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DELINQUANCE / INCIVILITES
Tout ce qui concerne la délinquance, l'incivilité,...
France Jeunes
Proverbe oriental : "La grossièreté et l'incivilité engendrent la discorde, même entre les parents". Autre : "RESPECTE LES AUTRES COMME TU VOUDRAIS ÊTRE RESPECTE",
www1.france-jeunes.net | Détails
Proverbe oriental : "La grossièreté et l'incivilité engendrent la discorde, même entre les parents". Autre : "RESPECTE LES AUTRES COMME TU VOUDRAIS ÊTRE RESPECTE",
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ECJS : DEFINIR ET MESURER L'INCIVILITE
Document 1 : Incivilté et civilité
J’appelle " incivilités " les ruptures de l’ordre dans la vie de tous les jours, ce que les acteurs ordinaires considèrent comme la loi et non pas ce que les institutions qualifient d’ordre ( les infractions). Notons en vrac leurs incarnations : les dégradations de boîtes aux lettres, les odeurs d’urine dans les cages d’escalier, les bruits, les vitres brisées, les groupes de jeunes impolis et parfois agressifs assemblés au pied des immeubles. L'ordre en public se loge dans le respect des civilités (politesse, déférence, respect d'autrui), dans la négociation des entrées en relation avec autrui, bref, dans l'affichage du caractère pacifique de la personne. Dans la civilité se jouent les droits et les devoirs concrets de l'individu. Avec les incivilités, c'est le lien qui réunit les membres d'un ensemble qui se trouve questionné. Qu'est-ce qui nous lie ? Comment, pratiquement et quotidiennement, entrons-nous en contact? Qu'avons-nous à faire ensemble? En quoi nous ressemblons-nous ? Bref, sommes-nous quelque chose comme une collectivité ou une communauté ?
Source : la société incivile, S. ROCHE (1996)
Document 2 : Incivilité et délinquance.
Les incivilités n’ont pas de définition juridique précise. Il s’agit d’une notion sociologique avant tout, qui renvoie aux perceptions et aux représentations des gens.
Essayons de situer les désordres par rapport à la délinquance. Les incivilités ont des incarnations très anodines, tout du moins en apparence et à court terme, comme par exemple le défaut de politesse, voire l’agressivité verbale, ou encore le manque de propreté et le bruit. Ce sont des choses qui dérangent et inquiètent. Pour autant, on ne peut pas dire à tous les coups que les incivilités soient des délits, et encore moins des crimes. Hors la morale toujours, hors la loi quelquefois.
Les incivilités ne sont pas réductibles à la délinquance, tout en lui étant liées. Pensons aux vols par exemple, et aux vols d’automobiles en particulier. Lorsqu’une voiture est dérobée, quel qu’en soit l’usage fait par le voleur, il y a comptabilisation par les statistiques officielles si le propriétaire porte plainte. Bien. Mais ensuite, que le véhicule soit abandonné intact dans une rue ou endommagé au cours d’un rodéo puis laissé à l’abandon au beau milieu d’un trottoir, il n’y a, du point de vue du comptage délinquant, qu’un seul et même acte. En revanche, la perception du désordre sera altérée par le devenir de la voiture après le vol. Si elle trône une quinzaine de jours sur un trottoir, la désorganisation sociale est visible pendant tout ce temps-là. Au vol vient s’ajouter l’étalage du vol. Et on peut imaginer que les conséquences d’un même acte varieront grandement en fonction de ses suites.
Source : la société incivile, S. ROCHE (1996)
Document 3
Les incivilités sont également en décalage par rapport à la définition de l’infraction : une partie d’entre elles sont légales (se rassembler dans un hall d’immeuble etc), une autre partie infractionnelle (insulter quelqu’un par exemple). La notion d’incivilité se définit par rapport aux conséquences sociales sur la cohésion d’un quartier : augmentation du sentiment d’insécurité, méfiance vis à vis des institutions, autant de comportements qui peuvent favoriser la multiplication des vols et des agressions. La prise en compte de la notion pousse à décentrer le regard : le problème n’est pas la rupture de la loi, mais la prolifération qui rend difficiles la vie en commun.
Source : S. Roché , Sciences Humaines HS n°26 sept :oct 99
Document 4
Les incivilités sont en partie " infractionnelles " (relevant du pénal), comme les tags qui font partie des délits, mais aussi en partie légales, lorsque quelques jeunes se rassemblent dans...
www2.ac-lyon.fr | Détails
Document 1 : Incivilté et civilité
J’appelle " incivilités " les ruptures de l’ordre dans la vie de tous les jours, ce que les acteurs ordinaires considèrent comme la loi et non pas ce que les institutions qualifient d’ordre ( les infractions). Notons en vrac leurs incarnations : les dégradations de boîtes aux lettres, les odeurs d’urine dans les cages d’escalier, les bruits, les vitres brisées, les groupes de jeunes impolis et parfois agressifs assemblés au pied des immeubles. L'ordre en public se loge dans le respect des civilités (politesse, déférence, respect d'autrui), dans la négociation des entrées en relation avec autrui, bref, dans l'affichage du caractère pacifique de la personne. Dans la civilité se jouent les droits et les devoirs concrets de l'individu. Avec les incivilités, c'est le lien qui réunit les membres d'un ensemble qui se trouve questionné. Qu'est-ce qui nous lie ? Comment, pratiquement et quotidiennement, entrons-nous en contact? Qu'avons-nous à faire ensemble? En quoi nous ressemblons-nous ? Bref, sommes-nous quelque chose comme une collectivité ou une communauté ?
Source : la société incivile, S. ROCHE (1996)
Document 2 : Incivilité et délinquance.
Les incivilités n’ont pas de définition juridique précise. Il s’agit d’une notion sociologique avant tout, qui renvoie aux perceptions et aux représentations des gens.
Essayons de situer les désordres par rapport à la délinquance. Les incivilités ont des incarnations très anodines, tout du moins en apparence et à court terme, comme par exemple le défaut de politesse, voire l’agressivité verbale, ou encore le manque de propreté et le bruit. Ce sont des choses qui dérangent et inquiètent. Pour autant, on ne peut pas dire à tous les coups que les incivilités soient des délits, et encore moins des crimes. Hors la morale toujours, hors la loi quelquefois.
Les incivilités ne sont pas réductibles à la délinquance, tout en lui étant liées. Pensons aux vols par exemple, et aux vols d’automobiles en particulier. Lorsqu’une voiture est dérobée, quel qu’en soit l’usage fait par le voleur, il y a comptabilisation par les statistiques officielles si le propriétaire porte plainte. Bien. Mais ensuite, que le véhicule soit abandonné intact dans une rue ou endommagé au cours d’un rodéo puis laissé à l’abandon au beau milieu d’un trottoir, il n’y a, du point de vue du comptage délinquant, qu’un seul et même acte. En revanche, la perception du désordre sera altérée par le devenir de la voiture après le vol. Si elle trône une quinzaine de jours sur un trottoir, la désorganisation sociale est visible pendant tout ce temps-là. Au vol vient s’ajouter l’étalage du vol. Et on peut imaginer que les conséquences d’un même acte varieront grandement en fonction de ses suites.
Source : la société incivile, S. ROCHE (1996)
Document 3
Les incivilités sont également en décalage par rapport à la définition de l’infraction : une partie d’entre elles sont légales (se rassembler dans un hall d’immeuble etc), une autre partie infractionnelle (insulter quelqu’un par exemple). La notion d’incivilité se définit par rapport aux conséquences sociales sur la cohésion d’un quartier : augmentation du sentiment d’insécurité, méfiance vis à vis des institutions, autant de comportements qui peuvent favoriser la multiplication des vols et des agressions. La prise en compte de la notion pousse à décentrer le regard : le problème n’est pas la rupture de la loi, mais la prolifération qui rend difficiles la vie en commun.
Source : S. Roché , Sciences Humaines HS n°26 sept :oct 99
Document 4
Les incivilités sont en partie " infractionnelles " (relevant du pénal), comme les tags qui font partie des délits, mais aussi en partie légales, lorsque quelques jeunes se rassemblent dans...
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Les incivilités, défis à l’ordre social
(“Insécurité, Question de Confiance”)
Des sujets qui semblaient réglés ou en voie de l’être, qu’il s’agisse de la pauvreté, de la protection sociale ou de la sécurité personnelle surgissent à nouveau depuis plus d’une quinzaine d’années. Nous ne voulons nous attarder ici que sur l’insécurité, au sens d’une remontée de la violence et d’une augmentation de la peur sans préjuger des liens éventuels qui pourraient unir les différentes questions .
Un élément essentiel du débat a été jusqu’ici très peu pris en considération: les incivilités. Certes, les incivilités ont été repérées par tous ceux qui se sont penchés de près ou de loin sur ce qu’on appelle pudiquement les banlieues ou les quartiers difficiles, les relations entre ethnies ainsi que sur le sentiment d’insécurité: il s’agit des murs souillés par les tags, du vandalisme, des vitres brisées, des mobylettes ou voitures brûlées dont les épaves vieillissent au milieu des immeubles, des boites aux lettres fracturées et les petits vols. Mais, me semble-t-il, en France au contraire de ce qui se passe outre atlantique, leur caractère central n’est pas assez souligné et conceptualisé, sans doute parce qu’elles apparaissent bénignes aux institutions qui incarnent le droit ou en regard d’évaluation monétaire de leur impact. Mais, c’est là une vision statique qui ne prend ni la mesure de la puissance symbolique, ni de la dynamique des incivilités dans le temps.
Que représentent les incivilités? Il s'agit d'atteintes à l'ordre public ordinaire, et non pas nécessairement tel que le définissent les pouvoirs publics, bref, l’ordre tel qu’on le construit dans la vie quotidienne. J’avais proposé de définir les incivilités comme des menaces des rituels sociaux à l’aide desquels est évaluée l’innocuité du rapport à autrui (Roché, 1991), des codes qu’il est nécessaire d’afficher pour que la confiance interpersonnelle circule entre les individus .
L'ordre public se loge dans le respect des interactions de civilité (politesse, déférence, respect d’autrui), dans la négociation des entrées en relation avec autrui, bref dans l’affichage du caractère pacifique de la personne. Dans les interactions de civilité se jouent les droits et les devoirs concrets de l’individu. Les incivilités menacent donc tout un chacun par la mise à bas des rituels interpersonnels qui sont communément utilisés par les individus pour mutuellement tenir autrui à distance et pour s'assurer réciproquement de leur innocuité. Elles prennent tout leur sens dans une société individualiste qui a horreur de la violence intentionnelle.
Or, les incivilités se multiplient en France comme dans les autres pays occidentaux. Il n’est pas facile de les dénombrer, mais on peut croiser plusieurs sources qui attestent leur omniprésence. A titre d’illustration, rappelons que la ville de Paris a nettoyé 33 000 mètres carrés de murs en 1985 et 200 000 mètres carrés en 1991. Pour le métro, Michel Kokoreff rapporte les évolutions du budget de nettoyage pour la lutte anti-graffiti de 1986 à 1989: selon le chef du service elle passe de 15 à 25 millions de francs. De son coté, le journal Libération avançait 35 millions pour 1989 (Kokoreff, 1990: 8). A propos des grands ensembles, Nicole Haumont analysant plus d’une centaine de dossiers de financement d’opérations de réhabilitation achévées ou en projet note que “dans 58% des cas, le vandalisme —graffiti, boites aux lettres défoncées— défigure les espaces communs” (Haumont, 1985: 348). Le journal Impact Médecin dans son numéro de septembre 1993 relève les chiffres du rapport Léon: sur un échantillon de 47 collèges et 51 lycée professionnels “a priori en situation difficile”, 80% des établissements seraient dégradés, des rackets se produiraient dans 58 et 45% d’entre eux, des agressions verbales à l’égard...
web.upmf-grenoble.fr | Détails
(“Insécurité, Question de Confiance”)
Des sujets qui semblaient réglés ou en voie de l’être, qu’il s’agisse de la pauvreté, de la protection sociale ou de la sécurité personnelle surgissent à nouveau depuis plus d’une quinzaine d’années. Nous ne voulons nous attarder ici que sur l’insécurité, au sens d’une remontée de la violence et d’une augmentation de la peur sans préjuger des liens éventuels qui pourraient unir les différentes questions .
Un élément essentiel du débat a été jusqu’ici très peu pris en considération: les incivilités. Certes, les incivilités ont été repérées par tous ceux qui se sont penchés de près ou de loin sur ce qu’on appelle pudiquement les banlieues ou les quartiers difficiles, les relations entre ethnies ainsi que sur le sentiment d’insécurité: il s’agit des murs souillés par les tags, du vandalisme, des vitres brisées, des mobylettes ou voitures brûlées dont les épaves vieillissent au milieu des immeubles, des boites aux lettres fracturées et les petits vols. Mais, me semble-t-il, en France au contraire de ce qui se passe outre atlantique, leur caractère central n’est pas assez souligné et conceptualisé, sans doute parce qu’elles apparaissent bénignes aux institutions qui incarnent le droit ou en regard d’évaluation monétaire de leur impact. Mais, c’est là une vision statique qui ne prend ni la mesure de la puissance symbolique, ni de la dynamique des incivilités dans le temps.
Que représentent les incivilités? Il s'agit d'atteintes à l'ordre public ordinaire, et non pas nécessairement tel que le définissent les pouvoirs publics, bref, l’ordre tel qu’on le construit dans la vie quotidienne. J’avais proposé de définir les incivilités comme des menaces des rituels sociaux à l’aide desquels est évaluée l’innocuité du rapport à autrui (Roché, 1991), des codes qu’il est nécessaire d’afficher pour que la confiance interpersonnelle circule entre les individus .
L'ordre public se loge dans le respect des interactions de civilité (politesse, déférence, respect d’autrui), dans la négociation des entrées en relation avec autrui, bref dans l’affichage du caractère pacifique de la personne. Dans les interactions de civilité se jouent les droits et les devoirs concrets de l’individu. Les incivilités menacent donc tout un chacun par la mise à bas des rituels interpersonnels qui sont communément utilisés par les individus pour mutuellement tenir autrui à distance et pour s'assurer réciproquement de leur innocuité. Elles prennent tout leur sens dans une société individualiste qui a horreur de la violence intentionnelle.
Or, les incivilités se multiplient en France comme dans les autres pays occidentaux. Il n’est pas facile de les dénombrer, mais on peut croiser plusieurs sources qui attestent leur omniprésence. A titre d’illustration, rappelons que la ville de Paris a nettoyé 33 000 mètres carrés de murs en 1985 et 200 000 mètres carrés en 1991. Pour le métro, Michel Kokoreff rapporte les évolutions du budget de nettoyage pour la lutte anti-graffiti de 1986 à 1989: selon le chef du service elle passe de 15 à 25 millions de francs. De son coté, le journal Libération avançait 35 millions pour 1989 (Kokoreff, 1990: 8). A propos des grands ensembles, Nicole Haumont analysant plus d’une centaine de dossiers de financement d’opérations de réhabilitation achévées ou en projet note que “dans 58% des cas, le vandalisme —graffiti, boites aux lettres défoncées— défigure les espaces communs” (Haumont, 1985: 348). Le journal Impact Médecin dans son numéro de septembre 1993 relève les chiffres du rapport Léon: sur un échantillon de 47 collèges et 51 lycée professionnels “a priori en situation difficile”, 80% des établissements seraient dégradés, des rackets se produiraient dans 58 et 45% d’entre eux, des agressions verbales à l’égard...
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La pauvreté peut-elle conduire à la délinquance juvénile?
Je connais des gens pauvres, voire très pauvres, dont les enfants sont élevés dans le respect des autres, de soi-même et des biens. C'est le manque d'éducation, en particulier au sein de la famille, qui conduit à la délinquance juvénile.
fr.answers.yahoo.com | Détails
Je connais des gens pauvres, voire très pauvres, dont les enfants sont élevés dans le respect des autres, de soi-même et des biens. C'est le manque d'éducation, en particulier au sein de la famille, qui conduit à la délinquance juvénile.
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Comment la civilité vient aux hommes
«On ne naît pas femme, on le devient», disait Simone de Beauvoir. Mais comment devient-on homme? Enquête sur l’évolution d’un genre entre Restauration et Belle Epoque par l’historienne Anne-Marie Sohn. Un rien peut mettre le feu aux poudres: un contact, fortuit ou provoqué, entre deux épaules masculines, une attitude un peu trop entreprenante, lors d’une vogue villageoise, d’une délégation du hameau voisin, un simple regard… Les poings se ferment, les couteaux sortent, des batailles rangées s’organisent. Souvent, elles vident la querelle, parfois, cette dernière se transforme en rivalité dura
www.letemps.ch | Détails
«On ne naît pas femme, on le devient», disait Simone de Beauvoir. Mais comment devient-on homme? Enquête sur l’évolution d’un genre entre Restauration et Belle Epoque par l’historienne Anne-Marie Sohn. Un rien peut mettre le feu aux poudres: un contact, fortuit ou provoqué, entre deux épaules masculines, une attitude un peu trop entreprenante, lors d’une vogue villageoise, d’une délégation du hameau voisin, un simple regard… Les poings se ferment, les couteaux sortent, des batailles rangées s’organisent. Souvent, elles vident la querelle, parfois, cette dernière se transforme en rivalité dura
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Association Française de Criminologie
Association Française de Criminologie
L'AFC a pour objectif de rapprocher les chercheurs et enseignants de toutes disciplines, les praticiens de toutes professions - mais aussi les personnes morales - dont les activités ont à voir, de près ou de loin, avec le « phénomène criminel », la manière dont il est défini et contrôlé. Elle a été créée le 9 octobre 1965. Se rattachant à la tradition des sociétés savantes, l'association cherche à innover en intégrant dans ses rangs des étudiants, des professionnels de tous âges, mais aussi des citoyens qui veulent participer au débat démocratique sur
afc-crimino.blogspot.com | Détails
Association Française de Criminologie
L'AFC a pour objectif de rapprocher les chercheurs et enseignants de toutes disciplines, les praticiens de toutes professions - mais aussi les personnes morales - dont les activités ont à voir, de près ou de loin, avec le « phénomène criminel », la manière dont il est défini et contrôlé. Elle a été créée le 9 octobre 1965. Se rattachant à la tradition des sociétés savantes, l'association cherche à innover en intégrant dans ses rangs des étudiants, des professionnels de tous âges, mais aussi des citoyens qui veulent participer au débat démocratique sur
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La délinquance en bandes
Il y a un siècle, l’insécurité est partout. Les brigands de grands chemins parcourent le pays en semant la terreur : les travailleurs de nuit, les apaches… Ou parmi les plus connus les chauffeurs de la Drôme, qui ont sur la conscience l’assassinat d’au moins dix-huit personnes âgées. Ou encore la caravane à pépère, une centaine de coupe-jarrets itinérants qui se livrent aux vols de toutes natures en traversant la France de la Touraine à la Charente.
Au nombre de ceux qui ont le plus marqué les esprits, on trouve les frères Pollet. Avec des complices recrutés au fil de leurs crimes, ils formèrent une bande, les brigands d’Hazebrouck - qu’on surnomma par la suite « Les chauffeurs », pour avoir remis à la mode une sinistre tradition : brûler les pieds de leurs victimes pour leur faire dire où elles cachent leurs économies.
Abel Pollet est né en 1873 à Vieux-Bourquin, près d’Hazebrouck, dans une famille pauvre. Il vit plus ou moins dans la rue, et le jour de sa communion, il se fait pincer pour avoir dérobé une pièce dans le tiroir-caisse d’une épicerie. Il a douze ans et il fait connaissance avec la maison de redressement.
En 1901, il est pris en flagrant délit alors qu’il tente de pénétrer chez des agriculteurs pour les voler. Il écope de trois ans de prison qu’il passe à la prison de Loos, cette ancienne abbaye cistercienne transformée en centre pénitentiaire par Louis XVIII.
Lorsqu’il sort, ce n’est plus le même homme. Le voleur, le chapardeur…, est devenu un assassin en puissance.
En juillet 1905, lui et son frère Auguste rouent de coup un paysan de 77 ans qui a eu la mauvaise idée de se réveiller alors qu’ils cambriolaient sa ferme. Ils l’abandonnent agonisant. C’est le début d’une sombre épopée. Ils écument le nord de la France et vont jusqu’en Belgique. Ils sèment la souffrance, ils pratiquent la torture et ne laissent souvent derrière eux que des morts.
Abel Pollet est finalement identifié et arrêté grâce à son beau-frère, qui, pour une raison inconnue le dénonce aux gendarmes. La bande aurait compté jusqu’à soixante comparses, mais ils ne sont que vingt-sept devant les jurés d’assises, à Saint-Omer, et certains ne sont que des figurants. Cinq seront d’ailleurs acquittés, et dix-huit condamnés à la prison. Quatre écoperont de la peine capitale. Le 11 janvier 1909, ils sont conduits sur la place de Béthune où se dresse la guillotine, et où dix mille personnes sont massées : « À mort ! À mort, les salauds ! ». En « exécuteur des hautes œuvres » qui soigne la mise en scène, le bourreau, Anatole Deibler, fait passer Abel en dernier. La foule est chauffée à blanc « C’est Abel, c’est Abel qu’il nous faut ! ». Il arrive enfin, fier, arrogant. Il fait face à la foule en criant : « À bas les calotins ! ». Les choses vont très vite, mais la tête sur le billot, il a encore le temps de hurler à la société : « Merde, merde, et encore merde ! ». Le couperet tombe.
C’est en grande partie pour faire face à cette barbarie que Clemenceau créa les briga
moreas.blog.lemonde.fr | Détails
Il y a un siècle, l’insécurité est partout. Les brigands de grands chemins parcourent le pays en semant la terreur : les travailleurs de nuit, les apaches… Ou parmi les plus connus les chauffeurs de la Drôme, qui ont sur la conscience l’assassinat d’au moins dix-huit personnes âgées. Ou encore la caravane à pépère, une centaine de coupe-jarrets itinérants qui se livrent aux vols de toutes natures en traversant la France de la Touraine à la Charente.
Au nombre de ceux qui ont le plus marqué les esprits, on trouve les frères Pollet. Avec des complices recrutés au fil de leurs crimes, ils formèrent une bande, les brigands d’Hazebrouck - qu’on surnomma par la suite « Les chauffeurs », pour avoir remis à la mode une sinistre tradition : brûler les pieds de leurs victimes pour leur faire dire où elles cachent leurs économies.
Abel Pollet est né en 1873 à Vieux-Bourquin, près d’Hazebrouck, dans une famille pauvre. Il vit plus ou moins dans la rue, et le jour de sa communion, il se fait pincer pour avoir dérobé une pièce dans le tiroir-caisse d’une épicerie. Il a douze ans et il fait connaissance avec la maison de redressement.
En 1901, il est pris en flagrant délit alors qu’il tente de pénétrer chez des agriculteurs pour les voler. Il écope de trois ans de prison qu’il passe à la prison de Loos, cette ancienne abbaye cistercienne transformée en centre pénitentiaire par Louis XVIII.
Lorsqu’il sort, ce n’est plus le même homme. Le voleur, le chapardeur…, est devenu un assassin en puissance.
En juillet 1905, lui et son frère Auguste rouent de coup un paysan de 77 ans qui a eu la mauvaise idée de se réveiller alors qu’ils cambriolaient sa ferme. Ils l’abandonnent agonisant. C’est le début d’une sombre épopée. Ils écument le nord de la France et vont jusqu’en Belgique. Ils sèment la souffrance, ils pratiquent la torture et ne laissent souvent derrière eux que des morts.
Abel Pollet est finalement identifié et arrêté grâce à son beau-frère, qui, pour une raison inconnue le dénonce aux gendarmes. La bande aurait compté jusqu’à soixante comparses, mais ils ne sont que vingt-sept devant les jurés d’assises, à Saint-Omer, et certains ne sont que des figurants. Cinq seront d’ailleurs acquittés, et dix-huit condamnés à la prison. Quatre écoperont de la peine capitale. Le 11 janvier 1909, ils sont conduits sur la place de Béthune où se dresse la guillotine, et où dix mille personnes sont massées : « À mort ! À mort, les salauds ! ». En « exécuteur des hautes œuvres » qui soigne la mise en scène, le bourreau, Anatole Deibler, fait passer Abel en dernier. La foule est chauffée à blanc « C’est Abel, c’est Abel qu’il nous faut ! ». Il arrive enfin, fier, arrogant. Il fait face à la foule en criant : « À bas les calotins ! ». Les choses vont très vite, mais la tête sur le billot, il a encore le temps de hurler à la société : « Merde, merde, et encore merde ! ». Le couperet tombe.
C’est en grande partie pour faire face à cette barbarie que Clemenceau créa les briga
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CITOYENNETÉ ET CIVILITÉ
Dix thèmes sont définis (voir la feuille de route type)
1. LA DÉLINQUANCE JUVÉNILE
Objectifs du dossier-documentaire
Le thème du dossier est avant tout un moyen d'approfondir la notion de "citoyenneté et civilité".
Qu'est-ce que la délinquance? C'est une forme de déviance qui se situe entre l'incivilité et la criminalité. Juvénile signifie jeune (ici 15/20 ans). Il serait utile d'avoir une approche historique du thème, pour montrer que ce qui est aujourd'hui délinquance ne l'était pas autrefois ou tout simplement n'existait pas. Il faut rechercher les formes mais aussi les causes de cette délinquance. Une réflexion sur les moyens d'enrayer ce phénomène sera la bienvenue. Une approche dynamique de la délinquance, c'est à dire comment passe-t-on de l'incivilité à la délinquance puis à la criminalité , serait aussi intéressante.
2. ENQUÊTE SUR LES DROITS ET DEVOIRS DES LYCÉENS
Objectifs du dossier-documentaire
Le thème du dossier est avant tout un moyen d'approfondir la notion de "citoyenneté et civilité". L'enquête doit d'abord être préparée par un travail de recherche sur les textes de lois en vigueur régissant ces droits et devoirs (partir du règlement intérieur du Lycée et compléter en consultant les Bulletins officiels de l'EN disponibles au CDI ou site MEN avec les mots clés: vie scolaire ou vie lycéenne, voir site Académie de Grenoble). Élaborer ensuite un questionnaire d'une page (10 questions). Des réponses fermées sont plus faciles à traiter. Déterminer un échantillon représentatif des élèves du Lycée (50 élèves). Passez le questionnaire sur un temps court. Un élargissement vers des groupes sociaux extérieurs au Lycée serait intéressant. Traitez vos questionnaires (cent serait un bon compte). Comparez les réponses avec la réalité. Construisez un plan et rédigez.
3. EXISTE-T-IL DES FORMES D'INCIVILITE CHEZ LES ADULTES ?
Objectifs du dossier-documentaire
Le thème du dossier est avant tout un moyen d'approfondir la notion de "citoyenneté et civilité".
Qu'est-ce que l'incivisme? Au sens strict, c'est l'impolitesse et l'absence de courtoisie, au sens large, c'est le non respect d'autrui, des biens des autres, des biens publics, le non respect des lois et des règles de vie commune. Le sujet porte sur les adultes en général, en famille, avec des amis, dans la vie de tous les jours, sur le lieu d'activité, en vacances... Une liste des formes est un bon début. L'actualité est très utile ici. Une typologie des formes doit constituer l'armature du dossier. Mais les origines de cette incivilité ainsi que les solutions ou remèdes ne doivent pas être oubliées.
4. COMMENT AMÉLIORER LA CIVILITÉ ET LA CITOYENNETÉ AU NIVEAU LOCAL?
Objectifs du dossier-documentaire
Le thème du dossier est avant tout un moyen d'approfondir la notion de "citoyenneté et civilité". Existe-t-il des associations dans votre commune ? Réalisez quelques fiches descriptives de certaines associations représentatives (nom, objet, siège, président, fonctionnement, texte de loi de référence à rechercher). Comment s'exerce la citoyenneté locale à l'échelle communale? Existe un incivisme local dans votre commune ? Comment le combattre? Quelles propositions pour favoriser l'exercice de la citoyenneté locale ?
5. ENQUÊTE SUR LA SÉCURITÉ ET L'INSÉCURITÉ DANS VOTRE COMMUNE
Objectifs du dossier-documentaire
Le thème du dossier est avant tout un moyen d'approfondir la notion de "citoyenneté et civilité". Il faut d'abord se documenter sur la commune afin de préparer un questionnaire. Rechercher des articles dans la presse (disponibles en mairie), se renseigner sur les différents services de sécurité (hiver et été) à la Mairie. Dresser un état des lieux. Élaborer ensuite un questionnaire d'une page (10 questions). Des réponses fermées sont plus faciles à traiter. Déterminer...
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Dix thèmes sont définis (voir la feuille de route type)
1. LA DÉLINQUANCE JUVÉNILE
Objectifs du dossier-documentaire
Le thème du dossier est avant tout un moyen d'approfondir la notion de "citoyenneté et civilité".
Qu'est-ce que la délinquance? C'est une forme de déviance qui se situe entre l'incivilité et la criminalité. Juvénile signifie jeune (ici 15/20 ans). Il serait utile d'avoir une approche historique du thème, pour montrer que ce qui est aujourd'hui délinquance ne l'était pas autrefois ou tout simplement n'existait pas. Il faut rechercher les formes mais aussi les causes de cette délinquance. Une réflexion sur les moyens d'enrayer ce phénomène sera la bienvenue. Une approche dynamique de la délinquance, c'est à dire comment passe-t-on de l'incivilité à la délinquance puis à la criminalité , serait aussi intéressante.
2. ENQUÊTE SUR LES DROITS ET DEVOIRS DES LYCÉENS
Objectifs du dossier-documentaire
Le thème du dossier est avant tout un moyen d'approfondir la notion de "citoyenneté et civilité". L'enquête doit d'abord être préparée par un travail de recherche sur les textes de lois en vigueur régissant ces droits et devoirs (partir du règlement intérieur du Lycée et compléter en consultant les Bulletins officiels de l'EN disponibles au CDI ou site MEN avec les mots clés: vie scolaire ou vie lycéenne, voir site Académie de Grenoble). Élaborer ensuite un questionnaire d'une page (10 questions). Des réponses fermées sont plus faciles à traiter. Déterminer un échantillon représentatif des élèves du Lycée (50 élèves). Passez le questionnaire sur un temps court. Un élargissement vers des groupes sociaux extérieurs au Lycée serait intéressant. Traitez vos questionnaires (cent serait un bon compte). Comparez les réponses avec la réalité. Construisez un plan et rédigez.
3. EXISTE-T-IL DES FORMES D'INCIVILITE CHEZ LES ADULTES ?
Objectifs du dossier-documentaire
Le thème du dossier est avant tout un moyen d'approfondir la notion de "citoyenneté et civilité".
Qu'est-ce que l'incivisme? Au sens strict, c'est l'impolitesse et l'absence de courtoisie, au sens large, c'est le non respect d'autrui, des biens des autres, des biens publics, le non respect des lois et des règles de vie commune. Le sujet porte sur les adultes en général, en famille, avec des amis, dans la vie de tous les jours, sur le lieu d'activité, en vacances... Une liste des formes est un bon début. L'actualité est très utile ici. Une typologie des formes doit constituer l'armature du dossier. Mais les origines de cette incivilité ainsi que les solutions ou remèdes ne doivent pas être oubliées.
4. COMMENT AMÉLIORER LA CIVILITÉ ET LA CITOYENNETÉ AU NIVEAU LOCAL?
Objectifs du dossier-documentaire
Le thème du dossier est avant tout un moyen d'approfondir la notion de "citoyenneté et civilité". Existe-t-il des associations dans votre commune ? Réalisez quelques fiches descriptives de certaines associations représentatives (nom, objet, siège, président, fonctionnement, texte de loi de référence à rechercher). Comment s'exerce la citoyenneté locale à l'échelle communale? Existe un incivisme local dans votre commune ? Comment le combattre? Quelles propositions pour favoriser l'exercice de la citoyenneté locale ?
5. ENQUÊTE SUR LA SÉCURITÉ ET L'INSÉCURITÉ DANS VOTRE COMMUNE
Objectifs du dossier-documentaire
Le thème du dossier est avant tout un moyen d'approfondir la notion de "citoyenneté et civilité". Il faut d'abord se documenter sur la commune afin de préparer un questionnaire. Rechercher des articles dans la presse (disponibles en mairie), se renseigner sur les différents services de sécurité (hiver et été) à la Mairie. Dresser un état des lieux. Élaborer ensuite un questionnaire d'une page (10 questions). Des réponses fermées sont plus faciles à traiter. Déterminer...
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