de l’arroseur arrosé.
Mon idée est la suivante : je n’arrive pas à m’ôter de l’esprit que le sang qui coule sur le buste de la victime n’est que l’expression de sa propre violence à l’égard des élèves.
Imagine-t-on un seul instant un professeur talentueux se faire poignarder par un élève dans une enceinte scolaire ?
A-t-on seulement idée
- que l’Éducation Nationale n’est globalement qu’un système pervers basé sur la souffrance ?
- que la plupart des professeurs n’ont aucune vocation pédagogique et n’ont recherché dès le départ qu’une situation de fonctionnaire ?
- que c’est le caractère indéboulonnable de leur charge professionnelle qui les a séduits, et non leur mission didactique ? (d’ailleurs, très souvent, ils se marient entre eux pour cette raison, à savoir la sécurité absolue de l’emploi)
- que beaucoup de professeurs à la retraite reconnaissent, au moment où leur carrière est faite et qu’ils ne risquent plus rien à le déclarer ouvertement, n’avoir jamais aimé les enfants ? Ce qui est quand même un comble dans ce métier !
- que les professeurs ne sont très souvent que des psychorigides dont la valeur intrinsèque reste discutable ?
- qu’il est insensé d’enseigner toute sa vie ?
Comment peut-on valablement concevoir que des individus qui n’ont jamais connu la vie active, étant passés sans transition d’élèves à maîtres, chaudement et éternellement protégés qu’ils sont sous cette enseigne tutélaire, puissent prétendre préparer la jeunesse à la vie active ? C’est un non-sens total.
L’obtention du parchemin arabesquement paraphé ne renvoie absolument pas à un savoir, il renvoie à la peine...
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violence à l'école, Le blog de Jipad 2009
violence à l'école, Le blog de Jipad 2009
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violence à l'école, Le blog de Jipad 2009
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Sécurité à l'école : plus de pions ou plus de portiques ?
Des portiques de sécurité pour détecter les armes : c'est une des solutions envisagées par Xavier Darcos après l'agression d'une enseignante au lycée de Fenouillet, en Haute-Garonne. Comme Nicolas Sarkozy, le ministre de l'Education nationale veut « sanctuariser » les écoles. Au risque de les transformer en forteresses ?
« Nous ne sommes pas en face d'un problème structurel », avait pourtant expliqué Xavier Darcos lors de son déplacement à Fenouillet vendredi. Quelques heures plus tôt, une professeure de mathématiques avait été grièvement blessée avec un couteau de cuisine par un élève de cinquième. Son tort : l'avoir puni parce qu'il n'avait pas fait un devoir.
Ce n'est pas « un problème structurel », mais Xavier Darcos est prêt à employer les grands moyens :
« Est-ce que nous sommes capables d'empêcher que des armes par destination puissent entrer dans les établissements ? (…) On peut imaginer dans certains établissements des portiques, des systèmes de fouille. Nous verrons. Les collectivités territoriales estimeront peut-être que dans certains établissements, c'est une réponse possible. »
Les portiques remis en cause aux Etats-Unis
Cette réponse n'a pourtant pas fait la preuve de son efficacité. Aux Etats-Unis, malgré des fusillades très médiatisées, les portiques de sécurité n'ont été adoptés que par une minorité d'établissements.
Selon le dernier rapport du National Center for Education Statistics, en 2006, seulement 1% des établissements publics disposaient d'un portique à temps plein, et 5% pratiquaient des contrôles-surprises avec des détecteurs de métaux.
Raisons invoquées par leurs directeurs : le coût des équipements, le manque de moyens humains pour les faire fonctionner mais aussi des doutes sur leur efficacité.
Doutes partagés par William Modzeleski, spécialiste de la sécurité au ministère américain de l'Education. Interrogé par le magazine US News & World Report, il explique :
« Je ne dis pas que ces équipements ne sont pas importants. Mais une chose essentielle, qui ne coûte rien et peut empêcher une fusillade dans une école, c'est la construction de liens entre les écoles et les enfants. C'est une priorité. »
Sanctuaire ou bunker ?
La vidéosurveillance n'est pas non plus une solution-miracle. Y compris pour prévenir la violence venue de l'extérieur, comme le note une étude publiée en 2007 par l'Institut d'aménagement et d'urbanisme d'Ile-de-France, organisme dépendant du conseil régional.
Les chercheurs soulignent « un effet non prévu » :
« Outre le fait de laisser l'élève seul face aux dangers extérieurs, une conséquence de ces politiques de sécurisation physique est d'accentuer le renfermement d'un établissement sur lui-même. »
Les syndicats enseignants en sont également persuadés : la solution n'est pas technologique. Pour le SNES, Xavier Darcos doit « privilégier les moyens humains ». Le syndicat dénonce donc une nouvelle fois les suppressions de postes :
« Le SNES exige le recrutement, en nombre suffisant, de personnels statutaires et formés pour apporter, dans le cadre d'équipes pluriprofessionnelles complètes, des réponses éducatives sérieuses qui prennent en compte tous les facteurs qui engendrent ou aggravent les phénomènes de violence dans l'école. »
Xavier Darcos, lui, refuse de voir un lien entre l'agression de Fenouillet et les réductions de postes en cours. D'ailleurs, a-t-il rappelé, le lycée n'était pas considéré comme
www.rue89.com | Détails
Des portiques de sécurité pour détecter les armes : c'est une des solutions envisagées par Xavier Darcos après l'agression d'une enseignante au lycée de Fenouillet, en Haute-Garonne. Comme Nicolas Sarkozy, le ministre de l'Education nationale veut « sanctuariser » les écoles. Au risque de les transformer en forteresses ?
« Nous ne sommes pas en face d'un problème structurel », avait pourtant expliqué Xavier Darcos lors de son déplacement à Fenouillet vendredi. Quelques heures plus tôt, une professeure de mathématiques avait été grièvement blessée avec un couteau de cuisine par un élève de cinquième. Son tort : l'avoir puni parce qu'il n'avait pas fait un devoir.
Ce n'est pas « un problème structurel », mais Xavier Darcos est prêt à employer les grands moyens :
« Est-ce que nous sommes capables d'empêcher que des armes par destination puissent entrer dans les établissements ? (…) On peut imaginer dans certains établissements des portiques, des systèmes de fouille. Nous verrons. Les collectivités territoriales estimeront peut-être que dans certains établissements, c'est une réponse possible. »
Les portiques remis en cause aux Etats-Unis
Cette réponse n'a pourtant pas fait la preuve de son efficacité. Aux Etats-Unis, malgré des fusillades très médiatisées, les portiques de sécurité n'ont été adoptés que par une minorité d'établissements.
Selon le dernier rapport du National Center for Education Statistics, en 2006, seulement 1% des établissements publics disposaient d'un portique à temps plein, et 5% pratiquaient des contrôles-surprises avec des détecteurs de métaux.
Raisons invoquées par leurs directeurs : le coût des équipements, le manque de moyens humains pour les faire fonctionner mais aussi des doutes sur leur efficacité.
Doutes partagés par William Modzeleski, spécialiste de la sécurité au ministère américain de l'Education. Interrogé par le magazine US News & World Report, il explique :
« Je ne dis pas que ces équipements ne sont pas importants. Mais une chose essentielle, qui ne coûte rien et peut empêcher une fusillade dans une école, c'est la construction de liens entre les écoles et les enfants. C'est une priorité. »
Sanctuaire ou bunker ?
La vidéosurveillance n'est pas non plus une solution-miracle. Y compris pour prévenir la violence venue de l'extérieur, comme le note une étude publiée en 2007 par l'Institut d'aménagement et d'urbanisme d'Ile-de-France, organisme dépendant du conseil régional.
Les chercheurs soulignent « un effet non prévu » :
« Outre le fait de laisser l'élève seul face aux dangers extérieurs, une conséquence de ces politiques de sécurisation physique est d'accentuer le renfermement d'un établissement sur lui-même. »
Les syndicats enseignants en sont également persuadés : la solution n'est pas technologique. Pour le SNES, Xavier Darcos doit « privilégier les moyens humains ». Le syndicat dénonce donc une nouvelle fois les suppressions de postes :
« Le SNES exige le recrutement, en nombre suffisant, de personnels statutaires et formés pour apporter, dans le cadre d'équipes pluriprofessionnelles complètes, des réponses éducatives sérieuses qui prennent en compte tous les facteurs qui engendrent ou aggravent les phénomènes de violence dans l'école. »
Xavier Darcos, lui, refuse de voir un lien entre l'agression de Fenouillet et les réductions de postes en cours. D'ailleurs, a-t-il rappelé, le lycée n'était pas considéré comme
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Violence à l'école : ce qui n'est pas nouveau et ce qui l'est
Ecole et violence, deux mots idéalement incompatibles et cependant historiquement indissociables.
Aussi loin, en effet, que l'on remonte le cours de l'histoire de l'éducation, qu'il s'agisse de Platon, d'Aristote ou de saint Augustin, on rencontre l'obstination des adultes à vouloir faire « quelque chose » de cet enfant-là : un laboureur, un artiste, un soldat ou un prêtre.
La violence scolaire ne date pas d'aujourd'hui
Non pas quelqu'un, ce qui impliquerait de considérer le désir de l'enfant, mais bien une chose, parce que répondant à une volonté impérative, familiale, économique, démographique, bref à une extériorité.
Telle est la première violence exercée sur l'enfant et dont l'école est l'instrument privilégié. Violence primordiale, productrice d'insurrections en retour qui se manifestent tout au long de cette histoire.
Le XIXe siècle est particulièrement fertile en sursauts lycéens contre le régime disciplinaire qui sévit dans les établissements. La plus célèbre de ces révoltes est sans doute celle qui, en janvier 1883 à Louis-le-Grand, voit quelque 300 lycéens, barricadés dans les dortoirs, affronter les forces de l'ordre appelées à la rescousse.
C'est dire que la violence scolaire n'est en rien un phénomène caractéristique des temps que nous vivons (on peut voir pour s'en convaincre Eric Debarbieux : (« La Violence en milieu scolaire », ESF, 1999), mais aussi Agnès Thiercé (« Histoire de l'adolescence », Belin, 1990) et bien sûr Francis Lec et Claude Lelièvre : « Histoire vraies des violences à l'école »).
Pourtant, la particularité de la violence actuelle dans les établissements scolaires s'exprime, me semble-t-il, en deux mots :
* Désarroi, aussi bien celui des élèves que celui des adultes qui les entourent
* Désespoir, celui particulièrement de ces enfants violents.
Le désarroi, car l'enfant n'est plus, ne peut plus être l'animal sauvage de Platon (« Lois ») qu'il a longtemps été et qu'il s'agissait de domestiquer.
L'enfant ne peut plus être non plus un « inachevé », depuis que Rousseau le pose en tant que personne à part entière et que la Déclaration des droits de l'enfant répond à celle de droits de l'homme.
Et le désespoir. Car les révoltes du XIXe pouvaient être matées, comme elles le furent toutes. Les lycéens, en effet, réagissaient aux rigueurs de la discipline, comme il est normal à cet âge, mais cela ne mettait nullement en question l'avenir de cette infime minorité d'enfants privilégiés qui, passées les turbulences de l'adolescence, était promise, le plus souvent, à un brillant destin.
L'enfant découvre qu'il est un échec
Il n'en va évidemment plus ainsi aujourd'hui dans un système scolaire non pas véritablement démocratisé mais seulement massifié.
Tous les enfants, aujourd'hui, accèdent au secondaire depuis la suppression du concours d'entrée en sixième, et subissent cette obligation scolaire qui, pour être moins rigoureuse, n'en demeure pas moins pour beaucoup une épreuve de l'ordre du supplice.
Car les voici tous ces enfants issus d'un monde étranger à celui de l'école, les voici confrontés à l'échec, c'est-à-dire découvrant qu'ils sont un échec dès la dernière année de maternelle, dès les premières difficultés éprouvées en initiation à la lecture.
Les voici tête basse sous les remarques et les échanges anodins entre adultes sur le thème des « problèmes », les siens, car c'est un problème de ne pas être attentif, de ne pas comprendre,de ne penser qu'à s'amuser, c'est un problème à cet âge.
Et l'échec se confirme en CP avec la sanction du redoublement, de cette séparation d'avec les autres, ceux qui ont réussi, ceux qui n'ont pas de problèmes, pour l'instant en tout cas.
Ils subissent donc cette situation qui devient rapidement plus difficile à vivre que les brimades d'antan, car eux ne voient pas en quoi tout cela, ces journées interminables...
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Ecole et violence, deux mots idéalement incompatibles et cependant historiquement indissociables.
Aussi loin, en effet, que l'on remonte le cours de l'histoire de l'éducation, qu'il s'agisse de Platon, d'Aristote ou de saint Augustin, on rencontre l'obstination des adultes à vouloir faire « quelque chose » de cet enfant-là : un laboureur, un artiste, un soldat ou un prêtre.
La violence scolaire ne date pas d'aujourd'hui
Non pas quelqu'un, ce qui impliquerait de considérer le désir de l'enfant, mais bien une chose, parce que répondant à une volonté impérative, familiale, économique, démographique, bref à une extériorité.
Telle est la première violence exercée sur l'enfant et dont l'école est l'instrument privilégié. Violence primordiale, productrice d'insurrections en retour qui se manifestent tout au long de cette histoire.
Le XIXe siècle est particulièrement fertile en sursauts lycéens contre le régime disciplinaire qui sévit dans les établissements. La plus célèbre de ces révoltes est sans doute celle qui, en janvier 1883 à Louis-le-Grand, voit quelque 300 lycéens, barricadés dans les dortoirs, affronter les forces de l'ordre appelées à la rescousse.
C'est dire que la violence scolaire n'est en rien un phénomène caractéristique des temps que nous vivons (on peut voir pour s'en convaincre Eric Debarbieux : (« La Violence en milieu scolaire », ESF, 1999), mais aussi Agnès Thiercé (« Histoire de l'adolescence », Belin, 1990) et bien sûr Francis Lec et Claude Lelièvre : « Histoire vraies des violences à l'école »).
Pourtant, la particularité de la violence actuelle dans les établissements scolaires s'exprime, me semble-t-il, en deux mots :
* Désarroi, aussi bien celui des élèves que celui des adultes qui les entourent
* Désespoir, celui particulièrement de ces enfants violents.
Le désarroi, car l'enfant n'est plus, ne peut plus être l'animal sauvage de Platon (« Lois ») qu'il a longtemps été et qu'il s'agissait de domestiquer.
L'enfant ne peut plus être non plus un « inachevé », depuis que Rousseau le pose en tant que personne à part entière et que la Déclaration des droits de l'enfant répond à celle de droits de l'homme.
Et le désespoir. Car les révoltes du XIXe pouvaient être matées, comme elles le furent toutes. Les lycéens, en effet, réagissaient aux rigueurs de la discipline, comme il est normal à cet âge, mais cela ne mettait nullement en question l'avenir de cette infime minorité d'enfants privilégiés qui, passées les turbulences de l'adolescence, était promise, le plus souvent, à un brillant destin.
L'enfant découvre qu'il est un échec
Il n'en va évidemment plus ainsi aujourd'hui dans un système scolaire non pas véritablement démocratisé mais seulement massifié.
Tous les enfants, aujourd'hui, accèdent au secondaire depuis la suppression du concours d'entrée en sixième, et subissent cette obligation scolaire qui, pour être moins rigoureuse, n'en demeure pas moins pour beaucoup une épreuve de l'ordre du supplice.
Car les voici tous ces enfants issus d'un monde étranger à celui de l'école, les voici confrontés à l'échec, c'est-à-dire découvrant qu'ils sont un échec dès la dernière année de maternelle, dès les premières difficultés éprouvées en initiation à la lecture.
Les voici tête basse sous les remarques et les échanges anodins entre adultes sur le thème des « problèmes », les siens, car c'est un problème de ne pas être attentif, de ne pas comprendre,de ne penser qu'à s'amuser, c'est un problème à cet âge.
Et l'échec se confirme en CP avec la sanction du redoublement, de cette séparation d'avec les autres, ceux qui ont réussi, ceux qui n'ont pas de problèmes, pour l'instant en tout cas.
Ils subissent donc cette situation qui devient rapidement plus difficile à vivre que les brimades d'antan, car eux ne voient pas en quoi tout cela, ces journées interminables...
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L'Histoire de la violence à l'école
La violence scolaire
Vincent Troger
Depuis deux décennies, la violence des jeunes dans les établissements scolaires est devenue une question de société. Les actes de violence scolaire sont désormais répertoriés, un observatoire les analyse et des plans antiviolence ont été mis en œuvre. Les sciences sociales s'interrogent sur le phénomène lui-même, mais aussi sur le regard que la société porte sur cette violence.
Est-ce un phénomène nouveau ?
La violence, à l'intérieur ou à l'extérieur des institutions scolaires, est une donnée permanente de l'histoire de la jeunesse à travers les âges. Au XIIIe siècle, les étudiants de la Sorbonne se battent à plusieurs reprises, à mains armées, avec les bourgeois parisiens, la police du prévôt de Paris, ou même, en 1278, avec les moines de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Au XIXe siècle, le lycée Louis-le-Grand a connu huit révoltes d'élèves (on disait alors « mutineries ») entre 1815 et 1883, dont plusieurs nécessitèrent l'intervention de la police parisienne. Plus près de nous, Hervé Hamon et Patrick Rotman ont comptabilisé, dans leur ouvrage Tant qu'il y aura des profs (1), les violences scolaires recensées par la presse entre 1979 et 1984. La liste est impressionnante et comprend, outre rackets, affrontements entre bandes et viols, trois meurtres, dont deux d'adultes.
Pour les historiens, la violence des jeunes au sein des établissements scolaires n'a donc rien de nouveau, comme d'ailleurs la violence des jeunes en général. Tout adulte qui garde un souvenir objectif des cours de récréation sait que la loi du plus fort s'y exerce souvent.
La violence scolaire prend en revanche à chaque époque des formes nouvelles, et la société y réagit à chaque fois en fonction de valeurs et de critères qui eux-mêmes évoluent.
Comment la mesure-t-on ?
L'enquête de Georges Tallon, qui portait sur 41 collèges, « en situation a priori difficile », et un échantillon représentatif de lycées professionnels, est longtemps restée la seule référence disponible. S'y sont ajoutés à partir de 1993 des recensements menés par le ministère de l'Intérieur et des rapports de parlementaires. C'est en 2001 que le ministère de l'Education nationale a mis en place le logiciel Signa qui permet de synthétiser l'ensemble des actes de violence signalés par les chefs d'établissement et dont les résultats sont disponibles chaque année (voir le tableau p. 13).
Le sociologue Eric Debarbieux, qui reconnaît l'utilité de ces données, en souligne tout de même deux défauts de nature contradictoire. Le premier est celui de « faire exister le phénomène en en parlant (2)». Autrement dit, le fait de publier une mesure des incidents violents de la vie scolaire peut alimenter une manipulation de l'opinion publique en faveur d'une politique sécuritaire. Mais il souligne aussi, à l'inverse, l'insuffisance des données administratives qui, selon lui, sous-estiment la réalité de la violence à l'école. Il plaide donc pour des enquêtes de « victimation » qui, comme le montre le tableau précité, donnent une autre dimension au phénomène. Il insiste enfin sur la nécessité d'éviter à la fois le piège de « la manipulation démagogique » et celui de « la négation » ou de « l'ignorance », au profit d'une approche raisonnée permettant de distinguer à la fois les différents types de violence et les différents contextes qui la produisent.
Depuis quand et pourquoi la mesure-t-on ?
La violence des jeunes à l'école n'a été reconnue en France comme un problème de société qu'à la fin des années 1970. Le premier rapport sur cette question, confidentiel, est rédigé par l'inspecteur général Georges Tallon en 1979 (voir le tableau p. 11). Il est difficile de ne pas voir ici la proximité avec une autre date, doublement emblématique : l'année 1975, qui voit à la fois s'ouvrir le collège unique et débuter la crise pétrolière....
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La violence scolaire
Vincent Troger
Depuis deux décennies, la violence des jeunes dans les établissements scolaires est devenue une question de société. Les actes de violence scolaire sont désormais répertoriés, un observatoire les analyse et des plans antiviolence ont été mis en œuvre. Les sciences sociales s'interrogent sur le phénomène lui-même, mais aussi sur le regard que la société porte sur cette violence.
Est-ce un phénomène nouveau ?
La violence, à l'intérieur ou à l'extérieur des institutions scolaires, est une donnée permanente de l'histoire de la jeunesse à travers les âges. Au XIIIe siècle, les étudiants de la Sorbonne se battent à plusieurs reprises, à mains armées, avec les bourgeois parisiens, la police du prévôt de Paris, ou même, en 1278, avec les moines de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Au XIXe siècle, le lycée Louis-le-Grand a connu huit révoltes d'élèves (on disait alors « mutineries ») entre 1815 et 1883, dont plusieurs nécessitèrent l'intervention de la police parisienne. Plus près de nous, Hervé Hamon et Patrick Rotman ont comptabilisé, dans leur ouvrage Tant qu'il y aura des profs (1), les violences scolaires recensées par la presse entre 1979 et 1984. La liste est impressionnante et comprend, outre rackets, affrontements entre bandes et viols, trois meurtres, dont deux d'adultes.
Pour les historiens, la violence des jeunes au sein des établissements scolaires n'a donc rien de nouveau, comme d'ailleurs la violence des jeunes en général. Tout adulte qui garde un souvenir objectif des cours de récréation sait que la loi du plus fort s'y exerce souvent.
La violence scolaire prend en revanche à chaque époque des formes nouvelles, et la société y réagit à chaque fois en fonction de valeurs et de critères qui eux-mêmes évoluent.
Comment la mesure-t-on ?
L'enquête de Georges Tallon, qui portait sur 41 collèges, « en situation a priori difficile », et un échantillon représentatif de lycées professionnels, est longtemps restée la seule référence disponible. S'y sont ajoutés à partir de 1993 des recensements menés par le ministère de l'Intérieur et des rapports de parlementaires. C'est en 2001 que le ministère de l'Education nationale a mis en place le logiciel Signa qui permet de synthétiser l'ensemble des actes de violence signalés par les chefs d'établissement et dont les résultats sont disponibles chaque année (voir le tableau p. 13).
Le sociologue Eric Debarbieux, qui reconnaît l'utilité de ces données, en souligne tout de même deux défauts de nature contradictoire. Le premier est celui de « faire exister le phénomène en en parlant (2)». Autrement dit, le fait de publier une mesure des incidents violents de la vie scolaire peut alimenter une manipulation de l'opinion publique en faveur d'une politique sécuritaire. Mais il souligne aussi, à l'inverse, l'insuffisance des données administratives qui, selon lui, sous-estiment la réalité de la violence à l'école. Il plaide donc pour des enquêtes de « victimation » qui, comme le montre le tableau précité, donnent une autre dimension au phénomène. Il insiste enfin sur la nécessité d'éviter à la fois le piège de « la manipulation démagogique » et celui de « la négation » ou de « l'ignorance », au profit d'une approche raisonnée permettant de distinguer à la fois les différents types de violence et les différents contextes qui la produisent.
Depuis quand et pourquoi la mesure-t-on ?
La violence des jeunes à l'école n'a été reconnue en France comme un problème de société qu'à la fin des années 1970. Le premier rapport sur cette question, confidentiel, est rédigé par l'inspecteur général Georges Tallon en 1979 (voir le tableau p. 11). Il est difficile de ne pas voir ici la proximité avec une autre date, doublement emblématique : l'année 1975, qui voit à la fois s'ouvrir le collège unique et débuter la crise pétrolière....
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Société Violence à l'école : comment répondre ?
beru_von_88beru_von_88 (989)
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A
Comme Grippe.
Et ça ferme.
Béru - et pis après vous y collez des H, des N, des 1 et hop ! alphabête et math
Mardi 25 août à 13h19
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johnflowerjohnflower (1464)
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La méthode Todol
Une bonne torgnole dès qu'il la ramène...
Dimanche 23 août à 22h23
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didoodidoo (18)
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Autorite
Les parents sont les premier responsable de la situation simplement en oubliant leur vrai role. On jette souvent la pierre sur l'enseignement. Si les parents prennent leur role a coeur il seront pris au serieux et cela n'est [pas une question de niveau social mais de bon sens. La meilleure formule c'est tous simplement d'enseigner le respect des autres et de l'environment par un dialogue continue et attentif. C'est aussi et surtout ne pas vivre chacun dans sa bulle.
Vendredi 21 août à 11h46
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johnflowerjohnflower (1464)
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Bulle
" Ne pas vivre chacun dans sa bulle ". J'ai vu un docu sur des enfants qui étaient infectés dès qu'ils sortaient de leur bulle de plastique, à l'hôpital.
Ils sont obligés de rester enfermés dans ce milieu protégé, mais qui fait comme une prison...
Ca doit leur être difficile quand tu leur dis qu'il ne faut pas vivre " chacun dans sa bulle "...
Tu devrais respecter la souffrance des autres....
Vendredi 21 août à 14h56
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johnflowerjohnflower (1464)
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Autorité, éducation, principes
Ma modeste contribution ici est celle d'un enseignant qui a exclusivement travaillé en école maternelle comme instit pendant 36 ans.
En aucun cas cette expérience ne saurait me donner le droit de dire " c'est comme ci " ou " c'est comme ça ".
Mais bon, j'ai vu au fil des années se dégrader, en général, l'attitude des enfants, même très jeunes, face à l'éducateur, à l'enseignant, à l'autorité, aux règles de base.
Pour une majorité d'entre eux, cela venait souvent du fait qu'à la maison, c'étaient des princesses et des rois, j'avais l'impression que les parents culpabilisaient quand il s'agissait de les contredire, les contrarier, les guider, même, mais aussi que c'étaient eux, les enfants, qui étaient devenus des chefs de famille et leurs parents des sortes d'esclaves un peu honteux.
Je me suis demandé pourquoi ils n'avaient plus de courage pour jouer un vrai rôle parental et je compte sur vous pour me donner des avis là-dessus, car ce mystère m'a toujours intrigué. A mon avis il y a de multiples causes, mais mon avis ne me suffit pas du tout !
Mercredi 12 août à 13h32
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copepecopepe (1547)
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A JF
"Pour une majorité d'entre eux, cela venait souvent du fait qu'à la maison, c'étaient des princesses et des rois, j'avais l'impression que les parents culpabilisaient quand il s'agissait de les contredire, les contrarier, les guider, même, mais aussi que c'étaient eux, les enfants, qui étaient devenus des chefs de famille et leurs parents des sortes d'esclaves un peu honteux."
Je crois que vous venez de donner la réponse à votre question ! Alors maintenant pour les causes, les uns accuseront mai 68 (un peu facile), les psys (Dolto et Cie), la surconsommation facile, la volonté de liberté sans contraintes, la perte d'autorité de l'Education Nationale (hélas)... Reste que quelle que soit la cause, aux multiples visages, c'est principalement aux parents de se reprendre sans doute un peu en mains...
Mercredi 12 août à...
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beru_von_88beru_von_88 (989)
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Mais bon, j'ai vu au fil des années se dégrader, en général, l'attitude des enfants, même très jeunes, face à l'éducateur, à l'enseignant, à l'autorité, aux règles de base.
Pour une majorité d'entre eux, cela venait souvent du fait qu'à la maison, c'étaient des princesses et des rois, j'avais l'impression que les parents culpabilisaient quand il s'agissait de les contredire, les contrarier, les guider, même, mais aussi que c'étaient eux, les enfants, qui étaient devenus des chefs de famille et leurs parents des sortes d'esclaves un peu honteux.
Je me suis demandé pourquoi ils n'avaient plus de courage pour jouer un vrai rôle parental et je compte sur vous pour me donner des avis là-dessus, car ce mystère m'a toujours intrigué. A mon avis il y a de multiples causes, mais mon avis ne me suffit pas du tout !
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"Pour une majorité d'entre eux, cela venait souvent du fait qu'à la maison, c'étaient des princesses et des rois, j'avais l'impression que les parents culpabilisaient quand il s'agissait de les contredire, les contrarier, les guider, même, mais aussi que c'étaient eux, les enfants, qui étaient devenus des chefs de famille et leurs parents des sortes d'esclaves un peu honteux."
Je crois que vous venez de donner la réponse à votre question ! Alors maintenant pour les causes, les uns accuseront mai 68 (un peu facile), les psys (Dolto et Cie), la surconsommation facile, la volonté de liberté sans contraintes, la perte d'autorité de l'Education Nationale (hélas)... Reste que quelle que soit la cause, aux multiples visages, c'est principalement aux parents de se reprendre sans doute un peu en mains...
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