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Alcoolisme
L'alcoolisme est une maladie...
L'alcoolisme un drame à l'échelle planétaire
L' O.M.S définit l'alcoolisme comme des «troubles mentaux et troubles du comportement liés à l'utilisation d'alcool» le Docteur Serge EMALEU nous en dit plus.
Cette pathologie chronique est caractérisée par la perte de contrôle de la consommation...
www.crtv.cm | Détails
L' O.M.S définit l'alcoolisme comme des «troubles mentaux et troubles du comportement liés à l'utilisation d'alcool» le Docteur Serge EMALEU nous en dit plus.
Cette pathologie chronique est caractérisée par la perte de contrôle de la consommation...
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L'alcool au bureau, fléau des temps modernes
L'alcool au travail n'est pas un problème, c'est un véritable fléau. Difficile de trouver un Etat parfait où cette maladie sociale n'existerait pas. Selon les indices correspondants, l'abus de substances interdites au travail ne cesse d'augmenter...
fr.rian.ru | Détails
L'alcool au travail n'est pas un problème, c'est un véritable fléau. Difficile de trouver un Etat parfait où cette maladie sociale n'existerait pas. Selon les indices correspondants, l'abus de substances interdites au travail ne cesse d'augmenter...
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Gnôle de drame
François Nourissier raconte dans Eau-de-feu la plongée de sa compagne dans l'alcoolisme. Le psychanalyste François Perrier, disparu en 1990, en a expliqué les mécanismes.
www.lire.fr | Détails
François Nourissier raconte dans Eau-de-feu la plongée de sa compagne dans l'alcoolisme. Le psychanalyste François Perrier, disparu en 1990, en a expliqué les mécanismes.
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Les soldats américains inégaux devant l'alcoolisme
Les soldats de la Garde nationale américaine et les réservistes ayant combattu en Irak et en Afghanistan sont plus susceptibles d'avoir des problèmes d'alcool une fois revenus à la vie civile que leurs homologues de l'armée d'active ou leurs collègues
www.cyberpresse.ca | Détails
Les soldats de la Garde nationale américaine et les réservistes ayant combattu en Irak et en Afghanistan sont plus susceptibles d'avoir des problèmes d'alcool une fois revenus à la vie civile que leurs homologues de l'armée d'active ou leurs collègues
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Une musaraigne remet en cause les connaissances sur l'abus d'alcool
Une équipe de chercheurs allemands, luxembourgeois, canadiens, suisses et malais, dirigée par les biologistes Frank Wiens et Annette Zitzmann de l'Université de Bayreuth, vient...
www.techno-science.net | Détails
Une équipe de chercheurs allemands, luxembourgeois, canadiens, suisses et malais, dirigée par les biologistes Frank Wiens et Annette Zitzmann de l'Université de Bayreuth, vient...
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Alcool : Consensus Scientifique sur l'Alcool
Ce Dossier est un résumé fidèle du rapport scientifique de consensus produit en 2004 par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS)
2004'Â
www.greenfacts.org | Détails
Ce Dossier est un résumé fidèle du rapport scientifique de consensus produit en 2004 par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS)
2004'Â
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Cirrhose ; zoom sur une maladie chronique du foie - Web-Libre
Maladie du foie souvent due à l'alcoolisme ou à une hépatite virale, la cirrhose associe des lésions irréversibles telles qu'une fibrose mutante du foie qui en désorganise l'architecture normale ou encore des nodules de régénération.
www.web-libre.org | Détails
Maladie du foie souvent due à l'alcoolisme ou à une hépatite virale, la cirrhose associe des lésions irréversibles telles qu'une fibrose mutante du foie qui en désorganise l'architecture normale ou encore des nodules de régénération.
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Les onze questions qui révèlent l'alcoolisme
Faire le point sur sa relation avec la boisson est, selon l'association, essentiel. Si quatre réponses sur ces onze questions sont positives, c'est que la personne souffre d'un grand problème face à sa consommation d'alcool.
www.rtlinfo.be | Détails
Faire le point sur sa relation avec la boisson est, selon l'association, essentiel. Si quatre réponses sur ces onze questions sont positives, c'est que la personne souffre d'un grand problème face à sa consommation d'alcool.
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L'alcool ches les femmes avec e-sante.fr - Les femmes face à l'alcool
On en parle peu et pourtant les troubles liés à l''alcool sont de plus en plus fréquents chez les femmes. Par rapport aux hommes, les femmes sont plus vulnérables aux méfaits de l''alcool.
www.e-sante.fr | Détails
On en parle peu et pourtant les troubles liés à l''alcool sont de plus en plus fréquents chez les femmes. Par rapport aux hommes, les femmes sont plus vulnérables aux méfaits de l''alcool.
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Le syndrome de Korsakoff revisité
Le syndrome de Korsakoff (SK) est classiquement décrit comme un syndrome amnésique diencéphalique caractérisé par des troubles sévères de la mémoire épisodique, des déficits exécutifs et la préservation de la mémoire sémantique. Les travaux de recherche
www.john-libbey-eurotext.fr | Détails
Le syndrome de Korsakoff (SK) est classiquement décrit comme un syndrome amnésique diencéphalique caractérisé par des troubles sévères de la mémoire épisodique, des déficits exécutifs et la préservation de la mémoire sémantique. Les travaux de recherche
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Evènements négatifs durant l'enfance et alcoolisme à vie - Actualité médicale - Actualité médicale
Évènements négatifs durant l'enfance et alcoolisme à vie - Actualité médicale - information santé - dépêches - Actualité médicale
www.informationhospitaliere.com | Détails
Évènements négatifs durant l'enfance et alcoolisme à vie - Actualité médicale - information santé - dépêches - Actualité médicale
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Capacité mentale au cours de l’enfance, consommation d’alcool à l’âge adulte et alcoolisme : étude d’une cohorte britannique de 1970
Objectifs: Nous avons examine la relation potentielle entre les scores de tests de capacité mentale à l’age de 10 ans et l’alcoolisme et la consommation d’alcool durant la trentaine.
Méthodes : Nous avons utilisé les données d’une étude observationnelle prospective impliquant 8170 membres d’une cohorte de naissance en Grande Bretagne dont es membres étaient nés en 1970. Les données incluaient les scores de capacité mentale à 10 ans et la réaction aux questions concernant la consommation d’alcool et l’alcoolisme à l’âge de 30 ans.
Résultats : Après ajustement de facteurs confusionnels et médi
www.informationhospitaliere.com | Détails
Objectifs: Nous avons examine la relation potentielle entre les scores de tests de capacité mentale à l’age de 10 ans et l’alcoolisme et la consommation d’alcool durant la trentaine.
Méthodes : Nous avons utilisé les données d’une étude observationnelle prospective impliquant 8170 membres d’une cohorte de naissance en Grande Bretagne dont es membres étaient nés en 1970. Les données incluaient les scores de capacité mentale à 10 ans et la réaction aux questions concernant la consommation d’alcool et l’alcoolisme à l’âge de 30 ans.
Résultats : Après ajustement de facteurs confusionnels et médi
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Dossier - Alcoolisme, prévenir le Fléau
Mère de tous les vices ? Simple plaisir à boire ? L'alcool, chacun à son avis sur la question. Tabou culturel, diabolisé par les pratiquants musulmans, l'alcool cristallise beaucoup de colère, de rencoeur et de passion. La façon dont il est consommé à Mayotte(binge-drinking), s'apparente à un sprint à l'ivresse. De nombreux Mahorais en sont adeptes, les problèmes sociaux causés par une consommation excessive sont souvent relevés par les services sociaux et judiciaires. Au cours de notre enquête, certains de nos interlocuteurs ont suggeré la mise en place d'une "éducation" à la consommation
www.mayottehebdo.com | Détails
Mère de tous les vices ? Simple plaisir à boire ? L'alcool, chacun à son avis sur la question. Tabou culturel, diabolisé par les pratiquants musulmans, l'alcool cristallise beaucoup de colère, de rencoeur et de passion. La façon dont il est consommé à Mayotte(binge-drinking), s'apparente à un sprint à l'ivresse. De nombreux Mahorais en sont adeptes, les problèmes sociaux causés par une consommation excessive sont souvent relevés par les services sociaux et judiciaires. Au cours de notre enquête, certains de nos interlocuteurs ont suggeré la mise en place d'une "éducation" à la consommation
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Peu de gens saventque l'alcool fait grossir
Un sondage en Grande-Bretagne, dans le cadre d'une campagne de lutte contre l'alcoolisme, montre la méconnaissance de la population sur les liens entre prise de poids et boissons alcoolisées.
Les pouvoirs publics anglais, dans le cadre d'une campagne de lutte contre l'alcoolisme, ont réalisé un sondage sur les connaissances des Britanniques concernant les effets de l'alcool sur la prise de poids. Les résultats, présentés sur le site du ministère de la Santé britannique, montrent que plus de 40 % des hommes et des femmes sur les 2 000 interrogés ignorent totalement que l'alcool fait grossir. S
www.lefigaro.fr | Détails
Un sondage en Grande-Bretagne, dans le cadre d'une campagne de lutte contre l'alcoolisme, montre la méconnaissance de la population sur les liens entre prise de poids et boissons alcoolisées.
Les pouvoirs publics anglais, dans le cadre d'une campagne de lutte contre l'alcoolisme, ont réalisé un sondage sur les connaissances des Britanniques concernant les effets de l'alcool sur la prise de poids. Les résultats, présentés sur le site du ministère de la Santé britannique, montrent que plus de 40 % des hommes et des femmes sur les 2 000 interrogés ignorent totalement que l'alcool fait grossir. S
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L'alcoolisme affecte toute la famille... pas seulement l'alcoolique
Combien de gens sont impliqués dans la vie d'un alcoolique ? Famille, amis, employeur, collègues de travail... Il est important de se rappeler que tous ces gens sont affectés par l'alcoolisme, pas seulement l'alcoolique. Beaucoup d'entre eux passent beaucoup de temps et d'énergie à essayer de « régler les problèmes » pour l'alcoolique : en leur trouvant des excuses, en les punissant ou en assumant la responsabilité pour eux.
Pour plus de 50 ans, les Groupes familiaux Al-Anon (qui incluent Alateen pour les plus jeunes membres) ont fourni aide et espoir aux familles et aux amis des alcooliques. Dans le cadre de réunions d'entraide mutuelle et non professionnelle, les membres partagent entre eux leur propre expérience, leur force et leur espoir pour se rétablir des conséquences de l'alcoolisme.
Vivre au contact de l'alcoolisme a été comparé à vivre sur un carrousel où chaque membre de la famille, amis et employeur jouent un rôle avec les alcooliques dans leur vie. Ces comportements sont similaires à une pièce de théâtre, que l'on répète encore et encore, avec l'alcoolique dans le rôle principal. Un acteur peut apprendre un nouveau rôle en assistant aux réunions Al-Anon, comprendre la maladie de l'alcoolisme et reconnaître comment elle les a affectés. Lorsque cela se produit et que la personne change son comportement, elle réécrit le scénario. On ne peut garantir que l'alcoolique changera mais l'autre alternative est de rester sur le carrousel. L'insanité peut être définie comme « toujours répéter les mêmes choses et s'attendre à des résultats différents. » Il peut être très difficile et incommodant de changer ses habitudes mais les membres apprennent qu'ils doivent assumer leur propre responsabilité et leur propre rétablissement.
Que l'alcoolique boive encore ou non, tous les membres de la famille et les amis sont bienvenus à Al-Anon. Lorsque quelqu'un s'engage sur la voie du rétablissement, c'est la famille entière qui commence à changer. La Formule de bienvenue suggérée dit : « La situation familiale ne peut manquer de s'améliorer au fur et à mesure que nous appliquons les principes Al-Anon/Alateen. Sans cette aide spirituelle, la vie auprès d'une personne alcoolique est trop difficile pour la plupart d'entre nous. Nos efforts pour imposer des solutions faussent notre jugement et sans nous en rendre compte, nous devenons irritables et déraisonnables. »
Basés sur les Douze Étapes des Alcooliques Anonymes, les Groupes familiaux Al-Anon (qui incluent Alateen pour les plus jeunes membres) fournissent un soutien non professionnel, gratuit et confidentiel aux familles et aux amis des alcooliques. Les parents, enfants, époux, conjoints, grands-parents et collègues de travail des buveurs problèmes peuvent trouver de l'espoir et de l'aide à Al-Anon/Alateen. Il y a plus de 26 000 groupes Al-Anon et Alateen dans cent quinze pays. Pour obtenir plus d'information sur Al-Anon/Alateen dans votre communauté, composez le 1 888 4AL-ANON (du lundi au vendredi, de 8h à 18h HNE) ou visitez notre site Web à www.al-anon.alateen.org.
www.arrondissement.com | Détails
Combien de gens sont impliqués dans la vie d'un alcoolique ? Famille, amis, employeur, collègues de travail... Il est important de se rappeler que tous ces gens sont affectés par l'alcoolisme, pas seulement l'alcoolique. Beaucoup d'entre eux passent beaucoup de temps et d'énergie à essayer de « régler les problèmes » pour l'alcoolique : en leur trouvant des excuses, en les punissant ou en assumant la responsabilité pour eux.
Pour plus de 50 ans, les Groupes familiaux Al-Anon (qui incluent Alateen pour les plus jeunes membres) ont fourni aide et espoir aux familles et aux amis des alcooliques. Dans le cadre de réunions d'entraide mutuelle et non professionnelle, les membres partagent entre eux leur propre expérience, leur force et leur espoir pour se rétablir des conséquences de l'alcoolisme.
Vivre au contact de l'alcoolisme a été comparé à vivre sur un carrousel où chaque membre de la famille, amis et employeur jouent un rôle avec les alcooliques dans leur vie. Ces comportements sont similaires à une pièce de théâtre, que l'on répète encore et encore, avec l'alcoolique dans le rôle principal. Un acteur peut apprendre un nouveau rôle en assistant aux réunions Al-Anon, comprendre la maladie de l'alcoolisme et reconnaître comment elle les a affectés. Lorsque cela se produit et que la personne change son comportement, elle réécrit le scénario. On ne peut garantir que l'alcoolique changera mais l'autre alternative est de rester sur le carrousel. L'insanité peut être définie comme « toujours répéter les mêmes choses et s'attendre à des résultats différents. » Il peut être très difficile et incommodant de changer ses habitudes mais les membres apprennent qu'ils doivent assumer leur propre responsabilité et leur propre rétablissement.
Que l'alcoolique boive encore ou non, tous les membres de la famille et les amis sont bienvenus à Al-Anon. Lorsque quelqu'un s'engage sur la voie du rétablissement, c'est la famille entière qui commence à changer. La Formule de bienvenue suggérée dit : « La situation familiale ne peut manquer de s'améliorer au fur et à mesure que nous appliquons les principes Al-Anon/Alateen. Sans cette aide spirituelle, la vie auprès d'une personne alcoolique est trop difficile pour la plupart d'entre nous. Nos efforts pour imposer des solutions faussent notre jugement et sans nous en rendre compte, nous devenons irritables et déraisonnables. »
Basés sur les Douze Étapes des Alcooliques Anonymes, les Groupes familiaux Al-Anon (qui incluent Alateen pour les plus jeunes membres) fournissent un soutien non professionnel, gratuit et confidentiel aux familles et aux amis des alcooliques. Les parents, enfants, époux, conjoints, grands-parents et collègues de travail des buveurs problèmes peuvent trouver de l'espoir et de l'aide à Al-Anon/Alateen. Il y a plus de 26 000 groupes Al-Anon et Alateen dans cent quinze pays. Pour obtenir plus d'information sur Al-Anon/Alateen dans votre communauté, composez le 1 888 4AL-ANON (du lundi au vendredi, de 8h à 18h HNE) ou visitez notre site Web à www.al-anon.alateen.org.
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Alcoolisme et psychiatrie. Données actuelles et perspectives Par Jean Adès, Michel Lejoyeux
L'alcoolisme est une conduite pathologique qui, sans être assimilable à une maladie mentale, entretient avec la psychiatrie des relations nombreuses et complexes. Au-delà de ses conséquences sur la vie mentale, l'alcoolo-dépendance est une authentique toxicomanie dont les déterminants biologiques, psychopathologiques, culturels et sociaux sont l'objet d'une recherche foisonnante. Ces approches contemporaines centrent le propos de cet ouvrage : les modes d'évaluation de l'alcoolisme, les classifications et les typologies récentes, les troubles mentaux associés à l'alcoolisme (dépression, anxiété, schizophrénie, troubles des conduites alimentaires, troubles de la personnalité), les aspects cliniques particuliers chez la femme, l'enfant et l'adolescent y sont notamment abordés à partir des perspectives les plus récentes. Les thérapeutiques actuelles du sevrage et les traitements chimiothérapiques de l'appétence pour l'alcool y occupent une place importante. Les psychiatres, les psychologues, l'ensemble des médecins et tous ceux qu'intéressent les conduites d'addiction et les troubles de la personnalité trouveront dans ce livre une synthèse des acquisitions récentes dans ce vaste domaine de la pathologie.
books.google.com | Détails
L'alcoolisme est une conduite pathologique qui, sans être assimilable à une maladie mentale, entretient avec la psychiatrie des relations nombreuses et complexes. Au-delà de ses conséquences sur la vie mentale, l'alcoolo-dépendance est une authentique toxicomanie dont les déterminants biologiques, psychopathologiques, culturels et sociaux sont l'objet d'une recherche foisonnante. Ces approches contemporaines centrent le propos de cet ouvrage : les modes d'évaluation de l'alcoolisme, les classifications et les typologies récentes, les troubles mentaux associés à l'alcoolisme (dépression, anxiété, schizophrénie, troubles des conduites alimentaires, troubles de la personnalité), les aspects cliniques particuliers chez la femme, l'enfant et l'adolescent y sont notamment abordés à partir des perspectives les plus récentes. Les thérapeutiques actuelles du sevrage et les traitements chimiothérapiques de l'appétence pour l'alcool y occupent une place importante. Les psychiatres, les psychologues, l'ensemble des médecins et tous ceux qu'intéressent les conduites d'addiction et les troubles de la personnalité trouveront dans ce livre une synthèse des acquisitions récentes dans ce vaste domaine de la pathologie.
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Alcoolisme ; une maladie
La personne qui se réfugie dans la boisson tente de compenser ainsi la capacité endogène de produire de l'euphorie qui lui fait défaut. Effectivement, l'ivresse avec tous ses symptômes et le malaise qui s'ensuit évoque la folie circulaire, où la mélancolie succède à la manie.
La boisson alcoolisée agit comme facteur déclenchant, détruisant les sublimations, empêchant le refoulement, mais la cause fondamentale des symptômes se situe au niveau des désirs profonds qui appellent la satisfaction.
Tandis que pour certains sujets «intolérants à l'alcool » la boisson est une tentative inconsciente d'auto-guérison par le poison, d'autres au risque de sombrer dans l'alcoolisme chronique, emploient ce produit, consciemment et avec succès, comme médicament.
Il serait absurde de penser qu’une personne se met à boire sous l'effet d'une cause extérieure insignifiante, telle «la méchanceté de son épouse ou de son époux » ou la «maladie soudaine d'un proche ». La vulnérabilité d'un complexe, le déplacement de l'affect, la fuite dans la maladie expliqueraient mieux cette disproportion entre les mobiles et les actes que seule la faiblesse de l’individu ne peut l’expliquer.
Quatre caractéristiques de l’alcoolisme :
* la personne éprouve un besoin impératif de boire.
* il y a une perte de contrôle : incapacité de s'arrêter.
* un état de dépendance est installé : nausées, sudations, tremblements, anxiété si l'on n'a pas sa " dose ".
* état de tolérance est de plus en plus grand : il faut boire de plus en plus pour garder la " forme ".
L'Alcoolisme « Une Maladie »
L’alcoolisme constitue une maladie et cette définition est endossée officiellement par l'OMS.
Tout d'abord, l'alcoolisme est une maladie primaire en soi, et non une conséquence ou un symptôme d'une autre maladie.
La "dépendance à l’alcool" comme une maladie, permet de promouvoir une vision moins simpliste des réalités en souffrance. L’alcoolisme est ainsi parfois désigné comme " un trouble bio-psycho-social, dont le déterminisme est toujours multifactoriels " ou même comme une " manière de vivre ", comme une " manière de faire face au monde ".
L'Alcoolisme, L’Hérédité et la Famille
L'alcoolisme est fréquent dans certains environnements familiaux : il est vraisemblable qu'existe un facteur génétique. Le mode de vie joue aussi un rôle important : le milieu social, les stress, l'accès facile à l'alcool augmentent le risque.
Mais cela n’est pas une fatalité : les enfants d'une famille alcoolique ne deviennent pas automatiquement alcooliques, et certains le deviennent alors qu'il n'y a pas d'alcooliques dans leur famille. Si l'on sait qu'on est exposé au risque il est plus facile de l'éviter. D'autre part commencer à boire jeune, à l'âge de 14 ans ou moins, favorise l'alcoolisme.
Guérir l'Alcoolisme
L’alcoolique est toujours sous la menace d'une rechute. Il doit s'abstenir de toute boisson alcoolique ou alcoolisée sa vie durant. Ce n'est cependant pas aussi simple qu'il n'y paraît. En effet, la plupart des alcooliques s'accrochent à l'idée qu'ils se maîtrisent parfaitement et qu'ils peuvent s'arrêter quand ils le veulent. Malheureusement, il faut d'ordinaire un événement exceptionnel pour leur faire admettre le problème et rechercher l'aide d'un spécialiste.Tous les alcooliques doivent accepter le fait qu'ils ont besoin d'aide pour cesser de boire. Il faut d'abord s'occuper de leur santé physique. Leurs carences nutritives sont d'abord éliminées grâce à un régime alimentaire adapté comportant des suppléments de vitamines. Les symptômes de sevrage peuvent être atténués à l'aide de tranquillisants. Il est par ailleurs souvent nécessaire, au début d'un traitement, d'hospitaliser l'alcoolique.
Conclusion
Pour qu'un alcoolique mette un point final à son habitude, on doit l'aider à comprendre les...
florenceachard.blogspot.com | Détails
La personne qui se réfugie dans la boisson tente de compenser ainsi la capacité endogène de produire de l'euphorie qui lui fait défaut. Effectivement, l'ivresse avec tous ses symptômes et le malaise qui s'ensuit évoque la folie circulaire, où la mélancolie succède à la manie.
La boisson alcoolisée agit comme facteur déclenchant, détruisant les sublimations, empêchant le refoulement, mais la cause fondamentale des symptômes se situe au niveau des désirs profonds qui appellent la satisfaction.
Tandis que pour certains sujets «intolérants à l'alcool » la boisson est une tentative inconsciente d'auto-guérison par le poison, d'autres au risque de sombrer dans l'alcoolisme chronique, emploient ce produit, consciemment et avec succès, comme médicament.
Il serait absurde de penser qu’une personne se met à boire sous l'effet d'une cause extérieure insignifiante, telle «la méchanceté de son épouse ou de son époux » ou la «maladie soudaine d'un proche ». La vulnérabilité d'un complexe, le déplacement de l'affect, la fuite dans la maladie expliqueraient mieux cette disproportion entre les mobiles et les actes que seule la faiblesse de l’individu ne peut l’expliquer.
Quatre caractéristiques de l’alcoolisme :
* la personne éprouve un besoin impératif de boire.
* il y a une perte de contrôle : incapacité de s'arrêter.
* un état de dépendance est installé : nausées, sudations, tremblements, anxiété si l'on n'a pas sa " dose ".
* état de tolérance est de plus en plus grand : il faut boire de plus en plus pour garder la " forme ".
L'Alcoolisme « Une Maladie »
L’alcoolisme constitue une maladie et cette définition est endossée officiellement par l'OMS.
Tout d'abord, l'alcoolisme est une maladie primaire en soi, et non une conséquence ou un symptôme d'une autre maladie.
La "dépendance à l’alcool" comme une maladie, permet de promouvoir une vision moins simpliste des réalités en souffrance. L’alcoolisme est ainsi parfois désigné comme " un trouble bio-psycho-social, dont le déterminisme est toujours multifactoriels " ou même comme une " manière de vivre ", comme une " manière de faire face au monde ".
L'Alcoolisme, L’Hérédité et la Famille
L'alcoolisme est fréquent dans certains environnements familiaux : il est vraisemblable qu'existe un facteur génétique. Le mode de vie joue aussi un rôle important : le milieu social, les stress, l'accès facile à l'alcool augmentent le risque.
Mais cela n’est pas une fatalité : les enfants d'une famille alcoolique ne deviennent pas automatiquement alcooliques, et certains le deviennent alors qu'il n'y a pas d'alcooliques dans leur famille. Si l'on sait qu'on est exposé au risque il est plus facile de l'éviter. D'autre part commencer à boire jeune, à l'âge de 14 ans ou moins, favorise l'alcoolisme.
Guérir l'Alcoolisme
L’alcoolique est toujours sous la menace d'une rechute. Il doit s'abstenir de toute boisson alcoolique ou alcoolisée sa vie durant. Ce n'est cependant pas aussi simple qu'il n'y paraît. En effet, la plupart des alcooliques s'accrochent à l'idée qu'ils se maîtrisent parfaitement et qu'ils peuvent s'arrêter quand ils le veulent. Malheureusement, il faut d'ordinaire un événement exceptionnel pour leur faire admettre le problème et rechercher l'aide d'un spécialiste.Tous les alcooliques doivent accepter le fait qu'ils ont besoin d'aide pour cesser de boire. Il faut d'abord s'occuper de leur santé physique. Leurs carences nutritives sont d'abord éliminées grâce à un régime alimentaire adapté comportant des suppléments de vitamines. Les symptômes de sevrage peuvent être atténués à l'aide de tranquillisants. Il est par ailleurs souvent nécessaire, au début d'un traitement, d'hospitaliser l'alcoolique.
Conclusion
Pour qu'un alcoolique mette un point final à son habitude, on doit l'aider à comprendre les...
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Alcoolisme, abstinence et sobriété
Mes années d’intervention clinique dans le milieu alcoolique et toxicomane, particulièrement auprès de détenus du système carcéral canadien, m’ont permis l’examen de la philosophie des Douze Étapes du mouvement des Alcooliques Anonymes. Nonobstant l’efficacité certaine de cette approche devant toute problématique de consommation, c’est avec régularité que j’ai par contre observé une grande confusion dans l’utilisation des termes abstinence et sobriété, confusion tout de même importante si l’on considère la croyance absolue des membres envers la littérature fournie par ce mouvement.
En effet, certains alcooliques et toxicomanes établissent une équation directe mais erronée entre le temps depuis lequel ils ont mis fin à leur consommation et la sobriété, alors que manifestement ils demeurent encore aux prises avec d'importantes perturbations affectives. Par contre, d'autres membres définissent l’état actuel de leur condition par l’abstinence et ce, malgré l’absence de toute consommation depuis plus de dix ans; les raisons invoquées par ces derniers sont à l'effet de leurs difficultés résiduelles dans la gestion de leur vie affective, de sorte qu’ils ne peuvent décrire leur condition de cheminement comme répondant à leurs critères personnels de la sobriété. L’utilisation différente et parfois aléatoire de mêmes termes pour décrire une telle différence dans le processus de rétablissement suggère à coup sûr un besoin d’éclaircissement.
De plus, un autre aspect de cette nomenclature ajoute à la confusion. La définition même du terme sobriété définit la présence d’une conduite caractérisée par une certaine modération, une réserve, de sorte qu’un alcoolique ou un toxicomane qui maintient une consommation modérée pourrait tout aussi bien clamer sa sobriété, ce qui lui attirerait probablement toute une pléthore de remarques de la part de ses pairs, qui auraient tôt fait de lui rappeler les deux conditions de son appartenance au mouvement que sont l’arrêt de la consommation de toute substance ainsi que la volonté sincère et honnête de s’en sortir. L’abstinence doit donc faire partie en tout temps et tout lieu du credo du membre et ce pour sa vie durant. Contrairement au contenu de sa définition, la sobriété retient donc une mention implicite d’abstinence, condition sine qua non d'accession ultérieure à la sérénité.
Se pourrait-il que les concepts de l’abstinence et de la sobriété possèdent en commun l’arrêt puis le maintien de la consommation de toute substance, d’une part, et que d’autre part le passage de l’abstinence à la sobriété, eu égard à la définition rigoureuse de cette dernière, devienne alors lié au développement de la capacité d’une saine gestion de sa vie affective? En d’autres termes, se pourrait-il qu’il faille concevoir l’abstinence comme la condition première de l’accession aux affects (état de ce qui est ressenti), et la sobriété comme l’acquisition d'un processus de gestion efficace d’une relation retrouvée avec sa vie affective? Une réponse positive indiquerait à coup sûr une parfaite correspondance entre la sobriété et le processus d'acquisition de son identité, compte tenu de l'importance de la gestion des affects que retient ce concept. Voilà la démonstration que tente de faire cet article, à la lumière des connaissances proposées par la psychologie...........................
www.pouvoir-et-conscience.com | Détails
Mes années d’intervention clinique dans le milieu alcoolique et toxicomane, particulièrement auprès de détenus du système carcéral canadien, m’ont permis l’examen de la philosophie des Douze Étapes du mouvement des Alcooliques Anonymes. Nonobstant l’efficacité certaine de cette approche devant toute problématique de consommation, c’est avec régularité que j’ai par contre observé une grande confusion dans l’utilisation des termes abstinence et sobriété, confusion tout de même importante si l’on considère la croyance absolue des membres envers la littérature fournie par ce mouvement.
En effet, certains alcooliques et toxicomanes établissent une équation directe mais erronée entre le temps depuis lequel ils ont mis fin à leur consommation et la sobriété, alors que manifestement ils demeurent encore aux prises avec d'importantes perturbations affectives. Par contre, d'autres membres définissent l’état actuel de leur condition par l’abstinence et ce, malgré l’absence de toute consommation depuis plus de dix ans; les raisons invoquées par ces derniers sont à l'effet de leurs difficultés résiduelles dans la gestion de leur vie affective, de sorte qu’ils ne peuvent décrire leur condition de cheminement comme répondant à leurs critères personnels de la sobriété. L’utilisation différente et parfois aléatoire de mêmes termes pour décrire une telle différence dans le processus de rétablissement suggère à coup sûr un besoin d’éclaircissement.
De plus, un autre aspect de cette nomenclature ajoute à la confusion. La définition même du terme sobriété définit la présence d’une conduite caractérisée par une certaine modération, une réserve, de sorte qu’un alcoolique ou un toxicomane qui maintient une consommation modérée pourrait tout aussi bien clamer sa sobriété, ce qui lui attirerait probablement toute une pléthore de remarques de la part de ses pairs, qui auraient tôt fait de lui rappeler les deux conditions de son appartenance au mouvement que sont l’arrêt de la consommation de toute substance ainsi que la volonté sincère et honnête de s’en sortir. L’abstinence doit donc faire partie en tout temps et tout lieu du credo du membre et ce pour sa vie durant. Contrairement au contenu de sa définition, la sobriété retient donc une mention implicite d’abstinence, condition sine qua non d'accession ultérieure à la sérénité.
Se pourrait-il que les concepts de l’abstinence et de la sobriété possèdent en commun l’arrêt puis le maintien de la consommation de toute substance, d’une part, et que d’autre part le passage de l’abstinence à la sobriété, eu égard à la définition rigoureuse de cette dernière, devienne alors lié au développement de la capacité d’une saine gestion de sa vie affective? En d’autres termes, se pourrait-il qu’il faille concevoir l’abstinence comme la condition première de l’accession aux affects (état de ce qui est ressenti), et la sobriété comme l’acquisition d'un processus de gestion efficace d’une relation retrouvée avec sa vie affective? Une réponse positive indiquerait à coup sûr une parfaite correspondance entre la sobriété et le processus d'acquisition de son identité, compte tenu de l'importance de la gestion des affects que retient ce concept. Voilà la démonstration que tente de faire cet article, à la lumière des connaissances proposées par la psychologie...........................
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ALCOOLISME LA SOUFFRANCE DE L’ENTOURAGE
98L’alcool, moi et les autres L’entourage La souffrance de l’entourage L’alcool a pu détruire des couples, des familles et des amitiés. Il a pu entraîner des séparations temporaires, des divorces et des licenciements. Mensonges, honte, culpabilité, conflits, doutes, espoirs, désespoirs, échecs, etc., voici une liste non exhaustive des senti
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98L’alcool, moi et les autres L’entourage La souffrance de l’entourage L’alcool a pu détruire des couples, des familles et des amitiés. Il a pu entraîner des séparations temporaires, des divorces et des licenciements. Mensonges, honte, culpabilité, conflits, doutes, espoirs, désespoirs, échecs, etc., voici une liste non exhaustive des senti
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Alcoolisme: enfants pris au piège
«On ne savait même pas s'il allait rentrer à la maison ou non. Plus d'une fois, il lui est arrivé de prendre le volant complètement bourré. L'alcool m'a volé mon père.» Patrick, aujourd'hui âgé de 36 ans, se souvient d'une enfance empreinte d'incertitude, de déceptions et de rejet. Il a voulu témoigner dans le cadre de la campagne sur les problèmes d'alcool au sein de la famille, menée cette semaine par l'Institut suisse de prévention de l'alcoolisme et autres toxicomanies (ISPA).
En Suisse, il n'est pas le seul à souffrir. Les spécialistes estiment à 100 000 le nombre d'enfants qui grandissent avec un parent alcoolodépendant. Ces jeunes ont un risque six fois plus élevé de développer eux-mêmes une addiction. «Ils constituent donc le principal groupe à risque», a estimé hier Michel Graf, directeur de l'ISPA, lors d'une conférence de presse à Berne. C'est le résultat d'une compilation d'études demandée à l'ISPA dès 2007 par l'Office fédéral de la santé publique.
Plus inquiétant encore: un tiers de ces enfants développent des troubles sérieux, un autre tiers des troubles moyens ou passagers. Seul un tiers s'en sort.
Quel enfer vivent ces enfants?
Le stress «Vivre avec un parent alcoolique dans la famille, c'est comme vivre avec un éléphant dans le salon. Imaginez comme il prend beaucoup de place. La famille ne voit que lui!» résument les thérapeutes familiales Paulette Chayer-Gélineau et Fabienne Moreau, spécialistes françaises du traitement des problèmes d'alcool au sein de la famille. En clair, la maladie du parent devient le centre autour duquel s'articule la famille et détermine l'ambiance à la maison. Les enfants vivent cette situation comme un stress permanent. «Il y a un climat imprévisible. On ne sait pas quand rentrera le parent alcoolodépendant et surtout dans quel état», souligne Corine Kibora, porte-parole de l'ISPA.
La honte Ensuite, les enfants vivent avec un sentiment de honte: «Ils se sentent coupables de ce qui arrive à leurs parents. Ils n'en parlent pas car ils sont pris dans un conflit de loyauté: ils aiment leurs parents et ne veulent pas en parler à l'extérieur pour ne pas les trahir», poursuit Corine Kibora.
L'absence de structure Cette situation s'accompagne souvent de troubles de l'attention et du sommeil, de problèmes scolaires, d'introversion, d'anxiété ou d'un déficit d'estime de soi. Car puisque le comportement parental fluctue, il n'existe aucune normalité et la vie de famille est dépourvue de structure journalière. «Ces enfants doivent assumer des tâches qui ne sont pas les leurs, comme s'occuper de leurs frères et soeurs», précise Corine Kibora.
Comment les aider?
Des groupes de parole Les recherches s'orientent désormais aussi sur les enfants et plus seulement sur les parents alcooliques. Des groupes de parole pour enfants sont ainsi en train de voir le jour ou de se renforcer dans les cantons d'Argovie, Fribourg, Berne, Valais et Vaud. Car le maître mot de l'action de l'ISPA est la communication. «Pour atteindre ces enfants touchés par l'alcoolisme de leurs parents, il est nécessaire de bénéficier de la coopération des professionnels des milieux scolaire, médical et thérapeutique tout comme de soutenir les parents concernés dans leurs tâches éducatives», complète Irene Abderhalden, responsable du secteur prévention de l'ISPA.
Briser le silence La première démarche est de faire connaître ces nouvelles offres et la seconde est d'aiguiller les personnes vers les adresses adéquates. Dans ces groupes de parole, les enfants pourront mutuellement parler de leurs expériences. Ce qui crée un cadre réconfortant. Car selon Corine Kibora, «le but principal est de briser le tabou de l'alcoolodépendance en milieu familial et le silence qui l'entoure. Ainsi, les parents concernés oseront faire le pas de demander de l'aide pour leurs enfants.»
Pour découvrir l'action de sensibilisation «Boby»,...
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«On ne savait même pas s'il allait rentrer à la maison ou non. Plus d'une fois, il lui est arrivé de prendre le volant complètement bourré. L'alcool m'a volé mon père.» Patrick, aujourd'hui âgé de 36 ans, se souvient d'une enfance empreinte d'incertitude, de déceptions et de rejet. Il a voulu témoigner dans le cadre de la campagne sur les problèmes d'alcool au sein de la famille, menée cette semaine par l'Institut suisse de prévention de l'alcoolisme et autres toxicomanies (ISPA).
En Suisse, il n'est pas le seul à souffrir. Les spécialistes estiment à 100 000 le nombre d'enfants qui grandissent avec un parent alcoolodépendant. Ces jeunes ont un risque six fois plus élevé de développer eux-mêmes une addiction. «Ils constituent donc le principal groupe à risque», a estimé hier Michel Graf, directeur de l'ISPA, lors d'une conférence de presse à Berne. C'est le résultat d'une compilation d'études demandée à l'ISPA dès 2007 par l'Office fédéral de la santé publique.
Plus inquiétant encore: un tiers de ces enfants développent des troubles sérieux, un autre tiers des troubles moyens ou passagers. Seul un tiers s'en sort.
Quel enfer vivent ces enfants?
Le stress «Vivre avec un parent alcoolique dans la famille, c'est comme vivre avec un éléphant dans le salon. Imaginez comme il prend beaucoup de place. La famille ne voit que lui!» résument les thérapeutes familiales Paulette Chayer-Gélineau et Fabienne Moreau, spécialistes françaises du traitement des problèmes d'alcool au sein de la famille. En clair, la maladie du parent devient le centre autour duquel s'articule la famille et détermine l'ambiance à la maison. Les enfants vivent cette situation comme un stress permanent. «Il y a un climat imprévisible. On ne sait pas quand rentrera le parent alcoolodépendant et surtout dans quel état», souligne Corine Kibora, porte-parole de l'ISPA.
La honte Ensuite, les enfants vivent avec un sentiment de honte: «Ils se sentent coupables de ce qui arrive à leurs parents. Ils n'en parlent pas car ils sont pris dans un conflit de loyauté: ils aiment leurs parents et ne veulent pas en parler à l'extérieur pour ne pas les trahir», poursuit Corine Kibora.
L'absence de structure Cette situation s'accompagne souvent de troubles de l'attention et du sommeil, de problèmes scolaires, d'introversion, d'anxiété ou d'un déficit d'estime de soi. Car puisque le comportement parental fluctue, il n'existe aucune normalité et la vie de famille est dépourvue de structure journalière. «Ces enfants doivent assumer des tâches qui ne sont pas les leurs, comme s'occuper de leurs frères et soeurs», précise Corine Kibora.
Comment les aider?
Des groupes de parole Les recherches s'orientent désormais aussi sur les enfants et plus seulement sur les parents alcooliques. Des groupes de parole pour enfants sont ainsi en train de voir le jour ou de se renforcer dans les cantons d'Argovie, Fribourg, Berne, Valais et Vaud. Car le maître mot de l'action de l'ISPA est la communication. «Pour atteindre ces enfants touchés par l'alcoolisme de leurs parents, il est nécessaire de bénéficier de la coopération des professionnels des milieux scolaire, médical et thérapeutique tout comme de soutenir les parents concernés dans leurs tâches éducatives», complète Irene Abderhalden, responsable du secteur prévention de l'ISPA.
Briser le silence La première démarche est de faire connaître ces nouvelles offres et la seconde est d'aiguiller les personnes vers les adresses adéquates. Dans ces groupes de parole, les enfants pourront mutuellement parler de leurs expériences. Ce qui crée un cadre réconfortant. Car selon Corine Kibora, «le but principal est de briser le tabou de l'alcoolodépendance en milieu familial et le silence qui l'entoure. Ainsi, les parents concernés oseront faire le pas de demander de l'aide pour leurs enfants.»
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